mardi 31 mars 2015

On est en 2015 et les homosexuels n'ont toujours pas le droit de donner leur sang

Don du sang homosexuels
Je viens d'apprendre que le le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) maintient l'interdiction du don du sang par les homosexuels.
J'ai beau lire et relire le topo, je ne comprends pas. Je ne comprends pas qu'en 2015, sur mon compte Facebook, je puisse tomber sur ce genre de post :
"Etablissement Français du Sang (Officiel) lance cette semaine un appel aux dons car les réserves sont faibles et il y a urgence. Je suis en bonne santé, mes analyses de sang sont bonnes et il se trouve que je suis donneur universel (groupe O). Mais je rappelle ceci à ceux qui ne le savent pas : en France, les gens comme moi ne peuvent pas donner leur sang. L'arrêté du 12 janvier 2009 l'interdit formellement, puisqu'il me considère comme une personne à "risques pour le receveur", parce que je suis homosexuel."
Dans l'article du Monde (ici), on nous dit à la fois que "Le nombre de personnes contaminées par le VIH est 65 fois plus élevé parmi les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes que parmi les hétérosexuels." Et quelques lignes plus loin, on peut lire "Tout le sang donné est testé, mais le virus reste indétectable pendant douze jours, c’est ce que l’on appelle 'la fenêtre silencieuse'".

Et donc ? Quel est le problème? ? Quand bien même un hétéro ou un homo ne saurait pas qu'il est contaminé, si son sang est contrôlé 12 jours après le don, quelle est la justification logique à cette interdiction?

Sur 2,5 millions de dons de sang, un seul est contaminé. Cette minuscule proportion suffit donc à exclure les homosexuels du droit de donner son sang. On entend trop souvent dire qu'on manque de donneurs, mais on restreint le panel de donneurs potentiels en se basant sur leur seule orientation sexuelle.

J'apprends dans le même article que :
"Sur ce sujet, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) se prononcera le 29 avril sur la question préjudicielle posée par Geoffrey Léger. Le jeune homme a attaqué l’Etablissement français du sang, celui-ci ayant refusé son don de sang au motif qu’il est gay. Le tribunal administratif de Strasbourg a été saisi avant de surseoir à statuer. En juillet 2014, l’avocat général de la CJUE, Paolo Mengozzi, a estimé que le fait qu’un homme ait eu une relation sexuelle avec un autre homme ne suffit pas à justifier son exclusion permanente du don de sang.
J'attends avec impatience le verdict de la CJUE. Mais j'attends également de Marisol Touraine un peu de fermeté et de justice. On est en 2015 et il y a 33 ans, François Mitterrand dépénalisait l'homosexualité. On est en 2015 et il y a 15 ans, l'OMS retirait l'homosexualité de la liste des maladies mentales.

Tout ceci me laisse sans voix.

Didier Goux va être content. Lui qui s'inquiétait de mon absence blogosphérique, il va être servi pour mon retour.

mardi 24 mars 2015

Contre la candidature de Georges Tron à la Présidence du Conseil Départemental de l'Essonne

Parce que je suis Essonnienne, que j'aime mon Département et que je défends la politique quand elle est morale, éthique, et qu'elle répond aux valeurs républicaines qui me sont chères, je serai présente demain matin en gare de Juvisy-Draveil (dès 7h) aux côtés de nos candidats Jean-Marc Pasquet et Rachida Ferhat pour dire non à l'indécente candidature de Georges Tron à la Présidence du Conseil Départemental de l'Essonne.
  • Oui, Georges Tron est présumé innocent.
  • Non, son procès aux Assises pour viols n'a pas encore eu lieu.
Mais la décence aurait voulu qu'il se retire de la vie publique jusqu'à son procès.
La décence aurait voulu qu'il se fasse discret.


Voilà pourquoi je suis contre la candidature de Georges Tron.

Pour que triomphe la morale dans ce département qu'une certaine droite a tant abîmé par le passé, je m'oppose de toutes mes forces à l'indécente candidature de Georges Tron.

lundi 16 mars 2015

Départementales en Essonne : la saga grotesque de la droite

A 6 jours du 1er tour des élections départementales, je suis atterrée par les arguments de celles et ceux qui soutiennent la droite essonnienne.
Ici, en Essonne, "on" nous accuse de faire campagne contre Georges Tron.
C'est faux.
On ne fait pas campagne contre lui, on fait campagne pour Jérôme Guedj, pour son bilan, pour notre projet, pour nos idées... et contre Georges Tron.

Georges Tron, patron de l'UMP dans l'Essonne, renvoyé aux assises pour viols - excusez du peu - est soutenu ce soir à Palaiseau par Nicolas Sarkozy, celui-là même qui l'a limogé du Gouvernement dès qu'il a été mis en examen pour une sordide affaire de fétichisme podologique.

http://www.liberation.fr/politiques/2015/03/15/l-essonne-sur-la-voie-de-droite-pour-les-departementales_1221296Une bonne partie de la droite essonnienne est soit moisie, soit amnésique, soit carrément schizo.

Grâce à des manœuvres politiciennes teintées d'opportunisme, le MoDem et l'UDI se sont alliés avec l'UMP et se retrouvent ainsi à soutenir Georges Tron.
Dans la team Tron, on retrouve Jacques Lebigre, n°2 de l'UMP en Essonne et ex-bras droit de Serge Dassault, celui-là même qui est mis en examen pour achats de votes avec son compère Jean-Pierre Bechter, tous deux candidats dans le canton de Corbeil et se pavanant fièrement ce week-end en compagnie de Valérie Pécresse.

Dans l'autre droite, la souverainiste opportuniste, on retrouve François Durovray, Maire de Montgeron et Conseiller Régional UMP, soutenu par Nicolas Dupont-Aignan, Maire de Yerres DLF. Donc Nicolas Dupont-Aignan soutient un candidat UMP à la Présidence du Conseil Départemental, qui n'est pas soutenu par son parti puisque l'UMP soutient Georges Tron, soupçonné de viols. 

Tu suis hein ?

En marge de toute cette grotesque saga, on a Xavier Dugoin (lui aussi candidat à la Présidence du Conseil Départemental), condamné à de la prison prison pour « abus de confiance, détournement de fonds publics, falsification de documents administratifs et prise illégale d’intérêts » lorsqu'il était Président de l'Essonne dans les années 90. Officiellement UDI, mais soutenu par personne, il fait campagne droit dans ses bottes en trimbalant ses casseroles derrière lui.

Je passe sur les envolées lyriques et racistes du Front National à Dourdan, de certains élus de droite à Juvisy et de l'absence totale de campagne locale des candidats FN qui produisent le même tract dans tous les cantons de France et de Navarre.

Et après, les gens nous demandent pourquoi il faut voter à gauche en Essonne dès le 22 mars ?





























Et bien simplement parce que le bilan du CG sortant est bon, que notre programme est réaliste et sans démagogie, et qu'aucun des candidats de la gauche rassemblée n'est mouillé de près ou de loin dans des affaires judiciaires.

dimanche 8 mars 2015

Faire de la parité une norme, une obligation #8mars

Comme je suis joueuse et un peu féministe, j'ai répondu à l'appel lancé par le Gouvernement pour déposer une contribution sur le site Égalité femme / hommes, vous avez la parole.
Elle a été en partie reprise et vous m'en voyez ravie:
[...]Pour @Elooooody, ces avancées doivent être concrétisées dans la loi, “faire de la parité une norme, une obligation dans toutes les instances en politique, dans les médias, dans les entreprises, dans l'enseignement".

La représentation des femmes, notamment dans les médias, est au cœur des témoignages. [...] Élodie poursuit et appelle à "la vigilance de toutes et de tous vis-à-vis des médias, des campagnes de publicité qui réduisent les femmes et les hommes à l'état d'objet sexuel”. 

 
[...] "Au-delà des grands dossiers et des grands chantiers connus de (presque) tous-tes (violences faites aux femmes, inégalités professionnelles persistantes...), c'est au quotidien que le sexisme ordinaire se manifeste".

[...] Malgré la circulaire de 2012 supprimant l’emploi administratif du terme "mademoiselle", nombreuses sont celles qui s’insurgent contre le sexisme dont elles sont victimes, parfois sous couvert d’humour "c’est tous les jours que des blagues sexistes sont faites, l’air de rien".
 
[...] Enfin, qu’il s’agisse des grandes mesures ou des gestions du quotidien, un principe doit être rappelé : il faut "cesser de croire que la lutte contre les inégalités femmes / hommes ne sera bénéfique qu'aux seules femmes. Elle sera bénéfique à toutes et à tous : femmes, hommes et transgenres".
Pendant ce temps-là, à Brunoy, une des deux villes (dirigée par l'UMP) du canton dans lequel je suis candidate pour les départementales, à l'occasion de la Journée Internationale des Droits des Femmes, on organisait ça :

  • Coaching en image,
  • réussir son maquillage,
  • apprendre à se coiffer pour être encore plus beeeeelllle,
  • apprendre à écrire,
  • danser...
Le tout clôturé par un défilé de mode youpla boum, la boucle est bouclée. 
 
Vive la Journée Internationale des Droits des Femmes à Brunoy!

Sans oublier de s'habiller en Wonder Woman, super power.

Sinon, à Yerres, la seule manifestation sur le sujet était organisée par la Ligue des Droits de l'Homme. Elle portait sur Olympe de Gouges et présentait l'exposition "Femme, réveille-toi", constituée de 17 panneaux présentant des portraits de femmes: Simone Veil, Marie Curie, Malala, Germaine Tillion, Louis Michel, Leymah Gbowee ... etc.
 
C'était autre chose que Wonder Woman apprenant à se maquiller ou à se coiffer.

Sans surprise, aucun élu n'était présent, même pas la Conseillère Municipale en charge du droit des femmes... C'est balot.

Bref, pour les belles paroles, tout le monde est sur le pont.
Pour les actions concrètes, faudra repasser.

La journée internationale des Droits des Femmes pour les nuls

Petit aperçu des problématiques abordées samedi à Yerres avec la Ligue des Droits de l'Homme:



mercredi 4 mars 2015

Les formidables contradictions de la droite en Essonne

En temps normal, je surveille déjà attentivement les publications et déclarations des élus de droite dans mon patelin. Mais en campagne, je redouble d'efforts car les publications sortent de partout.
Et certaines sont pas piquées des hannetons, c'est le moins qu'on puisse dire.
En même temps, je compatis... Pas facile d'être de droite en Essonne quand les chefs de file sont tous impliqués de près ou de loin dans des affaires judiciaires.
M'est avis que quand on est mis en examen, la moindre des choses, c'est de se retirer - même temporairement - de la vie publique et donc politique. Cela n'engage que moi et visiblement, Xavier Dugoin, Georges Tron, Jean-Pierre Bechter et Serge Dassault s'en moquent comme de leur premier slip kangourou.

Donc cette semaine, c'est l'UMP-UDI du canton de Mennecy qui m'a fait mourir de rire. Dans leur dernier tract de campagne, on peut lire ça :

 

Outre le fait que cette soit-disant charte de moralité publique ne vaut pas grand chose dès lors qu'elle est le fruit de l'imagination des quatre candidats de Mennecy, elle ne manque pas de piquant quand on sait que ces quatre-là sont soutenus par l'UMP - représentée par Georges Tron, Jean-Pierre Bechter et Serge Dassault, et par l'UDI - représentée par Xavier Dugoin (qui n'est autre que le père du maire actuel de Mennecy... Oui oui je sais, on ne choisit pas ses parents).

Du coup, j'en arrive à me demander quel président choisiront les candidats de Mennecy s'ils sont élus... Pour dissiper les doutes, je crois qu'il serait de bon ton que Georges Tron, Serge Dassault, Jean-Pierre Bechter et Xavier Dugoin signent eux aussi cette charte.

Ah oui mais non, c'est pas possible.

S'ils la signent, ils ne pourront plus être candidats.

Cela dit, ils n'en sont plus à une contradiction près...

dimanche 1 mars 2015

Plus que jamais, voter à Gauche en Essonne

Tron Dassault Bechter Dugoin
Une fois n'est pas coutume, c'est le dernier commentaire de Didier Goux sur ce billet-là qui m'a poussée à reprendre le clavier pour bloguer.
Cette campagne pour les élections départementales me prend tout mon temps et je ne fiche plus rien ici.
Comme partout en France, on ne va pas se mentir, les conseils généraux actuellement à gauche sont susceptibles de basculer à droite comme on dit, et dans la plupart des cas, uniquement parce que les gens vont faire "un vote sanction", comme on dit (bis).

Je vais reprendre à mon compte les propos de Jérôme Guedj:
"Il ne faut pas se tromper de colère"
Chacun est libre, encore heureux, d'être furax contre la politique du Gouvernement actuel. Chacun est libre d'en être satisfait. Mais voter contre la gauche aux départementales, uniquement parce qu'on est furax contre la politique nationale, je trouve ça débile, qui plus est quand la politique départementale de la gauche quelle qu'elle soit (vraie, socialo, vrauche, coco, frondeuse, écolo...etc.) est bonne et quand son bilan est bon.
Et ici, en Essonne, le bilan est bon. Oui le Département est endetté. Comme tous les départements. Mais oui, il agit au quotidien pour nous tous-tes.

Hier, j'ai regardé le débat sur France 3 entre Georges Tron et Jérôme Guedj. Le premier critique, diffame et brasse de l'air en agitant les bras, mais il ne propose rien, que dalle. Ce n'est pas sans me rappeler une certaine campagne présidentielle où nous avons cherché en vain le programme de Nicolas Sarkozy. M'est avis qu'il est toujours en cours de rédaction. Et bien là, rebelote. Georges Tron critique mais ne propose rien. Je serais curieuse de savoir ce qu'il compte supprimer pour faire des économies : 
  • le RSA ? 
  • la rénovation et l'entretien des collèges ?
  • l'entretien des routes ?
  • la carte jeune ?
  • la subvention des places de crèches ?
  • les pompiers ?
  • les maisons de retraites publiques ?
  • l'APA pour les petites retraites ?
  • les subventions aux associations ?
Mais comme je suis patiente, je vais attendre les programmes des candidats de droite... Et je sens que je vais bien rigoler.

Pendant ce débat, Audrey Guibert, représentante départementale du FN, a essayé d'argumenter. je dis bien "essayé"... Car outre le fait qu'elle était inaudible parce que fort confuse, elle a passé son temps à parler du "ni-ni" de l'UMP et de l'UMPS, auquel elle seule semble croire... Déplaçant une nouvelle fois le débat du départemental au national. Vide.
Là aussi, j'ai tendu l'oreille pour trouver ne serait-ce qu'une idée programmatique. En vain. J'ai bien ma petite idée sur les éventuelles économies qu'elle entreprendrait si elle était Présidente du CG, mais je ne vais pas me risquer à un procès d'intentions. Et puis, comme elle ne sera jamais Présidente du CG, la question ne se pose pas trop.

Par contre, la question qui se pose, c'est qui va-t-elle soutenir, elle la candidate du FN, entre François Durovray, Georges Tron, Xavier Dugoin, Jean-Pierre Bechter et Serge Dassault pour la Présidence du CG ?

L'autre question qui se pose, c'est:
"Est-ce que les Essonniens ont bien conscience que s'ils votent à droite, il y a 99 % de chances pour que le futur Président du CG soit l'un de ces quatre-là ? :
  • Georges Tron, renvoyé aux assises pour viols.
  • Xavier Dugoin, condamné à de l’emprisonnement pour « abus de confiance, détournement de fonds publics, falsification de documents administratifs et prise illégale d’intérêts », en 2000.
  • Jean-Pierre Bechter ou Serge Dassault, tous deux mis en examen pour achats de voix.
Il nous reste 3 semaines pour convaincre.
Au boulot !

dimanche 22 février 2015

Entrez ici Germaine, Geneviève, Jean et Pierre... Bienvenue au Panthéon.

Panthéon Geneviève de Gaulle Pierre Brossolette Germaine Tillion Jean Zay
J'apprends à l'instant que François Hollande a décidé de faire entrer au Panthéon Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Pierre Brossolette et Jean Zay.
Chapeau Monsieur le Président, j'approuve.
4 entrées, 2 hommes, 2 femmes, bien joué.
Je ne pouvais pas rester indifférente à cette initiative car, pour des raisons personnelles, j'y suis particulièrement sensible.

Tout d'abord, Pierre Brossolette.
Quand j'étais en 3ème, j'ai participé au Concours National de la Résistance et de la Déportation. Le thème de cette année-là était de choisir une figure de la Résistance et d'en retracer le parcours et l'action pendant la Seconde Guerre mondiale. Plusieurs noms nous avaient été proposés histoire de nous orienter dans notre travail. Mais tous étaient alors des arbres cachant la forêt. Pierre Brossolette ne figurait pas dans la liste. Je ne sais plus très bien comment m'est venue l'idée de bosser sur lui. Inutile de te dire que je ne me suis pas servie d'Internet à cette époque. Me voilà donc partie à la Bibliothèque du Centre Beaubourg à Paris, à l'époque où elle était encore tapissée d'une moquette verte kaki et où un immense portrait en métal de Georges Pompidou trônait en haut des escalators. J'ai fait tourner la photocopieuse de la BPI et je suis rentrée chez moi chargée comme une mule. J'ai bossé un mois ou deux et quelques semaines plus tard, je remportais le Premier Prix du Département dans la catégorie "travail individuel". Mes premiers pas en Histoire. Je quittais la Préfecture de l'Essonne, à nouveau chargée comme une mule, avec des bouquins plein les bras et un aller-retour au Mont Mouchet avec d'autres lauréats.
Merci Pierre Brossolette.

Germaine Tillion ensuite.
Quand j'ai commencé mes études supérieures en Histoire, le premier bouquin que j'ai lu sur la déportation était celui de Germaine Tillion, Ravensbrück. Révélation. J'ai immédiatement enchaîné sur Si c'est un homme de Primo Levi, puis La mort est mon métier de Robert Merle. Une espèce de boulimie morbide s'est emparée de moi et j'ai enchaîné livres et films sur le sujet. Germaine Tillion ne m'a plus quittée depuis puisque j'ai été amenée à lire et relire encore son bouquin en Licence, en Maîtrise et en DEA. J'ai remis ça en Doctorat car Germaine Tillion est également l'auteure de plusieurs travaux sur l'Algérie, que j'aborde dans ma thèse.
Merci Germaine Tillion.

Puis Geneviève de Gaulle-Anthonioz.
Toujours à la fac, j'ai bossé en Maîtrise sur les Etudiantes à Paris pendant la Deuxième Guerre mondiale. 237 pages dans lesquelles j'abordais la vie quotidienne, les études, la Résistance et la Collaboration. C'est quand j'ai consulté le fonds d'archives du réseau Défense de la France aux Archives Nationales que j'ai croisé le nom de plusieurs femmes qui étaient alors étudiantes à Paris pendant l'Occupation et qui appartenaient au mouvement Défense de la France: Jacqueline Fleury, Jacqueline Pardon, Hélène Viannay... et Geneviève de Gaulle-Anthonioz.
Après avoir trouvé leurs coordonnées, je les ai toutes contactées pour recueillir leurs témoignages. Toutes sauf une : Geneviève de Gaulle-Anthonioz. Elle était en fin de vie, elle allait mourir quelques mois après ma soutenance. Pour bien des raisons, elle a tout à fait sa place au Panthéon.
Merci Geneviève de Gaulle-Anthonioz.

Jean Zay enfin.
J'ai toujours su qui était Jean Zay. Pour la simple et bonne raison que mon école élémentaire dans le petit village où j'ai grandi (Mardié, dans le Loiret) était une école Jean Zay. Mon grand-père qui était alors adjoint au maire du village avait pris l'habitude de ma raconter la guerre et je me souviens d'un après-midi où il m'a dit qui était Jean Zay et "pourquoi c'était un grand homme". La bouche pleine de mon goûter favori "pain-beurre-chocolat", il m'a parlé de Jean Zay et je me souviens lui avoir demandé "Et toi? Tu faisais quoi pendant la guerre?"
En tous cas, merci Jean Zay pour ces belles années dans cette école.

Et bienvenue à tous les 4 au Panthéon.