vendredi 24 avril 2015

Incroyable : les homos se marient depuis 2 ans et la civilisation ne s'est pas effondrée.

Il y a deux ans jour pour jour + 1, la France légalisait le mariage homosexuel en dépit des vocifération réaco-catho-homophobes.
Christine Boutin aura eu beau brûler 42 millions de cierges, Civitas aura eu beau prier jour et nuit dans les rues, La Manif Pour Tous aura eu beau battre le pavé, François Hollande aura tenu son engagement.
On pourra, et c'est mon cas, regretter que cette loi n'ait pas été votée plus vite, plus tôt pendant le mandat car ces mois de débat sans fin auront libéré les paroles les plus moisies.

Mais la fin de la civilisation tant de fois annoncée n'aura pas eu lieu. 
Mieux: nous n'avons pas été envahis par des hordes d'homosexuels et de lesbiennes nous menaçant de nous pendre si nous ne nous convertissions pas à leurs mœurs débridées.
Mieux encore: tous les enfants qui grandissent depuis des années dans des familles homoparentales ne sont pas tous devenus des sodomites en puissance.

Nous sommes le 24 avril 2015, les homos peuvent se marier et la vie continue, n'en déplaise à Christine Boutin, Frigide Barjot et consorts qui - d'ailleurs on se demande où elles sont - ont plus ou moins disparu de la circulation, et c'est tant mieux.
Pourtant, depuis deux ans, Nicolas Sarkozy, ou encore Nathalie Kosciusko-Morizet, multiplient les déclarations démagos au sujet de cette loi, promettant de revenir dessus, de l'abroger, voire de démarier les 17 500 couples homosexuels qui se sont mariés depuis 2013.
Du grand n'importe quoi électoraliste qui n'a pour autre vocation  que de ratisser au plus large en vue 1) des primaires UMP, 2) des présidentielles de 2017.

Et enfin, cerise sur le gâteau, on apprend que désormais:
"l'association de financement du groupement politique La manif pour tous, dont le siège social est situé 115, rue de l'Abbé-Groult, 75015 Paris, est agréée en qualité d'association de financement du parti politique « La manif pour tous » pour exercer ses activités sur l'ensemble du territoire national (métropole et outre-mer)"
Dans la série "on lâche pas l'affaire", ils se posent là.
Mais ils ne serviront à rien, sinon à racler les fonds de tiroirs bidets.

Move on.

mardi 21 avril 2015

Hé Madmoizelle, j'peux t'aider ? T'es charmante !

Yo.
La grande classe dans le métro. 
Hier, lors de ma petite virée parisienne sous le soleil à l'occasion d'une visite du SIG (Service d'Information du Gouvernement), j'ai pris mon courage à deux mains, ou plutôt à deux béquilles, pour me traîner jusque rue de Constantine dans le 7ème arrondissement.
Oui, figure-toi que je suis équipées de deux cannes anglaises, comme dirait ma grand-mère, depuis 15 jours à cause d'une fichue fracture de fatigue du 2ème métatarse.
Je t'interdis de rire.

Mais qu'à cela ne tienne, je n'allais pas refuser une telle invitation. Me voilà donc partie et arnachée pour un périple d'une heure. La joie des transports en commun quand tu es en béquilles, c'est de voir les gens te laisser leur place assise, tant tu leur fais de la peine. Je ne vais pas te mentir, je ne suis pas tomber sur d'affreuses manifestations d'incivisme.

C'est plutôt le retour qui fut épique. A croire que j'avais rendez-vous avec le seul relou de la journée entre Bibliothèque François Mitterrand et Gare de Lyon. En dépit du fait que je me débrouille comme une cheffe (si on met de côté les 2-3 coups de béquilles que je distribue malgré moi dans mes diverses contorsions) et que j'avais mes écouteurs vissés aux oreilles, j'ai eu le droit à un échange que Sophie de Menthon pourrait qualifier de "plutôt sympa".
Lui - Hey Mad'moizelle, j'peux t'aider ?
Moi - Pardon ?, dit-elle en lâchant une béquille pour retirer un écouteur.
Lui - T'as b'soin d'aide Miss ?
Moi - On s'connaît ?
Lui - Nan mais si y a moyen, chui preneur hein, t'es charmante.
Moi - Merci, ça ira pour aujourd'hui.
Et le meilleur pour la fin :
Lui - Vas-y, fait pas ta pute, va crever avec ta jambe de bois !
Moi - Dégage, enculé !
Lui - Pouffiasse.
... Et les portes salvatrices du métro 14 se sont refermées sur cet échange poétique et revigorant, malgré la frustration de ne pas avoir eu le dernier mot.

