lundi 15 décembre 2014

Bienvenue dans le monde merveilleux de Nicolas Sarkozy

Free Casa Babylon a déniché une perle - au sens propre comme au figuré - dans l'organigramme de la nouvelle UMP à la sauce Sarkozy: la nomination de Fatima Allaoui, à la formation professionnelle. Tu découvrira son formidable CV chez Free Casa.

Du coup, j'ai voulu en savoir plus sur quelques-uns des "nouveaux" secrétaires nationaux de l'UMP.
  • Madeleine Bazin de Jessey, aux programmes de formation
Fondatrice et porte-parole du mouvement Sens Commun, et militante de la Manif pour tous. Miam.
  • Geoffroy Didier, à l'animation interne
On ne le présente plus. Fameux compère de Guillaume Peltier qui a passé la fin de la semaine dernière en gardav' et avec qui il a fondé le courant "La Droite Forte" qui se situe à l’aile la plus à droite de l’UMP en proposant notamment des quotas de journalistes de droite à la télévision, la suppression de l’AME pour les étrangers en situation irrégulière ou encore la suppression du droit de grève des enseignants. Youpi.
  • Jean-Didier Berthault et Constance Le Grip, aux relations avec les partis étrangers
Le premier, à priori inconnu au bataillon, est pourtant connu (plus ou moins) des Franciliens puisqu'aux dernières élections européennes, il a avait déclaré qu'il se mettait "en retrait de l'UMP dont les méthodes et les valeurs l'éloignent de plus en plus des raisons de son engagement". Il avait été évincé par Geoffroy Didier pour figurer en 5ème position sur la liste. Ambiance.
Pas grand chose à signaler sur Constance Le Grip sinon qu'elle connaît bien Nicolas Sarkozy puisqu'elle a été conseillère municipale entre 2001 et 2008 à Neuilly-sur-Seine. A part ça, une enquête parue dans Le Parisien du 21 septembre 2013 et portant sur le fichage des députés européens par Philip Morris indique que Constance Le Grip est considérée par le fabricant de cigarettes comme « très favorable » à l'industrie du tabac. Voilà.
  • Bruno Beschizza, à la sécurité
Ancien policier, ex-secrétaire général du syndicat Synergie-Officiers. Il est aussi Maire d'Aulnay-sous-Bois dans le 9-3. Yo.
  • Jean-Pierre Door, à la protection sociale
Membre de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques. Il copréside avec Gérard Bapt et Alain Vasselle le club Hippocrate, un cercle de réflexion parlementaire sur les questions de santé. Géré par la société Agora Europe, ce club est financé par les sociétés Générale de Santé, Malakoff Médéric et GSK. Jean-Pierre Door est le rapporteur de la mission d'information parlementaire sur le Mediator et la pharmacovigilance créée à l'Assemblée Nationale fin 2010. C'est marrant toutes ces ramifications entre réflexions, clubs et grosses boîtes.
  • Claude Goasguen, au Grand Paris
Jadis, il fut notamment président de la Corpo d'Assas, partisan de l’Algérie française, soutien de Jean-Louis Tixier-Vignancourt (candidat d’extrême droite à la présidentielle de 1965) et proche d'Alain Madelin, Hervé Novelli, Patrick Devedjian, Gérard Longuet alors membres du mouvement d'extrême droite Occident. Des rumeurs persistent sur son appartenance ou pas à l'organisation néofasciste de l'Ordre Nouveau. Je mène l'enquête mais à priori on a affaire à quelqu'un de tout à fait aware comme dirait le célèbre philosophe Jean-Claude Van Damme. Très impliqué dans les relations avec Israël, il se déclare en septembre 2011, avec 107 parlementaires français opposé à la reconnaissance d'un État palestinien par l'ONU. 
 
Pas de doute: avec les "cadres" déjà nommés dans une ambiance digne d'une fin de match entre le PSG et l'OM, on tient ici une belle brochette.

