jeudi 25 août 2016

Burkini - La saga de l'été n'a que trop duré

Saperlipopette, on a passé un été de ouf avec cette nouvelle saga, on s'est pas foutu de nous !
Après Les Yeux d'Hélène, la Rivière Espérance, le Château des Oliviers...
Now, ladies and gentlemen, Le Burkini!

Pour être honnête, je n'ai pas la moindre idée du nombre de femmes qui portent le burkini, l'assument et s'affichent ainsi accoutrées sur les plages de France deux mois par an. 30 ? 250 ? 10 000 ?
Admettons, allez, soyons fous... Partons sur 30 000, juste pour faire genre. (Bah oui hein... Je ne vais pas rédiger tout un billet uniquement sur une poignée de femmes.)

J'avoue qu'en pleine torpeur estivale et ramollissement du cerveau, je ne me suis forgée mon opinion personnelle qu'en copiant-collant celles de Caroline Fourest et de Sophia Aram. Bah quoi? Pourquoi se torturer la cervelle quand quelqu'un le fait pour toi et bien mieux?

Morceaux choisis:
"Interdire le burkini à la plage, alors que d'autres s'y baignent habillés, n'est pas très cohérent, ni très efficace. Comme pour le voile à l'université, ceux qui croient pouvoir faire reculer la mode intégriste en l'interdisant partout se trompent. Ils obtiendront l'effet contraire à celui recherché : faciliter la propagande victimaire et donc la mode du burkini chez les plus jeunes ou les plus influençables."
"Edwy Plenel a battu tous les records d'indécence en publiant sur Mediapart un article sur le Burkini intitulé "un vêtement comme les autres", et en tweetant une photos de nageuses en costume de petits baigneurs datant de la Belle époque, il y a plus d'un siècle, avec cette légende : "Bains de mer habillés en France (sans musulmanes). Liberté des corps = liberté des vêtures." Ce qui revient à mettre un mouchoir sur un siècle de libération, Mai 68 et le MLF compris, pour défendre la réaction... Car il s'est passé un micro-détail depuis le début du vingtième siècle : la libération des femmes et des corps justement. Soutenir le fait de couvrir les corps des femmes comme s'il s'agissait d'une "liberté" et non d'un retour en arrière témoigne d'un esprit profondément réactionnaire, qu'aucun progressiste ne peut soutenir sans trahir son profond machisme orientaliste."
Autrement dit, sanctionner à tout va n'a aucun sens, mais laisser faire dans l'indifférence générale, c'est tolérer qu'une religion bride les femmes, et les entrave dans leurs libertés fondamentales. Une fois que tu as dit ça, tu n'as rien dit en fait.

Et c'est bien tout l'enjeu de ce débat stérile qui fait de la France la risée des tabloïds étrangers. Se fait-on à ce point chier en France pour qu'on soit obligés d'être mono-thématiques matin, midi et soir en direct live et en dolby surround ?

Oui ce vêtement me dérange.

Oui celles que je n'ai aucun scrupule à appeler des "corbeaux" parce qu'elles sont voilées de la tête aux pieds, des orteils aux ongles des mains, me dérangent.
Elles me dérangent parce que je les plains, parce qu'elles me renvoient une image de femmes contraintes, emprisonnées dans une pratique religieuse extrême, écrite par des hommes, pour les hommes et encadrée par eux.
Elles me dérangent parce que je suis féministe et que j'aimerais que toutes les femmes puissent disposer de leur corps comme elle l'entendent, sans dogme ni police des mœurs. 

Mais en bonne féministe qui se respecte, il semblerait que je sois sensée endosser mon justaucorps de justicière afin de condamner publiquement cet accoutrement d'un autre temps. Il semblerait que la charte de la parfaite féministe m'oblige à brandir l'étendard de la liberté contre l'obscurantisme.

Et bien non. Me voilà le cul entre deux chaises. Et une fois que tu as dit ça, tu n'as rien dit en fait.

