mardi 19 août 2014

Rachida Dati, assistée de la République

Rachida Dati vient de commettre ça:

Le père de Rachida Dati qui était maçon et a élevé 11 enfants appréciera sans aucun doute.

Mais au-delà de ça, je voudrais dire à Rachida que ce qu'elle appelle "l'assistanat" est une galère sans nom. 
Oui il y a des gens qui profitent du système, mais ils sont une infime minorité et elle le sait très bien. 

Visiblement, à l'UMP, l'heure est au buzz 2.0. Après Nadine, Rachida.

Les Français qui travaillent... Perso, j'ai bossé 5 ans avant d'être au chômage 19 mois. 19 mois Rachida. 19 mois à galérer, à compter chaque euro, à passer 3h dans les supermarchés à comparer les prix au litre, au kilo, au rouleau de PQ pour savoir si c'est plus intéressant d'en acheter 4 qui en valent 6 ou d'en acheter 6 en triple épaisseur. 19 mois à assurer ma voiture au tiers sans assurance corporelle parce que c'est trop cher. 19 mois avec le plus petit forfait possible pour ma mutuelle... tant pis si je porte des lunettes depuis que j'ai 18 mois.

Et bien ma chère Rachida, je suis bien contente d'avoir bossé 5 ans et d'avoir cotisé pour avoir l'immense privilège de péter dans le polyester pendant 19 mois ensuite.

Et figure-toi que je suis encore plus heureuse d'avoir retrouvé un job et de re-cotiser de nouveau pour celles et ceux qui comme moi ont été, sont ou seront au chômage 19 mois.

Ma chère Rachida, je te propose un défi fou fou fou : pendant 19 mois, essaie de vivre avec 885€ nets par mois. Chiche?

Et ensuite on en reparle.

Inénarrable Nadine Morano à la plage

Ce qu'il y a de bien avec Nadine Morano, c'est que quand tu as 10 minutes à tuer, il te suffit d'aller sur son Facebook et sur son Twitter et là, tu es sûr de bien te marrer... ou pas.

Voilà donc qu'aujourd'hui, notre chère Nadine en vacances s'est étranglée avec ses chichis qu'elle venait tout juste d'acheter à un vendeur ambulant sur la plage lorsqu'elle a aperçu une femme voilée juste à côté d'elle.

Diantre! Y aurait-il des musulmanes en France?

Malheur... Car quelques instants auparavant, tout allait pour le mieux pour Nadine.

Remercions au passage "Gilbert" pour ce cliché qui n'a pas manqué de me décrocher la mâchoire.

Donc Nadine s'est offusquée qu'une femme voilée puisse se retrouver assise sur la plage regardant au loin son mari barboter dans l'eau tandis qu'elle n'a pas le droit de se baigner (pure spéculation) et qu'elle "semble soumise". C'est fou tout ce qu'elle arrive à imaginer rien qu'en regardant cette femme, sans lui parler, sans discuter avec elle.

Elle mélange un peu beaucoup de choses Nadine Morano et, une fois n'est vraiment, mais alors vraiment pas coutume, je suis d'accord avec Valérie Pécresse qui a rétorqué par médias interposés que Nadine déconnait à plein tube. Bon évidemment, elle ne l'a pas dit en ses termes, mais en gros c'était l'idée.

Moi pendant mes vacances, j'ai croisé un curé en soutane au supermarché. Franchement, j'y ai regardé à deux fois tellement ça m'a fait drôle. 

Mais on s'en fout, là n'est pas la question puisque la France est la fille ainée de l’Église et que moi, pauvre brebis égarée et athée par-dessus le marché, je dois la boucler quand je croise des bonnes sœurs voilées ou des curés en soutane.

Pendant mes vacances, j'ai aussi croisé des hommes bedonnant qui se trimballaient torse poil dans la rue. Ça m'a choquée mais on s'en fout.

J'ai aussi croisé une femme dont le string dépassait allègrement de son futal. Ça m'a choquée mais on s'en fout.

Et puis j'ai aussi croisé une femme voilée qui faisait du canoë. Mais on s'en fout, si ça se trouve, elle n'avait pas de bob dans ses bagages pour se protéger du soleil.

Mais revenons-en à Nadine qui, si on en croit les archives 2.0, n'en est pas à son coup d'essai en matière de de déblatérations de conneries:
  • 2009: "Moi, ce que je veux du jeune musulman, c'est qu'il se sente Français quand il est français. C'est qu'il aime la France quand il vit dans ce pays. C'est qu'il trouve un travail. C'est qu'il ne parle pas le verlan. Qu'il ne mette pas sa casquette à l'envers"
  • 2012: "Me faire passer pour quelqu'un qui serait raciste alors que j'ai des amis qui sont justement Arabes, dont ma meilleure amie qui est tchadienne et donc plus noire qu'une Arabe." 
  • 2012: "Rappelez-vous cet été à Gennevilliers où le maire a été obligé de faire marche arrière parce que certains de ces moniteurs faisaient le ramadan et qu’il considérait que pour les enfants dont ils avaient la charge, il pouvait y avoir danger, vous croyez que ça ne porte pas à réflexion ? On ne sait pas si nos enfants sont en réelle sécurité."
Remercions Nadine pour ces grands moments de réflexion. Ça me laisse sans voix. 

Mes grands-parents, la guerre... et moi

Hier sur Facebook, Cycee a partagé un billet de Jegoun qu'il a rédigé le 16 août et qui m'avait échappé. Je l'ai lu juste avant de dormir et il m'a un peu retourné le cerveau.
Il y parle de sa famille, de Loudéac et de la Seconde Guerre mondiale.

Depuis plusieurs années déjà, je suis passionnée par la Seconde Guerre mondiale. Lorsque j'étais en 3ème, j'ai participé au Concours National de la Résistance. J'avais choisi d'étudier Pierre Brossolette. J'avais fini 1ère du département de l'Essonne. J'avais gagné pléthore de bouquins sur la période et j'avais effectué un voyage avec d'autres lauréats au Mont Mouchet.

Ce fut, je crois, le point de départ d'une vocation d'historienne qui ne m'a plus quittée depuis. Mes grands-parents ont toujours joué un rôle important dans mon cursus. Je leur ai dédié ma maîtrise, puis mon DEA, puis ma thèse. Mon grand-père a plusieurs fois versé des larmes en lisant ma maîtrise ainsi qu'à la fin de ma soutenance de thèse.

Il y a 18 mois, mon grand-père est tombé gravement malade. A l'âge de 90 ans, les médecins étaient plus que pessimistes. Et puis, allez savoir pourquoi et comment, il a repris du poil de la bête.
Ma grand-mère a 91 ans, mon grand-père 92. Ils sont respectivement nés en 1923 et 1922. La guerre, il l'ont bien connue, ils l'ont vécue. Mon grand-père est parti au STO pendant que ma grand-mère, fille de cafetier, côtoyaient les Allemands qui squattaient le café de ses parents. Ils vivaient à Saint-Avertin en Indre-et-Loire. La ligne de démarcation longeait le Cher et la zone était donc particulièrement surveillée.

Il y a un peu plus de 2 ans, pendant près de 2 heures, j'ai interviewé mes grands-parents, je les ai enregistrés pendant qu'ils me racontaient leur guerre. Plus ou moins à la même période, ils ont également été interviewés pour un dvd sur le même sujet.
Depuis cette date, je me dis qu'il serait temps de retranscrire cette double interview. mais je ne saurais expliquer pourquoi je repousse chaque fois l'échéance.

Mon grand-père parle avec une relative facilité de cette période. A chaque fois qu'on évoque le sujet, il nous sort une nouvelle anecdote de derrière les fagots. Comme il le dit lui-même: 
"J'en ai fait des conneries quand j'étais au STO. On peut pas dire, mais les Boches, ils étaient quand même pas très finauds".
Quand j'étais petite, il avait pris l'habitude de nous faire rire en imitant l'Allemand qui faisait l'appel le matin en hurlant les matricules et les noms de famille des travailleurs français. 

Ma grand-mère, elle, c'est différent. Elle ne parle pas de la guerre. Obtenir son témoignage est très difficile. Elle a beaucoup souffert de l'Occupation. Mon grand-père lui manquait et les Allemands étaient particulièrement lourds avec "la fille du cafetier".
D'ailleurs, lorsque je les ai interviewés il y a deux ans, mon grand-père était très loquace comme d'habitude, mais ma grand-mère, elle tournait autour du pot, faisait des digressions et ne répondait pas trop aux questions. Ce qui ne l'empêchait pas de répondre à la place de mon grand-père aux questions que je luis posais à lui.

Pourtant, des anecdotes, elle en a. Comme cette fois où elle a inversé des panneaux directionnels pour que les Allemands se plantent de chemin, ou encore quand elle a crevé les pneus d'une mobylette allemande garée non loin du café.

La guerre a laissé des traces dans leur vie quotidienne. Mes grands-parents ne jettent rien. Ma grand-mère est un cordon bleu qui n'a pas son pareil pour "accommoder les restes". Pas question de jeter ne serait-ce qu'une demie-carotte ou un quignon de pain:
"Vous les jeunes, ça se voit que vous n'avez pas connu la guerre!"
Et puis, ma grand-mère, cette mode des "légumes oubliés", crois-moi que ça la fait doucement rigoler. Pas question de lui faire manger des topinambours ou des rutabagas. Pas question de lui faire boire de la chicorée non plus. Ça lui rappelle trop de mauvais souvenirs, comme elle dit.

Mes grands-parents se sont mariés en septembre 1945. L'année prochaine si leur état de santé le permet, mais rien n'est moins sûr, ils fêteront leurs 70 ans de mariage. Des noces de platine... Un truc en voie de disparition c'est évident. Quant au repas de mariage, c'était carrément une vengeance sur les 5 années de privations passées.

Juge par toi-même:


Je crois que le billet de Jegoun m'a encouragée à te parler de mes grands-parents. Et je crois que le prochain billet sur le sujet sera bien plus parlant si tu vois ce que je veux dire.

En attendant, je pense que nous avons raison de parler de la guerre car, dans moins de temps qu'il n'en faut pour l'écrire, ils ne seront plus là les témoins de la première heure. 

lundi 18 août 2014

Du nouveau dans tes oreilles le 15 septembre: @Notkaz est dans la boîte

Le 15 septembre prochain, un nouveau groupe va enflammer les ondes, le web et les scènes musicales.

Depuis quelque jours, Notkaz le bien nommé, est passé en mode teasing en publiant ici ou des photos de sa boîte à musique sur les routes des vacances.

Comme je suis liée au pianiste de ce groupe (mais chut, c'est un secret), j'en fais de la pub ici (pas pour le pianiste hein, mais pour le groupe...).

Tu vas devoir me croire sur parole si je te dis que ce groupe est une tuerie. Évidemment, comme je suis une affreuse privilégiée, j'ai déjà écouter plusieurs de leurs morceaux mais comme ils sont encore enfermés dans la fameuse boîte et que je n'ai pas la clé, je ne peux pas partager avec toi les riffs et le rythme de ce groupe qui gagne à être connu.

Et comme je n'aime pas non plus coller des étiquettes, je vais faire simple: disons qu'il s'agit d'un joyeux cocktail musical de fusion-world-maloya-seggae avec une pointe de rock furieux quand le guitariste lâche la rampe, ce qui lui arrive assez souvent.

Pour retrouver Notkaz sur la toile avant de le mettre dans tes oreilles, rendez-vous sur Twitter et sur Facebook.

Vivement le 15 septembre!


vendredi 15 août 2014

15 et 16 août 1944 en Provence: "Ah! Il y a aussi des Françaises!"

Opératrices radio en Provence
Chaque commémoration de la Première ou de la Seconde guerre mondiale me renvoie à mes archives, celles que j'ai soigneusement classées dans des cartons, des boîtes, des classeurs et des des bibliothèques. Il y a deux, au moment de la commémoration du Débarquement en Provence, j'avais déjà publié un billet sur le sujet.

Cette année, après un ultime classement, j'ai retrouvé le livre de Mireille Hui, transmissioniste pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle y raconte toute son expérience dans l'armée et accorde quelques pages au débarquement en Provence.

J'avais envie de le partager avec vous parce que les témoignages de femmes dans l'armée de la Libération sont rares.

C'est chose faite.

"Le 7 août débutèrent les opérations d'embarquement. Je montais avec ma section radio et Mademoiselle Claudet à bord du "Bathory" qui battait le pavillon du Général De Lattre en compagnie du personnel féminin de l'Etat-major. Georgette Aubignac et sa section étaient sur le "Worcestershire", Malou Roy, Berthe Ollagnie et leurs standardistes étaient sur "l’Aerondal Castle". Vingt-huit autres étaient sur le "Circassia". 

Trois journées d'attente, en rade, au cours desquelles nous regardions charger matériels et bagages, néfastes pour nos fameuses panières dont plusieurs passèrent au travers des mailles des filets de chargement, pour couler à pic dans les eaux du port avec leur précieux contenu, au grand désespoir de leurs propriétaires. Un beau matin, nous nous sommes retrouvées en pleine mer, notre bâtiment entouré de centaines de bateaux navigants en direction du golfe de Gênes. […]

Après six jours de traversé, un aide de camp du Général De Lattre, juché dans le nid de pie du "Bathory" aperçut la côte française le 16 août, vers dix-sept heures. Ce fut un moment d'émotion intense. De tous les bateaux jaillit la plus belle Marseillaise que j'ai jamais entendue et chantée. […]

L'ordre tant attendu de débarquer sur le sol de la Patrie fut donné. Nous quittâmes le "Bathory" par les échelles de coupée pour embarquer sur un L.C.I (landing craft infantery), telles des coureurs de marathon, en dépit de la difficulté à nous mouvoir aisément avec notre pesant barda: sac à dos, ceinture de sauvetage, gourde, gamelle, first aid au ceinturon, et bien d'autres impedimenta, nos têtes enfouies dans les épaules jusqu'au casque lourd, la gorge et les yeux irrités par le brouillard des fumigènes, dans une ronde infernale d'explosions de bombes et de projectiles de D.C.A, dont les éclats retombaient sur le bateau avec un bruit métallique.

Vers dix-neuf heures, une douzaine de bombardiers allemands "Heinkel 111" avaient surgi des collines, prenant pour objectifs les bateaux et les plages, lâchant de nombreuses et meurtrières bombes antipersonnelles qui touchèrent légèrement le "Bathory" que nous venions de quitter. Enfin, après avoir tourné longtemps en rond, le L.C.I racla le sable de la plage de la Foux, au fond du golfe de Saint Tropez. Nous le quittâmes le plus vite possible, presque à pied sec, le cœur battant.

C'était un premier contact brutal avec la terre d'une France que je ne connaissais pas. La nuit étant tombée, nous nous engageâmes dans un étroit sentier balisé par des lucioles, le Génie n'ayant pas eu le temps de nettoyer toute la plage: on se cramponnait au ceinturon de celui ou de celle qui nous précédait. Enfin, nous nous rassemblâmes sur la route côtière et les langues se délièrent! Nous fûmes surprises par l'activité des brancardiers. Nous apprîmes que les bombardiers avaient tué une quinzaine d'hommes. Ils en avaient blessé une soixantaine, presque tous des monteurs de ligne de la 806 débarqués peu de temps avant nous. Le chauffeur du Général De Monsalembert, Philippe Manseur faisait partie des tués.

Je tiens à rectifier une erreur. On voit souvent, dans les revues et les livres une photo de trois jeunes femmes débarquant du L.C.I "U S 33" sur une plage de Provence. Elles sont présentées comme des infirmières ou des ambulancières.


Il s'agit en fait de trois Merlinettes de la sectionAubignac: Yolande Falgurole, Solange Nicoleau, et Mimie Cerdan. […]


Je précise que nous n'avons pas été les premières femmes à débarquer en Provence. Dans la nuit du 14 au 15 août, Suzanne Tillier, sous-lieutenant ambulancière aux commandos d'Afrique, avait touché terre au Rayol Canadel avec l'Etat-major du lieutenant-colonel Houyet. Elle était accompagnée de deux infirmières de la formation Spear.


Au cours de la journée du 15 août, deux groupes de seize ambulancières débarquèrent au volant de leurs sanitaires à la Nartelle avec le C.C1 (Combat command numéro 1) du Général SUDRE. Les infirmières de l'hôpital d'évacuation "422" débarquèrent avec nous. Dans la nuit du 16 au 17 août, deux cents femmes de l'Armée française avaient retrouvé le sol de leur Patrie en Provence.


Mêlées aux colonnes de la 3e D.I.A (Division d'Infanterie Algérienne) et de l'Etat-major, en file indienne de chaque côté de la route pour laisser le libre passage aux véhicules, nous partîmes vers Cogolin, à pied en pleine nuit.


Avec les émotions de la journée, le barda sur le dos, les jambes étaient lourdes. A l'entrée du village libéré quelques heures plus tôt par les Américains, il fallait bien annoncer à ses habitants l'arrivée de l'Armée française! Un retentissant "C'est nous les Africains qui arrivonsde loin..." les fit jaillir du lit en pyjama et en chemise de nuit. Ils ouvrirent précipitamment portes et fenêtres pour acclamer leurs compatriotes. A leur grande surprise ils reconnurent des voix féminines, "Ah! II y a aussi des Françaises !"

dimanche 10 août 2014

La saga de l'été: Le retour de Sarko... Ou pas.

Après le Bleu de l'Océan, la Rivière Espérance, les Yeux d'Hélène, les Cœurs brûlés, le Château des Oliviers, la dernière saga qui rythme nos étés depuis 2012: Le retour de Sarko... Ou pas.

Voilà ce qui a animé la presse, les médias, les réseaux sociaux cette semaine en termes d'actus nationales. Faut dire que pendant la torpeur du mois d'août, les vacances parlementaires, il faut bien qu'on ait quelque chose à se mettre sous la dents.

Qu'à cela ne tienne, Sarko est là pour combler le vide politique de l'été.
Ouf.

Ce type est épatant. Alors qu'il déclarait en 2012 que s'il n'était pas réélu, il arrêterait la politique, il ne cesse depuis lors de faire parler de lui: crise à l'UMP, conférences à 100 000€ de par le monde, crise à l'UMP, interviews par ci par là, crise à l'UMP, photos en Une de Paris-Match, crise à l'UMP et enfin interview à Valeurs Rances Actuelles.

Branle-bas de combat: 
"Mon moteur, c'est le devoir."
"Il ne s’agit pas de la décision de mon plaisir."
"J’aime le Tour de France, parce que la volonté et l’endurance comptent plus que la stratégie et la tactique."
"Plutôt qu’un catalogue de mesures, il veut parler aux Français des valeurs qui les réunissent."
"Il ne faut jamais oublier que nous sommes tous le juif de quelqu’un"
Et le meilleur du meilleur:
"Sa voix est douce, à peine perceptible au milieu de ces notes de Chopin. Rien à voir avec le Nicolas Sarkozy qui a accordé un entretien télévisé, le 2 juillet dernier, à Gilles Bouleau et à Jean-Pierre Elkabbach afin de dénoncer l’acharnement des juges et la chasse à l’homme dont il est l’objet depuis bientôt deux ans."
Cette interview fleuve est un condensé de Sarkozy, du 100% pur jus. Entre tirades tout droit sorties d'un cabinet de consulting et abnégation illimitée pour sauver la France, c'en est presque surréaliste tellement c'est caricatural.
Et les commentaires du journaliste sont tout aussi savoureux. Sa voix douce, une mélodie de Chopin, la souffrance de l'homme harcelé par les juges... Il ne manque plus que le "regard ténébreux avec une larme au coin de l’œil" et on aura en effet le teasing parfait pour une saga de l'été en 6 saisons.

Comprenez bien chers internautes que si Nicolas Sarkozy revient, ce n'est pas de gaieté de cœur. Ce sera un sacrifice, ce sera uniquement pour faire plaisir à celles et ceux qui l'attendent et le réclament. Il fera don de sa personne à la France, comme un autre avant lui.

Mais qui l'attend? Qui le réclame?

A droite, les ténors de l'UMP se sont succédé les uns après les autres pour dire que ce n'était pas une bonne idée. Du côté des militants, même son de cloche.

Finalement, avec un peu de chance, il reviendra, jouira d'une immunité parlementaire et pourra dire aux juges d'aller se faire voir puisqu'ils ne pourront plus "s'acharner" sur lui. Le brave homme s'attend et se réclame lui-même.

Une fois n'est pas coutume, je conclurai en partageant le communiqué du PS qui résume parfaitement ce que cette saga de l'été m'inspire:
"La France est-elle condamnée à commenter les minauderies de Nicolas Sarkozy ? 
Alors que le pays traverse la plus grande crise d'après-guerre, l'ex-président, éconduit par le peuple, croit pouvoir tenir en haleine la France autour de son retour décidé mais non-programmé.
Perclus de mises en cause judiciaires, refusant tout bilan de son passé, n'ayant comme programme que son retour, Nicolas Sarkozy minaude, "J 'y vais, j'y vais pas !"  "Appelez-moi et je verrai".
Ce débat est dérisoire à l'aune des défis de la France, et délétère au regard de la crise de la droite."
Sur ce, je vous laisse, je m' en vais regarder la re-re-rediffusion de Tramontane.

lundi 4 août 2014

Israël, Gaza... Les mots me manquent. Mais pas les maux.

J'ai bien fait de partir en vacance cette dernière quinzaine. Entre les crashs d'avion et la guerre en Israël, cette déconnexion 2.0 m'a fait le plus grand bien.
Même si je dois avouer que les dépêches que je recevais de France Info sur mon téléphone intelligent auraient pu me sabrer sévèrement le moral si je les avais ouvertes.
De toutes façons, là où j'étais, il me fallait 25 minutes au bas mot pour ouvrir ne serait-ce qu'une page internet. Finalement, quand on n'a pas de réseau, c'est pas plus mal.

Mais depuis que je suis rentrée, ces infos continues sur la guerre en Israël, les manifs en France, les statuts des uns des autres sur Facebook et certains tweets me laissent sans voix.

Pendant ces 15 jours dans la Diagonale du Vide, j'ai néanmoins continué à lire les copains. Un billet, parmi tant d'autres, a retenu mon attention: celui de Jegoun, La guerre c'est mal.

Si j'avais eu du réseau, j'aurais pu écrire exactement la même chose.

Je ne suis ni pro ni anti Israël ou Palestine.

Mais ce putain de Hamas qui dirige tout et qui balance des roquettes à tour de bras - quand bien même interceptées à 75% par le Dôme de Fer - et qui expose son peuple à des représailles, ça me fait halluciner.
Et cette putain d'armée israélienne qui balance des missiles sur des écoles, des marchés, des civils, ça me fait halluciner aussi.

Cette guerre est hallucinante. Zéro logique, zéro négociation, zéro modération chez les pauvres spectateurs que nous sommes.

Et quand j'entends que des bouffons de la LDJ ou d'associations pro-palestiniennes manifestent en France pour casser du feuj ou du bougnoule, ça me fait halluciner aussi.

D'une guerre entre deux peuples là-bas, on est passé en France à des manifs anti juives ou anti musulmanes. C'est du grand délire.
J'ai même vu une image de manifestants pro-palestiniens brandir une banderole "Hollande assassin".

Les gens sont cinglés.

Sans parler de celles et ceux qui postent des horreurs sur Facebook et qui - après vérification - s'avèrent être des gros fakes.

Oui la guerre, c'est mal. Et vomir sur le Hamas qui se vante que des femmes, des enfants et des vieillards se sacrifient pour la Palestine, ne fait pas de moi une affreuse anti-palestinienne.
Vomir sur Israël qui tire plus ou moins n'importe où ne fait pas de moi une antisémite non plus.
Mais l'honneur est sauf puisque les Palestiniens sont prévenus par téléphone en mode "attention chéri, ça va couper".

Non. Franchement, c'est à pleurer.

Le Hamas est considéré par le Canada, les USA et l'UE comme une organisation terroriste.
Pour un tir de roquette intercepté ou pour une poignée de membres du Hamas qui franchit un des nombreux tunnels qui mènent à Israël, Tsahal répond au centuple.

Non mais sans déconner, c'est quoi la solution ?

Négocier avec qui? Le Hamas? Israël?

Des années que ça dure, des années qu'on essaie d'y comprendre quelque chose. A tel point que je n'ai plus d'avis sur la question. Oui c'est possible de ne pas avoir d'avis sur cette question.

La guerre, c'est mal. La mort des enfants, des civils est un drame sans nom. C'est même un crime de guerre. La mort de civils israéliens, idem. La mort de soldats? Je m'en fous, ce sont les risques du métier.

Maintenant, on pourrait aussi imaginer que le peuple palestinien se retourne contre ceux qu'ils ont élus en 2006. On pourrait.

Sinon, si comme moi, tu n'y comprends rien mais que tu as un avis sur la question malgré tout, tu peux regarder ça. C'est fort instructif et ça dure 5 minutes.