Et on en arrive à se demander comment Bernard Kouchner a pu imaginer une seule seconde que le PS pourrait faire alliance avec l'UMP pour contrer le FN. A mon avis, c'est plutôt l'inverse qui va se produire.

vendredi 12 décembre 2014

Lamentable Closer, pauvre torchon.

Je ne sais pas ce qui m'a pris de cliquer sur le hashtag #Philippot sur Twitter. Des fois, je me surprends moi-même. Mais en même temps, il est deuxième des "tendances France". C'était donc tentant.

Que les choses soient bien claires: je me fous royalement de savoir avec qui couche Florian Philippot. Tout comme je me fous de savoir qui couche avec qui d'une manière générale. Je n'ai pas lu le Closer qui révélait la liaison de François Hollande avec Julie Gayet, je n'ai pas lu celui qui publiait une photo "volée" du même couple dans les jardins de l'Elysée, je n'ai pas lu le bouquin de Valérie Trierweiler et je ne lirai pas non plus le Closer qui vient de sortir.

  • Parce que c'est un torchon.
  • Parce que c'est le niveau zéro de la presse.
  • Parce que si j'en avais un exemplaire entre les mains, je m'empresserais de le mettre au fond de la litière de mon chat.
Même combat pour Le Point qui récupère l'info en avant-première pour la balancer sur la toile hier.

Mais au-delà de ça, ce qui m'attriste, ce sont les réactions des politiques, et des gens en général. Particulièrement celles des cadres du FN qui n'ont de cesse de taper sur les journalistes, de dénoncer les connivences entre les journalistes et les politiques et qui en font bon usage quand ça les arrange.
Ainsi, Louis Alliot s'est régalé sur Twitter quand Closer a révélé la liaison de François Hollande avec Julie Gayet et, le même Louis Alliot s'offusque aujourd'hui que la vie privée de Florian Philippot soit étalée dans la presse.

Deux poids deux mesures.


Je suis également attristée par ce que renvoient les réactions des "gens". 

Si Florian Philippot avait été photographié en compagnie d'une femme, si Florian Philippot avait été hétéro, personne n'en aurait rien eu à secouer, parce que tu comprends, "l'hétérosexualité, c'est normal", donc en s'en fout. Je me demande quand, oui quand, l'homosexualité deviendra banale, inintéressante, insignifiante, banalisée et acceptée au point que cela ne devienne plus un fond de commerce d'outer les gens comme on dit.

Passées ces premières réactions fort intéressantes tu en conviendras, j'en arrive à me demander si cette histoire n'est pas simplement une fausse paparazzade organisée par Florian Philippot lui-même, uniquement pour servir la communication du parti, en mode "le FN n'est pas homophobe, il ne peut pas l'être puisque l'un de ces cadres est homosexuel", un peu comme Nadine Morano qui n'est pas raciste puisqu'elle a une "amie noire".

Évidemment, là, je nage en plein procès d'intention et nous n'aurons jamais la réponse puisque tout le monde sait que si Florian Philippot porte plainte contre Closer, ce que le journal aura à payer sera bien moins élevé que ce qu'il aura touché grâce aux ventes de ce torchon. Mais j'ose espérer que l'orientation sexuelle de Florian Philippot ne deviendra pas le faire-valoir du FN pour ses prises de positions sur l'homosexualité. Car là, on serait en dessous du niveau zéro de la politique.

Enfin, là où Closer me fait mal à moi, pauvre gauchiste, c'est qu'il réussit un coup de maître: celui de rendre glamour un type d'extrême-droite en faisant de lui un people comme les autres...

Je vomis l'idéologie du FN et je vomis aussi les prises de position de Florian Philippot pour qui je n'ai ni estime ni respect.

Mais je boycotte également ces torchons qui se prétendent presse alors qu'ils ne sont que le reflet d'une surmédiatisation sensationnelle d'épiphénomènes.

Cela dit, il va pouvoir se marier. Une bonne occaz pour remercier François Hollande et Christiane Taubira.

C'est dimanche, c'est fermé, et c'est tant mieux.

On ne parle que de ça depuis des jours: le travail le dimanche. La loi Macron. The Law of the quinquennat.
Cette disposition qui vise à faire passer de 5 à 12 le nombre de dimanches ouverts cristallise les débats et cache tout le reste.
C'est un peu le problème des lois fourre-tout dans lesquelles on te parle à la fois d'autocars, de serruriers, de permis de conduire, de travailler le dimanche, des professions règlementées et des prud'hommes. Autrement dit, tout et n'importe quoi.
Les gens qui ont déjà le permis se foutent royalement de la disposition qui le concerne.
Les gens qui ont le mal des transports se foutent pas mal des autocars.
Ceux qui n'exercent pas de professions règlementées s'en tamponnent le coquillard.
...etc.
Mais par contre, bosser le dimanche, ça, tout le monde a son avis sur la question.
Et en ce qui me concerne, je suis d'accord avec Martine Aubry... Et avec moi-même puisque je n'ai pas changé d'avis depuis l'hiver dernier où j'avais déjà écrit sur le sujet.
Mais que dit la Macron's Law?
En gros, d'après ce que j'ai compris, il n'est pas question « banaliser » le travail du dimanche : le repos dominical doit rester la règle, le travail l’exception. Il semblerait que seules quelques zones (touristiques + gares) soient concernées par le travail dominical + quelques ouvertures exceptionnelles décidées par le maire qui autoriserait aux magasins d'ouvrir jusqu'à 12 dimanches par an au lieu de 5 actuellement. Le tout, uniquement sur la base du volontariat.

MOUARF!

Je vais raconter un truc à Emmanuel Macron qui me lit quotidiennement, cela va sans dire.
Quand tu bosses dans un magasin qui ouvre plusieurs dimanches par an, tu n'as pas le choix. C'est faux, c'est un leurre, une légende urbaine que de penser le contraire. Je parle bien sûr du salarié qui a un contrat à temps plein ou aux 3/4 temps hein... pas de l'étudiant qui ne bosse que le dimanche pour financer ses études. Pour la simple et bonne raison que si tu dis non une fois à ton boss en mode "Ah non dimanche, je peux pas, j'ai poney", il va demander à un autre de ses salariés. Si la fois suivante, tu prétextes une compétition de twirling bâton, il va encore demander à un autre salarié. Puis quand viendra le 12ème dimanche de l'année et que tu diras encore non, il va gueuler et tous tes collègues vont t'en vouloir à mort parce qu'ils vont devoir bosser à ta place ce jour-là. Du coup, tu auras la pression et tu cèderas, contre ton gré. Témoignage certifié vécu.

Donc le volontariat, c'est du flan.

Deuxième volet de cette histoire de boulot dominical, les contreparties salariales. Le fameux dimanche payé double. 

RE-MOUARF!

Oui et non hein. Parce que selon les boîtes, soit on te paie double soit on te file 2 jours de récup... Mais pas le dimanche où on ouvre hein. Ni le samedi parce que tu comprends, le samedi, c'est là qu'on fait notre plus gros chiffre. Et puis tu pourras pas non plus récupérer sur un mercredi parce que Ghislaine est à 80% pour garder ses enfants et que donc, si tu récupères sur un mercredi, on est en sous effectif. Tu comprends hein?
Donc Emmanuel Macron nous promet l'obligation d'une compensation salariale qui devra être inscrite dans la loi et qui devra répondre au principe "pas d'accord, pas d'ouverture".
Sauf que... Hier matin, il racontait plus ou moins le contraire au micro d'une matinale radio:
"Il ne serait pas réaliste d'imposer un doublement de la rémunération pour les salariés qui travaillent le dimanche car certaines petites enseignes n'y survivraient pas."
Au même moment, dans une autre matinale, télé cette fois, Thierry Mandon disait, en gros :
"Oui bon d'accord, cette loi va être amendée, elle va être discutée et puis quoi? Si la majorité des députés souhaitent qu'on limite à 10 le nombre de dimanches ouverts, et bien on limitera alors. Mais cette loi, elle sera votée."
Il a raison je crois. C'est là-dessus que les débats vont se focaliser. C'est là-dessus qu'il faut négocier. Mais moi je dirais que 8 dimanches ça suffit. Largement. Et pour tout le monde quel que soit le domaine commercial: bricolage et jardinage inclus, y compris les supermarchés. 8 dimanche par an et basta. Faut pas déconner. On a quand même autre chose à faire le dimanche que d'aller faire une course de caddies en grande surface non?

Et finalement, la seule vraie question qui vaille, c'est:
"Est-ce qu'il faut vraiment ouvrir partout les magasins 12 dimanches par an pour relancer l'économie alors que les 3/4 des ZAC sont déjà ouvertes tous les dimanches?"

Va pour les zones touristiques et les gares. OK.

Donc je récapitule ma proposition de loi:
8 dimanches par an maxi après autorisation municipale pour les boutiques hors ZAC et zones touristiques avec liberté totale des salariés pour accepter ou pas, à signature du contrat, genre en cochant une case. Ce qui correspond grosso-merdo à la moitié des dimanches de soldes + 2 dimanches avant Noël. Ce qui est largement suffisant.

Non?

Je pose la question.

mercredi 3 décembre 2014

Nicolas Sarkozy rhabille Bruno Le Maire pour l'hiver

Quelle est la probabilité pour qu'un homme politique soit amené à parler de slibard, de calcif ou de sous-vêtements?
A priori: proche de zéro.
C'était compter sans Nicolas Sarkozy qui, après son élection à la tête de l'UMP, a fait preuve d'une grande finesse d'esprit et d'une rhétorique à faire pâlir d'envie Cicéron.

Voilà ce qu'il aurait déclaré au sujet des 30% de Bruno Lemaire:
"Dans un parti, quand il y a un grand favori, n'importe quel couillon peut faire un score de 30%. Mais les voix de Le Maire ne lui appartiennent pas : elles viennent des juppéistes, des fillonistes, des copéistes. Bruno, c'est du pipeau ! Il finira en slip kangourou."
Après la célèbre maxime "Ta mère en slip devant le Prisu", Nicolas Sarkozy inscrit dans l'histoire "Bruno en slip kangourou". Y'a pas à dire, c'est très classe, très fair-play, et très digne d'un type qui se revendique leader de l'opposition.

Moi qui pensais avoir tout entendu avec le "casse-toi pov'con", je dois reconnaître que le bougre en a sous la talonnette. Et ce n'est pas Jean-Luc Mélenchon qui me contredira puisque lui-même considère que:
"Nicolas Sarkozy est un protagoniste de haut niveau qui a une cohérence intellectuelle et qui croit à ce qu'il dit".
C'est ça qu'on appelle une rencontre entre deux grands esprits ou pas?

vendredi 28 novembre 2014

Etre élue de l'opposition à Yerres

Si tu as l'habitude d'atterrir ici, tu sais déjà que je suis élue de l'opposition à Yerres, la sympathique bourgade de Nicolas Dupont-Aigann, "maire le mieux élu de France".
Pas simple donc, tu l'auras compris.
Suite au dernier billet que j'ai consacré au leader de "Debout la France", plusieurs commentaires ont fait mouche dans ma petite tête de mouche.

Il y a d'abord eu celui de Falconhill qui me disait, en gros, que l'attaque permanente contre Nicolas Dupont-Aignan pouvait s'avérer contre-productive si elle n'était pas accompagnée de propositions constructives. Et je suis assez d'accord. C'est pourquoi je l'ai invité à faire un tour sur Vox de Gauche, le site de l'opposition socialiste de Yerres, sur lequel je me tiens un peu mieux et où nous essayons, avec mes camarades et mon collègue élu lui aussi, d'être plus constructifs. D'après les retours que nous en avons, ça plaît.

Il y a ensuite eu plusieurs commentaires d'un "anonyme", à qui j'ai demandé de prendre un pseudo, en vain, qui a dit ça:
"Et pourquoi ne pas parlez de ce qu'il a fait de bien à Yerres ?"
Ce à quoi j'ai répondu: "L'obtention d'une 3ème fleur, l'exposition Caillebotte et un joli centre-ville?", tout en ajoutant que le billet en question ne portait pas sur la politique locale à Yerres mais sur les postures de Nicolas Dupont-Aignan.

Bref. 

Je te mentirais si je te disais qu'être élue de l'opposition à Nicolas Dupont-Aignan était une sinécure. Nous ne sommes que deux élus de gauche et la réception de nos prises de position est proportionnelle à notre représentativité.

Néanmoins, lorsque les soutiens de Nicolas Dupont-Aignan nous opposent les scores des dernières municipales comme seul argument, ça me fait doucement rigoler. Autrement dit: "vous critiquez la politique locale du Maire mais regardez comme il a bien été élu".

Et donc? Devrions-nous nous taire au seul motif que nous sommes hyper minoritaires dans les urnes?

"Le maire le mieux élu de France" avec un taux d'abstention aussi élevé qu'à échelle nationale, ça aussi, ça me fait doucement rigoler aussi.

Enfin, ce n'est pas parce que nous ne sommes que deux élus de gauche que nous devons avaler toutes les couleuvres qu'on nous sert en Conseil Municipal. Comme en témoigne notre dernière discussion sur la préférence nationale affichée dans un dispositif municipal destiné aux jeunes.

 
Par conséquent, quand on a un maire, également député, mais aussi président de parti, et qui plus est, omniprésent dans les médias, je ne vois pas pourquoi on s'interdirait de critiquer (ici ou ailleurs) ses postures, même si elles n'ont rien avoir avec sa politique locale.

Enfin, quand on est élue de l'opposition et qu'on s'oppose aux choix budgétaires du maire, à ses priorités locales, aux secteurs qu'il sacrifie, il est difficilement supportable de l'entendre prendre Yerres en exemple quand il est interviewé sur des sujets tels que la fiscalité, la justice sociale, les quotients familiaux ou la délinquance.

mercredi 26 novembre 2014

Merci Madame Simone Veil

IVG
Il y a 40 ans aujourd'hui, Simone Veil, alors Ministre de la Santé dans le Gouvernement de Jacques Chirac, présentait à l'Assemblée nationale les motifs de son projet de loi relatif à l'interruption volontaire de grossesse.

La suite on la connaît.

Mais la suite aujourd'hui, on la connaît aussi: des hôpitaux qui ne pratiquent pas tous l'IVG, des médecins encore moralisateurs et culpabilisants, le poids de la société et de la famille, le poids de la religion, les tentatives ici où là, en France et ailleurs pour combattre ce droit, les "IVG de confort" version Marine Le Pen, les tentatives de Nicolas Sarkozy pendant la campagne des présidentielles de 2012 pour abolir la contraception des mineures...

L'IVG est un droit fondamental mais loin d'être inscrit dans le marbre des mentalités les plus conservatrices.

Du coup, je ne peux que saluer l'initiative des députés socialistes qui proposent ce jour une résolution visant à réaffirmer le droit fondamental à l’Interruption Volontaire de Grossesse en France et en Europe.

Et bien que je ne cautionne pas tous les positionnements politiques de Madame Simone Veil depuis, je ne peux pas ne pas la remercier d'avoir eu le courage de mener ce combat pour les femmes face à une Assemblée remplie d'hommes.

Merci Madame Veil.


Le one man show (raciste) de Nicolas Sarkozy

Rachida Dati et Rama Yade apprécieront d'avoir été les cautions diversité de Nicolas Sarkozy. Elles ont été ministres, non pas parce qu'elles étaient compétentes, mais parce qu'elles étaient originaires du Maroc, de l'Algérie et du Sénégal.
On appréciera tout particulièrement le passage sur la couleur de peau de Rama Yade.
- "Arrêtez de parler de ma couleur..."
- "J'en parle pas mais ça se voit!"
No comment.


Et nous ne manquerons pas d'avoir une pensée émue pour Nadine Morano et son amie noire et Jean-Marie Le Pen et sa gouvernante noire.

Le niveau zéro de la politique, c'est maintenant.