Je suis triste et fatiguée de ces débats qui déroulent des boulevards aux responsables politiques les plus extrêmes dont la pensée rance gangrène chaque jour davantage l'opinion publique.

Je suis fatiguée que nos responsables politiques jouent au qui mieux mieux de la petite phrase à l'emporte-pièce autour d'un épiphénomène qui renvoie à une idéologie bien moins épiphénoménale. 

Combattons la cause plutôt que la conséquence. 

Et ce n'est pas parce que nous sommes en pleine canicule qu'il faut brasser de l'air avec tout et n'importe quoi n'importe comment.

Et puis, puisque Christian Estrosi semble être entré en croisade contre le burkini indécent porté par une seule femme sur "sa" plage de Nice au milieu de milliers de gens dénudés en train de se faire dorer la pilule, j'invite solennellement tous les maires zélés et vent-debout contre l'indécence à condamner et verbaliser avec autant de zèle tous les mecs torse nu qui déambulent nonchalamment en ville

Oui oui. En ville. Vous m'avez bien lue.

Et si le burkini figure dans la prochaine édition des dictionnaires de langue française, et bien on aura tout gagné.

jeudi 28 juillet 2016

Hommage au père Jacques Hamel: la messe est dite

La mort du père Jacques Hamel est évidemment lourde, très lourde, de symbole : la messe, la province, une petite ville, des fidèles… Il faudrait être aveugle et sourd pour ne pas voir ni entendre que, cette fois-ci, Daesh a clairement visé une communauté religieuse.

Il faudrait aussi être aveugle et sourd pour ne pas voir ni entendre que tous les attentats qui secouent la France et le reste du monde visent aussi – et souvent – des musulmans qui, à double titre, sont les premières victimes des attentats terroristes.

Hier, j’ai voulu entrer dans une église. Je ne suis ni croyante, ni baptisée, je suis une impie totalement athée. Mais hier, j’ai voulu entrer dans une église. J’aime les églises, le calme qui y règne, l’ambiance, l’invitation au recueillement et à l’oubli de l’agitation extérieure. Il y en a une juste en face de mon bureau – 15 mètres à pied grand max. Et puis j’ai renoncé. Peur de ne pas être à ma place, peur de me sentir seule. Bref, j’ai renoncé. 

Hier, Monseigneur André Vingt-Trois a célébré la messe d’hommage au père Jacques Hamel en la Cathédrale Notre-Dame de Paris. Normal. Logique. Et nécessaire bien évidemment. 

Mais à l’heure où nous sommes nombreux à appeler de nos vœux l’union nationale face au défi que nous lance l’islamisme radical de Daesh, il serait de bon ton que toutes les communautés religieuses fassent de même, dans un souci d’apaisement, à minima.

Si l’homélie de Monseigneur Vingt-Trois était globalement apaisante, sa conclusion m’a profondément attristée : 

"Silence des élites devant les déviances des mœurs et légalisation des déviances." 
Etait-il vraiment nécessaire et opportun de remettre sur le tapis ce qu’il n’a eu de cesse de combattre pendant toute l’année 2013, à l’heure des débats sur le mariage – civil – pour tous ? Etait-il vraiment nécessaire de montrer du doigt et de dénoncer une fois de plus ce qu’il appelle des « déviances » alors que le Pape lui-même s’est inscrit dans unedémarche de tolérance et d’ouverture vis-à-vis des homosexuels au sein de l’Eglise ? Pourquoi gâcher son homélie par ses propres obsessions ? Comment a-t-il pu oser faire, entre autres, du mariage pour tous, une responsabilité collective qui semblerait justifier l’injustifiable ? Garde-t-il à l’esprit le sort que Daesh réserve aux homosexuels ? 

Quelle tristesse… 

Et dans le même temps, on assiste, comme en 2014,impuissants, à un appel aux musulmans de France à se désolidariser des actes terroristes. On demande aux musulmans de condamner le terrorisme. « Not in my name » comme on disait alors en 2014. Mais pourquoi ? Pourquoi, alors que l’écrasante majorité des musulmans ne sont pas de ce bois-là, devraient-ils prendre la parole, manifester et descendre dans la rue pour crier haut et fort ce que tout le monde sait déjà ? 

Demande-t-on publiquement à la communauté catholique de se désolidariser des propos haineux et homophobes que Monseigneur Vingt-Trois n’a eu de cesse de tenir en 2012 et 2013 et qu’il a subrepticement remis sur le devant de la scène hier ? 

Quelle tristesse que ce besoin systématique de désigner telle ou telle communauté pour qu’elle prenne la parole à l’instant T, histoire de « rassurer » « les gens » sur ce qu’elle est intrinsèquement. 

Amis, politiques, religieux, pratiquants ou non, continuez comme ça, montez-nous les uns contre les autres, accusez à tout va, dénoncez-vous les uns les autres, et Daesh sabrera le champagne dans moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire. 

Enfin, suis-je sensée aller voir ma camarade musulmane, voilée ou non, pour exiger d’elle qu’elle condamne publiquement les actes de barbarie de Daesh ? 

Je pose la question.

mercredi 27 juillet 2016

Ne pas céder à la peur et à la désunion. Jamais.

Depuis janvier 2015, plus rien n’est comme avant. De Charlie à Saint-Etienne-du-Rouvray, le terrorisme islamiste fait partie de notre quotidien, qu’on le veuille ou non.

Hier, c’est une église qui a été prise pour cible. Un vieux prêtre unanimement apprécié par ses fidèles et les habitants de Saint-Etienne-du-Rouvray. Un vieux prêtre dont le seul crime aura été celui d’être catholique.

Depuis janvier 2015, c’est toute notre culture, notre histoire et notre mode de vie qui sont attaqués : la liberté d’expression, la fête, l’apéro, le 14 juillet, le tourisme, la religion. Tout y passe.

Depuis janvier 2015, la dignité et la décence ont elles aussi trépassé. Qu’elle est loin la Marseillaise chantée d’une seule voix par tous nos députés à l’Assemblée ! Comme Daesh doit se réjouir de nous entendre et de nous voir nous déchirer autour de nos symboles, autour de déclarations toutes plus lamentables les unes que les autres, autour de sordides récupérations politiciennes qui n’ont finalement pour seule vocation que celle de nous diviser, nous désunir et nous monter les uns contre les autres.

La famille Le Pen dénonce l’inaction du Gouvernement qui est pourtant sur le pont depuis des mois. Elle dénonce le fait que rien ne soit fait pour lutter contre le terrorisme, sous-entendu pour lutter contre l’immigration, et l’islam dans son ensemble qui produit bien malgré lui des islamistes radicaux dégénérés qui n’ont rien de musulmans et dont le cerveau a été lessivé par une idéologie rance et moyenâgeuse. La famille Le Pen se garde bien de dire que parmi tous ces fous d’un Dieu dont eux seuls se revendiquent, la plupart sont français, normands, bretons, de Vesoul ou d’ailleurs. Marion Maréchal Le Pen a même eu l’outrecuidance ce matin sur iTélé d’affirmer à qui voulait l’entendre que si le FN avait été au pouvoir, il aurait été capable d’éviter nombre de ces tueries… Murmurant néanmoins timidement que le risque zéro n’existe pas.

Nicolas Sarkozy s’est vanté hier d’interrompre ses vacances pour sauter sur le premier micro venu et tacler le Gouvernement en lui reprochant de ne pas avoir mis en œuvre une seule des mesures proposées par « Les Républicains », qui n’ont plus désormais de « républicain » que le nom. Cet amnésique du pouvoir qui a réduit à peau de chagrin nos forces militaires et policières, que le Gouvernement n’a de cesse de rétablir en recréant des postes, en mettant en place la réserve citoyenne, et en tentant d’effacer des mémoires et du terrain le saccage minutieux opéré entre 2007 et 2012 par l’ancienne majorité. Nicolas Sarkozy, celui-là même qui réclamait en novembre dernier l’assignation à résidence avec bracelet électronique de tous les « fichés S »… Pas de bol, Adel Kermiche, le terroriste de Saint-Etienne-du-Rouvray était précisément fiché S, assigné à résidence avec un bracelet électronique.

Alors non, le risque zéro n’existe pas. Et oui, je préfère un Gouvernement qui l’affirme clairement plutôt que des donneurs de leçons addicts aux plateaux télé qui n’ont que les élections présidentielles de 2017 dans leur viseur.

Non, le risque zéro n’existe pas. Le terrorisme peu frapper n’importe où, n’importe qui, n’importe quand et ce, quel que soit le terroriste : qu’il s’agisse d’un « loup solitaire », d’une association minutieusement organisée, de Français d’origine étrangère ou non, de djihadistes de retour de Syrie ou pas. 

Quel que soit le nombre de victimes, quelle que soit la cible, quel que soit le symbole, nous ne sommes pas visés à l’aveugle. Nous sommes visés pour ce que nous sommes : un pays libre, multiculturel, autrement dit « infidèle » et « dépravé » pour cette nébuleuse qu’on appelle l’EI. Nous ne sommes pas non plus visés parce que la France aurait rejoint la coalition qui lutte contre l’EI sur place en Syrie ou en Irak – n’en déplaise à une certaine gauche très à gauche. Car la France n’a rejoint la coalition qu’après avoir été attaquée sur son sol. 

Ce que veut Daesh, c’est nous monter les uns contre les autres. 

Ce que veut Daesh, c’est l’amalgame. C’est que nous, pauvres ignares, nous mettions dans le même sac les musulmans paisibles et pacifiques, autrement dit la grande majorité d’entre eux, et ceux dont le cerveau a été liquéfié par l’idéologie violente et radicale de l’EI.

Ce que veut Daesh, c’est anéantir la coexistence pacifique entre toutes les religions qui participent de l’identité de la France. 

Ce que veut Daesh, c’est que nous sombrions du côté obscur de la division, que nous renvoyions à la face du monde l’image d’un pays en guerre contre une religion.

Ce que veut Daesh, une certaine droite est en train de lui servir sur un plateau d’argent.

Oui il y a des failles et des défaillances. Mais non, jamais nous ne pourrons placer un policier ou un militaire devant chaque lieu de culte, devant chaque salle de spectacle, devant chaque école. Alors, on fait quoi ? On ne sort plus de chez nous ? On renonce à ce qui fait la France, la liberté ?

Oui on peut et on doit réfléchir ensemble, dans une même direction, vers un même objectif mais on ne peut pas laisser une certaine droite dire ou faire n’importe quoi en affirmant haut et fort qu’elle aurait mieux fait si elle avait été pouvoir, que nous aurions été davantage en sécurité si elle avait remporté les élections présidentielles de 2012. 

Laisser cette droite-là se pavaner dans la surenchère électoraliste et profiter d’un contexte tragique, c’est ouvrir un boulevard à la division entre nous, nos voisins, nos amis, nos collègues, nos proches… nos concitoyens.

Nous ne pouvons nous résoudre à une telle fatalité. Nous sommes libres et nous le resterons. La France doit rester ce qu’elle est: un pays libre dans lequel toutes les religions, l’athéisme et agnosticisme peuvent coexister.

lundi 25 juillet 2016

Nice. J+11: pitoyables agitations de caniveau

10 jours après l'attentat de Nice, la polémique va bon train.

De Christian Estrosi, maire 1er adjoint au Maire de Nice, ville la plus vidéo-surveillée de France, qui se vantait en janvier 2015 :
"Avec 999 caméras, et une caméra pour 343 habitants [alors qu'] à Paris, il y en a 1 pour 1532, je suis à peu près convaincu que si Paris avait été équipée du même réseau que le nôtre, les frères Kouachi n'auraient passé 3 carrefours sans être neutralisés et interpellés".
... à Sandra Bertin, responsable de cette même vidéo-surveillance dans cette même ville, qui affirme avoir subi des pressions du Ministère de l'Intérieur :
"J’ai été harcelée pendant une heure, on m’a ordonné de taper des positions spécifiques de la police nationale que je n’ai pas vues à l’écran".
On assiste à une surenchère pitoyable relevant davantage d'agitations de caniveau que d'un souci avéré de faire la lumière sur les failles et défaillances du 14 juillet.

Entre temps, on a appris pêle-mêle que Christian Estrosi n'avait participé à aucune réunion de préparation du 14 juillet dans sa ville, on a lancé un avis de recherche pour retrouver le maire de Nice, on a appris que le terroriste avait fait une bonne dizaine de repérages avec son 19 tonnes les jours précédents son attentat, et on a découvert une policière municipale, pas si neutre que ça qui semble avoir égaré en chemin cette sombre notion de "devoir de réserve".

Même François Molins, d'habitude si placide, a été obligé de rappeler à tout le monde que "c'est sous sa seule autorité et dans le cadre de l'enquête judiciaire que des policiers enquêteurs ont été dépêchés au CSU (Centre de Supervision Urbain) de Nice le 15 juillet".

Note à nos petits camarades de droite: depuis 2012, la justice est bien plus indépendante que sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Pas d'bol.

Du coup - acte 2 - puisque Sandra Berttin semble se mélanger quelque peu les pinceaux entre ses différents interlocuteurs et qu'il est clairement avéré que ce n'est pas à un membre du Cabinet du Ministre de l'Intérieur qu'elle a eu affaire, Bernard Cazeneuve porte plainte pour diffamation. C'est normal et c'est un minimum.

Ces accusations en vrac pilotées à distance par Christian Estrosi et dénuées de tout sens critique, et les polémiques qui vont avec, sont à vomir.

Acte 3, le Syndicat de Défense des Policiers Municipaux sort de sa réserve rappelle la responsabilité de la mairie en matière de sécurité:
"Bien évidemment, nous assistons aujourd'hui à une guerre de communication entre la Ville de Nice et le Ministère de l'Intérieur. Compte tenu de l'insécurité ambiante, du terrorisme, et de l'impopularité du Gouvernement, il est très facile de se placer derrière la communication de la Ville de Nice, pour accabler le Gouvernement, et faire oublier que le maire est aussi responsable de la sécurité sur sa commune". (source)
Même combat pour l'intersyndicale de la police municipale de Nice qui se désolidarise en bloc de l'initiative de Sandra Bertin qui, plutôt que de saisir la justice, a préféré se répandre dans le JDD:
"Les autres représentants de l’intersyndicale de la police municipale niçoise qui s’est formée au lendemain de l’attentat ont refusé de cautionner cette démarche qu’ils qualifient de "personnelle". Même s’ils se refusent de "dénigrer une fonctionnaire irréprochable". En revanche ils n’hésitent à stigmatiser ceux qui entretiennent des polémiques qu’ils qualifient de "nauséabondes". Quitte à égratigner leur propre hiérarchie, à savoir les élus municipaux niçois, ils l’affirment: "Policiers municipaux et nationaux ont réagi en professionnels" et même s’ils avaient été "deux ou trois fois plus nombreux" ça n’aurait sans doute "rien changé". Car pour eux il n’y a "qu’un seul responsable: le terroriste." (source)
Entre temps, Sandra Bertin a fermé ses comptes Twitter et Facebook sur lesquels on pouvait apprécier en long, en large, en travers et dans le désordre, son admiration pour Christian Estrosi, son aversion pour Najat Vallaud-Belkacem et sa passion pour la théorie du complot en matière de lutte contre le terrorisme.

Non, vraiment, Christian Estrosi et son fan club touchent le fond... Et même au-delà.