Alors évidemment, point de sifflet ni de main au cul... Donc, de quoi me plains-je

Mais de rien. Sinon que j'ai essayé deux secondes d'imaginer la scène dans l'autre sens où, moi, j'aurais interpellé un beau gosse en béquilles pour lui demander si "y avait moyen". Ça n'a duré que deux secondes.

Et ensuite, j'ai pensé à Sophie de Menthon. et je me suis dit que j'étais vraiment une vieille réac qui n'a pas le sens de l'humour et qui ne sait pas saisir la courtoisie quand elle s'offre à moi sur un plateau d'argent.

J'ai lu le rapport du Haut Conseil à l'Egalité Femmes-Hommes qui affirme que 100% des femmes ont déjà été harcelées dans les transports. Et contrairement à Sophie de Menthon, je ne l'ai pas trouvé "sympa" mon boulet de la ligne 14. Mais alors pas du tout.

Sans doute mon côté réac.

Enfin, c'est à Sophia Aram que j'ai pensé. Ou plus exactement à son billet d'humeur hier sur France Inter:
"Dans le cadre d’une envie commune, se faire peloter les fesses c’est formidable. Mais dans la rue ou dans le métro, et sans aucune autre forme de procès, c’est une atteinte à son intégrité physique. Pour s’en rendre compte, il faut imaginer toutes les femmes se mettant à faire des chat-bites à tous les mecs qui leur plaisent dans la rue ou dans les transports en commun. Mais entendons-nous bien, l’idée n’est pas de tuer dans l’œuf toute tentative de drague ou de séduction, du moment que ça se passe dans une relation équilibrée, consentie et réciproque...mais certainement pas dans une relation inégalitaire dans laquelle un homme rabaisse une femme au niveau d’un clébard que l’on siffle pour lui demander de revenir aux pieds de son maître."



... Mais rien avoir non plus, me répondra Sophie de Menthon.

Et elle aura raison. Je n'ai été ni sifflée, ni pelotée, ni violée.

Épiphénomène de la vie ordinaire.

vendredi 3 avril 2015

La parité qui fait mâle

Chassez le naturel, il revient au galop...
... au 3ème tour des élections départementales.
Alors que la parité a été instaurée en redécoupant les cantons sans augmenter le nombre de conseillers et de conseillères, on aurait pu imaginer que les chances de voir une femme présider un Conseil départemental aurait été décuplées.
Que nenni.
Sur 101 assemblées départementales paritaires, seulement 10 sont présidées par des femmes.
En lisant cet article, les raisons invoquées à gauche comme à droite, pour tenter de justifier cette sous-représentation des femmes, sont à pleurer.
Vous comprenez ma brave dame, si vous n'êtes pas choisie, c'est parce que vous êtes nouvelle, on ne vous connaît. Par contre, si vous en étiez à votre 6ème mandat dans le temps et si vous cumuliez un peu plus, vous auriez eu plus de chances.
Mais au-delà de ces considérations dignes du comptoir du Café du Commerce, c'est la question des femmes en politique, d'une manière générale, qui se pose.

Pendant ces 3 mois de campagne, nombre de candidates titulaires (en gras, souligné et surligné en fluo) ont pu mesurer l'ampleur de ce que Sandrine Mazetier appelle à la "loi phallique".
  • Option n°1 : Bonjour Madame, vous êtes le binôme de Monsieur ?
La perle rare.
  • Option n°2 : Bonjour Madame, vous êtes la secrétaire de campagne de Monsieur ?
Raté. Essaie encore une fois.
  • Option n°3 : Bonjour Mademoiselle, vous êtes la remplaçante de Monsieur ?
Et paf ! En plein dans le mille, le doublé-gagnant, le "Mademoiselle la remplaçante", la célibataire qui suit Monsieur, épaule Monsieur, assiste Monsieur jusqu'à l'élection, jusqu'à la victoire de Monsieur.

On ne s'épanchera pas sur la (non-)féminisation des termes "conseillers départementaux" et on ne comptera pas non plus les documents de campagne où les candidates et les remplaçantes se retrouvent soudainement privées de genre grammatical féminin, y compris sous leur trombine sur les affiches officielles. 100% vu.

On essaiera d'oublier très vite les speeches de campagne où Madame est présentée comme "Mademoiselle" quand elle n'est pas qualifiée d'"homme de terrain". 100% vécu.

Après ces 3 mois de campagne et ses formules malheureuses arrive le Grand Soir, celui du 1er tour avec annonce solennelle des résultats, la cerise sur le gâteau, le pompon, la timbale... quand Madame (re)devient Monsieur au micro du Président du bureau de vote. 100% entendu.

Et enfin, le lendemain, avec la gueule de bois qui va bien, après consultation des résultats sur le site de la ville où la brave dame a changé de sexe est est (re)devenue Monsieur. 100% lu.

L'absence totale (ou quasi totale) de femmes présidentes de Conseil Départementaux est donc à l'image de notre société, de la politique et du machisme ambiant. Quant aux vices-présidences, on peut aussi en parler... Ici en Essonne, les portefeuilles du social, de la famille, de la santé ou de l'éducation ont atterri comme par miracle dans les poches des femmes. L'économie, les finances, le numérique et les nouvelles technologies ont été soigneusement ordonnées dans les baise-en-ville de ces messieurs.

Et dans l'Essonne, les baise-en-ville sont souvent bien remplis.

La petite goutte de chantilly délicatement déposée sur la cerise sur le gâteau sur la table du Département revient à Jean-Pierre Bechter, nommé vice-président en charge des finances. Pas de doute que si elles sont gérées comme à Corbeil-Essonnes, on sera bien, tranquilles, pépères... et mémères.

Et en digestif, en pousse-café, on aura droit à un Georges Tron, fraîchement élu, fraîchement démissionnaire de l'UMP-91, fraîchement évincé de la Présidence de l'Essonne, et tout aussi fraîchement re-re-renvoyé aux assises pour viols.

M'est avis qu'on n'a pas fini de se marrer avec la parité (et la morale) en politique.

Allez, sans rancune et bonne bourre. 


mardi 31 mars 2015

On est en 2015 et les homosexuels n'ont toujours pas le droit de donner leur sang

Don du sang homosexuels
Je viens d'apprendre que le le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) maintient l'interdiction du don du sang par les homosexuels.
J'ai beau lire et relire le topo, je ne comprends pas. Je ne comprends pas qu'en 2015, sur mon compte Facebook, je puisse tomber sur ce genre de post :
"Etablissement Français du Sang (Officiel) lance cette semaine un appel aux dons car les réserves sont faibles et il y a urgence. Je suis en bonne santé, mes analyses de sang sont bonnes et il se trouve que je suis donneur universel (groupe O). Mais je rappelle ceci à ceux qui ne le savent pas : en France, les gens comme moi ne peuvent pas donner leur sang. L'arrêté du 12 janvier 2009 l'interdit formellement, puisqu'il me considère comme une personne à "risques pour le receveur", parce que je suis homosexuel."
Dans l'article du Monde (ici), on nous dit à la fois que "Le nombre de personnes contaminées par le VIH est 65 fois plus élevé parmi les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes que parmi les hétérosexuels." Et quelques lignes plus loin, on peut lire "Tout le sang donné est testé, mais le virus reste indétectable pendant douze jours, c’est ce que l’on appelle 'la fenêtre silencieuse'".

Et donc ? Quel est le problème? ? Quand bien même un hétéro ou un homo ne saurait pas qu'il est contaminé, si son sang est contrôlé 12 jours après le don, quelle est la justification logique à cette interdiction?

Sur 2,5 millions de dons de sang, un seul est contaminé. Cette minuscule proportion suffit donc à exclure les homosexuels du droit de donner son sang. On entend trop souvent dire qu'on manque de donneurs, mais on restreint le panel de donneurs potentiels en se basant sur leur seule orientation sexuelle.

J'apprends dans le même article que :
"Sur ce sujet, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) se prononcera le 29 avril sur la question préjudicielle posée par Geoffrey Léger. Le jeune homme a attaqué l’Etablissement français du sang, celui-ci ayant refusé son don de sang au motif qu’il est gay. Le tribunal administratif de Strasbourg a été saisi avant de surseoir à statuer. En juillet 2014, l’avocat général de la CJUE, Paolo Mengozzi, a estimé que le fait qu’un homme ait eu une relation sexuelle avec un autre homme ne suffit pas à justifier son exclusion permanente du don de sang.
J'attends avec impatience le verdict de la CJUE. Mais j'attends également de Marisol Touraine un peu de fermeté et de justice. On est en 2015 et il y a 33 ans, François Mitterrand dépénalisait l'homosexualité. On est en 2015 et il y a 15 ans, l'OMS retirait l'homosexualité de la liste des maladies mentales.

Tout ceci me laisse sans voix.

Didier Goux va être content. Lui qui s'inquiétait de mon absence blogosphérique, il va être servi pour mon retour.

mardi 24 mars 2015

Contre la candidature de Georges Tron à la Présidence du Conseil Départemental de l'Essonne

Parce que je suis Essonnienne, que j'aime mon Département et que je défends la politique quand elle est morale, éthique, et qu'elle répond aux valeurs républicaines qui me sont chères, je serai présente demain matin en gare de Juvisy-Draveil (dès 7h) aux côtés de nos candidats Jean-Marc Pasquet et Rachida Ferhat pour dire non à l'indécente candidature de Georges Tron à la Présidence du Conseil Départemental de l'Essonne.
  • Oui, Georges Tron est présumé innocent.
  • Non, son procès aux Assises pour viols n'a pas encore eu lieu.
Mais la décence aurait voulu qu'il se retire de la vie publique jusqu'à son procès.
La décence aurait voulu qu'il se fasse discret.


Voilà pourquoi je suis contre la candidature de Georges Tron.

Pour que triomphe la morale dans ce département qu'une certaine droite a tant abîmé par le passé, je m'oppose de toutes mes forces à l'indécente candidature de Georges Tron.

lundi 16 mars 2015

Départementales en Essonne : la saga grotesque de la droite

A 6 jours du 1er tour des élections départementales, je suis atterrée par les arguments de celles et ceux qui soutiennent la droite essonnienne.
Ici, en Essonne, "on" nous accuse de faire campagne contre Georges Tron.
C'est faux.
On ne fait pas campagne contre lui, on fait campagne pour Jérôme Guedj, pour son bilan, pour notre projet, pour nos idées... et contre Georges Tron.

Georges Tron, patron de l'UMP dans l'Essonne, renvoyé aux assises pour viols - excusez du peu - est soutenu ce soir à Palaiseau par Nicolas Sarkozy, celui-là même qui l'a limogé du Gouvernement dès qu'il a été mis en examen pour une sordide affaire de fétichisme podologique.

http://www.liberation.fr/politiques/2015/03/15/l-essonne-sur-la-voie-de-droite-pour-les-departementales_1221296Une bonne partie de la droite essonnienne est soit moisie, soit amnésique, soit carrément schizo.

Grâce à des manœuvres politiciennes teintées d'opportunisme, le MoDem et l'UDI se sont alliés avec l'UMP et se retrouvent ainsi à soutenir Georges Tron.
Dans la team Tron, on retrouve Jacques Lebigre, n°2 de l'UMP en Essonne et ex-bras droit de Serge Dassault, celui-là même qui est mis en examen pour achats de votes avec son compère Jean-Pierre Bechter, tous deux candidats dans le canton de Corbeil et se pavanant fièrement ce week-end en compagnie de Valérie Pécresse.

Dans l'autre droite, la souverainiste opportuniste, on retrouve François Durovray, Maire de Montgeron et Conseiller Régional UMP, soutenu par Nicolas Dupont-Aignan, Maire de Yerres DLF. Donc Nicolas Dupont-Aignan soutient un candidat UMP à la Présidence du Conseil Départemental, qui n'est pas soutenu par son parti puisque l'UMP soutient Georges Tron, soupçonné de viols. 

Tu suis hein ?

En marge de toute cette grotesque saga, on a Xavier Dugoin (lui aussi candidat à la Présidence du Conseil Départemental), condamné à de la prison prison pour « abus de confiance, détournement de fonds publics, falsification de documents administratifs et prise illégale d’intérêts » lorsqu'il était Président de l'Essonne dans les années 90. Officiellement UDI, mais soutenu par personne, il fait campagne droit dans ses bottes en trimbalant ses casseroles derrière lui.

Je passe sur les envolées lyriques et racistes du Front National à Dourdan, de certains élus de droite à Juvisy et de l'absence totale de campagne locale des candidats FN qui produisent le même tract dans tous les cantons de France et de Navarre.

Et après, les gens nous demandent pourquoi il faut voter à gauche en Essonne dès le 22 mars ?





























Et bien simplement parce que le bilan du CG sortant est bon, que notre programme est réaliste et sans démagogie, et qu'aucun des candidats de la gauche rassemblée n'est mouillé de près ou de loin dans des affaires judiciaires.

dimanche 8 mars 2015

Faire de la parité une norme, une obligation #8mars

Comme je suis joueuse et un peu féministe, j'ai répondu à l'appel lancé par le Gouvernement pour déposer une contribution sur le site Égalité femme / hommes, vous avez la parole.
Elle a été en partie reprise et vous m'en voyez ravie:
[...]Pour @Elooooody, ces avancées doivent être concrétisées dans la loi, “faire de la parité une norme, une obligation dans toutes les instances en politique, dans les médias, dans les entreprises, dans l'enseignement".

La représentation des femmes, notamment dans les médias, est au cœur des témoignages. [...] Élodie poursuit et appelle à "la vigilance de toutes et de tous vis-à-vis des médias, des campagnes de publicité qui réduisent les femmes et les hommes à l'état d'objet sexuel”. 

 
[...] "Au-delà des grands dossiers et des grands chantiers connus de (presque) tous-tes (violences faites aux femmes, inégalités professionnelles persistantes...), c'est au quotidien que le sexisme ordinaire se manifeste".

[...] Malgré la circulaire de 2012 supprimant l’emploi administratif du terme "mademoiselle", nombreuses sont celles qui s’insurgent contre le sexisme dont elles sont victimes, parfois sous couvert d’humour "c’est tous les jours que des blagues sexistes sont faites, l’air de rien".
 
[...] Enfin, qu’il s’agisse des grandes mesures ou des gestions du quotidien, un principe doit être rappelé : il faut "cesser de croire que la lutte contre les inégalités femmes / hommes ne sera bénéfique qu'aux seules femmes. Elle sera bénéfique à toutes et à tous : femmes, hommes et transgenres".
Pendant ce temps-là, à Brunoy, une des deux villes (dirigée par l'UMP) du canton dans lequel je suis candidate pour les départementales, à l'occasion de la Journée Internationale des Droits des Femmes, on organisait ça :

  • Coaching en image,
  • réussir son maquillage,
  • apprendre à se coiffer pour être encore plus beeeeelllle,
  • apprendre à écrire,
  • danser...
Le tout clôturé par un défilé de mode youpla boum, la boucle est bouclée. 
 
Vive la Journée Internationale des Droits des Femmes à Brunoy!

Sans oublier de s'habiller en Wonder Woman, super power.

Sinon, à Yerres, la seule manifestation sur le sujet était organisée par la Ligue des Droits de l'Homme. Elle portait sur Olympe de Gouges et présentait l'exposition "Femme, réveille-toi", constituée de 17 panneaux présentant des portraits de femmes: Simone Veil, Marie Curie, Malala, Germaine Tillion, Louis Michel, Leymah Gbowee ... etc.
 
C'était autre chose que Wonder Woman apprenant à se maquiller ou à se coiffer.

Sans surprise, aucun élu n'était présent, même pas la Conseillère Municipale en charge du droit des femmes... C'est balot.

Bref, pour les belles paroles, tout le monde est sur le pont.
Pour les actions concrètes, faudra repasser.

La journée internationale des Droits des Femmes pour les nuls

Petit aperçu des problématiques abordées samedi à Yerres avec la Ligue des Droits de l'Homme: