vendredi 18 avril 2014

Toi aussi, dessine ta nouvelle carte de France

C'est le site des Décodeurs qui propose de se mettre deux secondes dans la peau d'un cartographe éclairé. 

Pendant que les chaînes d'info continue s'égosillent autour de la démission d'Aquilino Morelle et qu'elles sont en mal de contradicteurs à droite, je me suis prêtée au jeu de la décentralisation.

Et voilà le résultat:


Je ne suis pas mécontente de moi, je crois que ça tient la route et que c'est assez crédible. Mais j'avoue que je n'ai pas été très impartiale. J'ai agrandi la Région Centre a qui j'ai modestement attribué le nom de Grand Centre. C'est un peu mon fief et j'estime qu'il mérite mieux.

J'ai intégré la Mayenne dans la Bretagne, comme ça mes amis qui ont quitté Miniac-Morvan pour Beaulieu-sur-Oudon redeviennent bretons et je sais qu'ils en seront ravis.

Manuel, Marylise, si vous me lisez, je suis à votre disposition.

Le double salto arrière de Jean-François Copé

Il y a longtemps que je n'ai pas rendu hommage à Jean-François Copé sur ce blog. Ça manquait.  

Faut dire qu'on ne l'entend plus guère. Entre la nomination de Manuel Valls, celle de Jean-Christophe Cambadélis, celle d'Harlem Désir, les déclarations de Manuel Valls ou la boule puante des pompes d'Aquilino Morelle qui ne saurait tarder à devenir une "affaire", il n'y a plus trop de place pour lui dans les médias.

Mais quand il arrive enfin à se propulser sous les projecteurs, il nous livre une des plus belles sorties dont lui seul a le secret.

Cette histoire de smic-jeunes qui a buzzé une demie-journée suite aux déclarations de Jean-Marie Le Guen qui, pour le coup, a manqué une occasion de la boucler, était une aubaine inespérée pour notre Jeff national, président de parti le moins populaire de toute l'Histoire. 

S'engouffrant dans la brèche, il déclarait hier, au sujet d'un SMIC au rabais pour les jeunes qu'il y était favorable. Et même plus tiens, il étendrait bien la mesure aux chômeurs de longue durée.

Soyons fous.
Jean-François Copé se range du côté des adeptes du Smic Jeunes. Après l'ex-directeur de l'OMC Pascal Lamy et le président du Medef Pierre Gattaz, le président de l'UMP a lui aussi fait savoir qu'il était favorable à l'instauration d'un salaire inférieur au Smic pour les jeunes et les chômeurs de longue durée.
"Si ça doit être un marchepied à un moment de la vie pour trouver un emploi, ça a du sens, a estimé ce jeudi Jean-François Copé. Ça doit se faire dans une logique de marchepied, rien de plus".
Cette idée d'emploi payés en dessous du Smic a provoqué un tollé à gauche et chez les syndicats. Le gouvernement l'a pour l'instant rejeté.
Et dans la foulée, notre Jeff national effectuait un double salto arrière en tweetant ça:


En voilà un autre qui a perdu une occasion de la boucler. Ça lui aurait éviter de gaspiller sa salive à dire des conneries et à se couvrir de ridicule sur les réseaux sociaux.

jeudi 17 avril 2014

Politic comic strips épisode 2

Bon j'avais dit que je ne savais pas si ce serait une série.
Mais comme j'ai un peu de temps et que l'actu est chargée, certains dessins valent parfois mieux que des mots.
Algérie, Ukraine, Valls, Hollande,Servier, Désir, la décentralisation... Tout y est.
Ou presque.
Enjoy.





mercredi 16 avril 2014

Malheur! Des femmes à bord!

De toutes les armées, la Marine a été la plus lente à se féminiser.
Tout ça à cause d'un foutu préjugé qui voulait que les femmes à bord portent malheur.
  • A cause de leurs règles qui déréglaient les boussoles.
  • A cause de la promiscuité des habitacles et des cabines.
  • A cause de la testostérone incontrôlable des hommes.
  • A cause de la fragilité naturelle des femmes qui les rend hystériques toutes les 30 secondes au bas mot.
Quelques semaines seulement après le tollé provoqué par la sortie du bouquin La Guerre invisible, le Ministère de la Défense vient d'annoncer que les sous-marins accueilleraient désormais des femmes à leur bord.

70 ans après la création des "Forces Féminines de la Flotte" pendant la Seconde Guerre Mondiale et à 5 jours du 70ème anniversaire du droit de vote des femmes, on peut dire que la Marine aura mis le temps avant de considérer les femmes comme des égales de leurs homologues masculins.

Ce qui est intéressant, c'est la réaction de l'état-major à la décision du Ministère:
"On vérifie que ça fonctionne et on étend si ça marche."
Et pourquoi ça ne marcherait pas? Je pose la question. Mais je connais fort bien la réponse.

Quand j'entends dire ici ou là qu'il n'y a plus de discriminations, que les femmes font chier à revendiquer de nouveaux droits tous les 4 matins, ça me fait doucement rigoler.

Car le "problème" dans l'armée, ce ne sont pas les femmes. Ce sont les hommes qui ne supportent pas cette invasion féminine dans une activité virile, dans un bastion qui est le leur, dans la sphère du combat qui ne peut pas être celui des femmes, êtres fragiles par nature et qui - par-dessus le marché - donnent la vie et ne peuvent donc pas prétendre au droit de la reprendre en combattant comme des hommes.

Le problème, ce sont ces hommes qui vivent entre eux et qui sont "en manque" et qui ne peuvent pas se tenir tranquilles juste le temps d'une mission en pleine mer ou sur le théâtre des opérations extérieure dès qu'une femme apparaît sous leurs yeux.

Le problème, ce sont les préjugés qui veulent que les femmes, qui embrassent la carrière la plus masculine qui soit, aient nécessairement un problème avec leur identité de femme, voire avec leur sexualité.

Le problème vient aussi des états-majors qui font mine d'une soit-disant bonne volonté pour féminiser l'armée mais qui ferment les yeux lorsque leurs hommes se comportent comme des gorets dès lors que des femmes y sont intégrées.

Bref. J'espère que cette féminisation va se faire dans les meilleures conditions possibles.

Et je souhaite bon vent aux femmes marins!


Source des illustrations:
Archives Nationales: 435 AP / Fonds Yvette Lebas-Guyot.

Gattaz le tocard

Je ne vais pas me répandre en invectives contre ce cher monsieur plein de bonnes idées. Mes camarades l'ont déjà fait. Et bien mieux que je ne l'aurais fait avant eux.

Allez les lire:
Tous ces grands penseurs comme Pierre Gattaz qui voudraient dévaloriser le SMIC, le supprimer ou le scinder entre SMIC séniors et SMIC jeunes, me font doucement rigoler. 
  • Combien d'entre eux ont été au SMIC une fois dans leur vie?
  • Combien d'entre eux se sont retrouvés au chômage après avoir touché un SMIC?
  • Savent-ils que quand on est payé au SMIC, une fois qu'on est au chômage, on touche même pas 900€? 
  • Savent-ils que quand on est payé au SMIC, on est quand même imposable?
  • Vivre avec un SMIC, c'est consacrer la moitié de son salaire à un loyer en HLM en banlieue parisienne.
  • Vivre avec un SMIC, c'est consacrer un quart de son salaire à manger, se laver, se soigner, s'habiller, bref: rester digne, présentable et en bonne santé.
  • Vivre avec un SMIC, c'est environ 900€ qui vont aux impôts par an, sans parler de la taxe d'habitation.
Quant au reste de ce faramineux SMIC, il est dédié aux frais de transports (nombreux quand on vit en banlieue parisienne ou en campagne), et aux imprévus qui, comme par hasard, te tombent toujours sur la tronche au moment où tu as le moins de tunes: remplacer le frigo, réparer la cuisinière, emmener le chat chez le véto...

Et après tout ça, bah tu es en-dessous de zéro, à découvert quoi.

Mais ça, ces braves penseurs pleins de bonnes idées, ils connaissent pas. Un découvert? Un quoi?
Et en général, passé le 15 du mois (dans le meilleur des cas), c'est déjà la fin du mois.
Quoi? Un mois, ça dure pas 15 jours?
Bah non.

Et est-ce que ces braves penseurs savent que les salariés payés au SMIC ne sont pas que des sous-diplômés incompétents ou des ouvriers ou des salariés non qualifiés?
Non. On peut être surdiplômé, bosser dans une administration, effectuer le même boulot que certains des ses collègues avec plus d'ancienneté et toucher 2 fois moins qu'eux.
On peut. Oui.

Alors, retirez 15% à tout ça et on aura la réalité d'une vie payée au mini-SMIC rêvé de Pierre Gattaz.
Et ces braves penseurs savent-ils qu'entre deux contrats, quand on est chômage, on touche que dalle pendant 1 mois, voire 2 quand on a l'immense privilège d'être indemnisé par son ancien employeur?

Ces braves penseurs sont des cons.
Monsieur Gattaz est un tocard.

Et, une fois n'est pas coutume, c'est François Bayrou qui résume le mieux ce que je pense des délires de Pierre Gattaz:

"On voit bien que ce n'est pas de leurs enfants qu'il s'agit"

Et je ne vous parle même pas de celles et ceux qui "sont au RSA" comme on dit...

lundi 14 avril 2014

Voter aux Européennes

On est à presque un mois des élections européennes. Il y a fort à parier que l'abstention va encore faire parler d'elle. Après le taux record de gens qui ne se sont pas déplacés aux Municipales, j'imagine que le taux d'abstention aux Européennes va être encore plus important.

Sarkofrance pose le décor. Pas très optimiste le camarade:
"La prochaine claque est pour bientôt. Tous les sondages nous le disent. Aucun sondagier n'explique sa méthode de redressement des données d'enquête. Mais les constats sont clairs, assénés, définitifs: Marine Le Pen en France va cartonner aux prochaines élections européennes de mai. En 2009, le FN avait pâti d'une UMP sarkozysée à la sauce identitaire et sécuritaire. A peine 6%, sur fond d'une abstention qui dépassait les 60%. Les récentes études ne montrent que des 'progrès'."
Il y a quelques jours, je faisais des bonds sur moi-même et je bashais Harlem Désir. Je ne regrette rien de ce que j'ai écrit. Sauf une phrase:
"Je ne voterai pas pour Harlem Désir.
Mon vote ira à Nouvelle Donne, au FdG ou à EELV. 
Et je ne ferai pas non plus campagne pour Harlem Désir."
Je crois que je vais voter socialiste malgré tout. Par cohérence et parce que mon naturel optimiste me laisse croire que Martin Schulz est le seul capable de proposer autre chose. En revanche, je me pose encore une question: Harlem Désir, nouveau Secrétaire d'Etat aux Affaires Européennes peut-il maintenir sa candidature à un poste d'eurodéputé? Déjà qu'il fait partie des plus mauvais élèves du Parlement Européen, m'est avis que ça ne s'arrangerait pas s'il cumulait les 2 fonctions.  Si tel n'est pas le cas, qui pour le remplacer?



Franchement, c'est un peu la honte hein. Quand je vois ça, je me dis qu'il y a vraiment urgence avec le non-cumul des mandats, quels qu'ils soient. Et je mets dans la balance tous les mandats: locaux, nationaux, européens, et même la présidence d'un parti.
Je ne vois comment on peut gérer de front deux mandats dont un à Strasbourg.

Globalement, la France se classe au 21ème rang alors que l'Allemagne dont nos politiques ne cessent de vanter le "modèle" est 8ème...

En plus, quand ils sont présents, nos eurodéputés français semblent être encombrés d'un poil dans la main:
"Être présent ne signifie pas forcément être productif : quand chaque eurodéputé allemand a écrit en moyenne trois rapports entre 2009 et 2013, les Français, eux, en ont fourni tout juste deux. 'Les Français ne rédigent aucun rapport et se concentrent sur les discours en plénière... comme les Italiens et les Britanniques', relève ainsi la Fondation Robert-Schuman. Beaux parleurs donc, mais pas bosseurs. C'est notamment le cas des Le Pen père et fille, de Brice Hortefeux, de Rachida Dati ou encore de Jean-Luc Mélenchon qui n'ont fourni... aucun rapport en cinq ans."
Sans parler de tous-tes celles et ceux qui quittent le navire en cours de mandat. Ainsi le Parisien révèle que:
"Leur taux de démission [aux Français] est ainsi presque cinq fois supérieur à celui des députés allemands. Du coup, ce sont les Allemands qui tiennent les manettes : 55 postes de présidents, vice-présidents de commission, de coordinateurs, etc. contre 41 pour les Français."
Dans ces conditions, on imagine mal comment les prochaines échéances européennes pourraient afficher un taux de participation supérieur à celui qu'il a l'habitude d'être...

Donc j'irai voter, parce que je ne me suis jamais abstenue. Je le ferai sans grande conviction. Je choisirai le candidat qui fera le plus consensus à mes yeux. J'accomplirai mon devoir de citoyenne européenne mais je vais avoir du mal à convaincre les plus frileux tant les arguments me manquent.

Je nourris évidemment l'espoir que Marine Le Pen se casse les dents (c'est une image hein...) tant ses arguments sont contradictoires, incohérents et moisis

Bref, j'irai voter le 25, parce qu'il le faut.

J'apprends aujourd'hui qu'une nouvelle liste se lance dans la course aux Européennes: les Féministes pour une Europe solidaire. Histoire de couper court aux clichés, cette liste n'est pas une liste féminine hein. Non parce que j'en connais qui ont vite fait de faire des amalgames pourris. Cette liste se présente ainsi:
"Menées par des femmes et des hommes féministes, issus d’horizons et de parcours divers, ces listes "Féministes pour une Europe Solidaire" ont pour objectif de faire entendre la voix de l’égalité en Europe. Dans un contexte de régression des droits fondamentaux (notamment du droit à l'avortement) et de coupes budgétaires qui impactent directement la situation sociale des Européens, en particulier les femmes, nous devons agir. Les "Féministes pour une Europe Solidaire" souhaitent réorienter la construction de l’Europe pour que celle-ci mette au cœur de son projet politique et économique l’égalité."
J'ai beau être féministe et trouver l'intention louable, je reste perplexe. Mais bon, on a encore 5 semaines pour se décider...

dimanche 13 avril 2014

Le big bang territorial ou la fin du millefeuille

Réforme territoriale, décentralisation, division par 2 du nombre de régions, suppression des conseils départementaux... Jégoun est au taquet sur le sujet, Abadinte en a fait un billet rigolo, Bab en a remis une couche (liens en fin de billet)...

Bref, le sujet passionne. Et c'est tant mieux.
Parce qu'après tout, tout le monde sera concerné.

Ce qui est marrant, c'est que tout le monde est d'accord pour dire que le millefeuille français est une plaie, une usine à gaz, une multiplication de doublons de compétences, une confusion généralisée du qui-fait-quoi, tout le monde est d'accord pour dire qu'il faut une réforme territoriale digne de ce nom, mais tout le monde refuse qu'on touche à sa région, son département.

Genre:
"OK pour réduire le nombre de région mais pas touche à l'Auvergne!"
"La réforme territoriale est nécessaire mais moi Breton, je ne serai jamais normand!"
Voilà donc ce qu'on pouvait lire sur les réseaux sociaux ces derniers jours.

Personnellement, je m'en contrefous.

Je suis originaire de la Région Centre et je vis en Région Parisienne depuis 1987.
Je suis très attachée à Orléans, Chécy, Donnery, Mardié, Tours, St-Avertin, Yerres, Brunoy et toutes les villes par lesquelles je suis passée.
Mais je n'y suis pas attachée au point d'en faire un argument pour m'opposer à cette réforme que tout le monde sait inévitable et indispensable.

A l'heure où le Gouvernement est toujours en quête d'économies, en raclant tous les fonds de tiroirs possibles, à l'heure où nos politiques n'ont plus que le mot "compétitivité" à la bouche, il me semble indispensable de se pencher sur la compétitivité de nos collectivités territoriales.

Comme Jégoun et les autres, je suis très attachée à la proximité immédiate, celle de la commune. Pas question d'y toucher, et tant mieux puisque ce n'est pas à l'ordre du jour.

On lit aussi ici ou là que le Gouvernement veut supprimer les départements. Bronca dans les réseaux sociaux. 
Relax. Il n'a jamais été question de supprimer les départements mais de supprimer les conseils départementaux (anciennement conseils généraux), c'est pas tout à fait la même chose.

On parle aussi des communautés d'agglomération, intercommunalités, communautés de communes, de communauté urbaine. C'est confus, personne ne s'y retrouve. Pour faire simple, notons que tous ces machins sont en fait des EPCI (Etablissement Public de Coopération Intercommunale) qui ont en charge un certains nombre de domaines dans les communes qu'ils regroupent.
Au dernier conseil Conseil Municipal, la réforme a été évoquée. Il y a de fortes chances pour la CAVY par exemple (Communauté d'Agglo du Val d'Yerres) fusionne avec celle de Sénart Val-de-Seine par exemple. Nicolas Dupont-Aignan est contre. Normal, il en est le président. Non. Je suis mauvaise langue. Il pense qu'on est plus fort quand on est en petit groupe que quand on est nombreux. Perso, je ne suis pas convaincue par cet argument. 

Quitte à simplifier le millefeuille, autant y aller carrément.

D'ailleurs, 6 Français sur 10 sont favorables à la suppression des conseils départementaux. Pour une fois qu'une réforme est populaire, profitons-en!
J'imagine donc que parmi les 4 Français sur 10 qui sont contre, on trouve des Bretons, des Corses, des Basques, des présidents de conseils départementaux, des présidents de région et des présidents d'EPCI.
Normal. Chacun défend son identité ou sa petite parcelle de pouvoir.

D'ailleurs, y'a un autre truc qui est rigolo, c'est la réaction des politiques à l'annonce de cette réforme par Manuel Valls. Certains ont critiqué les délais de mise en œuvre de cette réforme. Genre c'est trop lent. Mais je n'ose imaginer quelles auraient été leurs réactions si on leur avait dit que c'était pour 2015. 

Bref. Tout le monde critique ce foutu millefeuille mais tout le monde a peur du changement.
Relax.

Il y a fort à parier que dans notre quotidien, cela ne change rien. Mais il y a aussi fort à parier qu'en termes d'efficacité et de réduction des dépenses publiques, ce soit hyper efficace.

Aujourd’hui, la France est découpée entre 4 échelons administratifs qui se partagent des compétences: commune, EPCI, département et région. Et face à ce bordel, m'est avis qu'il y a vraiment moyen de secouer tout ça pour le simplifier.

Quant aux 11 régions, je ne me livrerai à aucune spéculation car elles ont déjà toutes été plus ou moins faites.

Échantillon:

Sur le Tumblr du Gouvernement: Décentralisation: où en est-on?
Chez Regarder le Ciel: Vivre en Lotharingie
Chez Jegoun: