mercredi 20 juin 2012

Faire de la politique, pourquoi pas?

Le dernier numéro de Elle a échoué chez moi.
Je ne sais pas comment il est arrivé là, je n'y suis pas abonnée.
Mais peu importe.
D'autant plus qu'il comporte un dossier fort intéressant sur les femmes en politique.
Avec une question, vieille comme le monde:

"Les femmes sont-elles des hommes politiques comme les autres?"

Le dossier s'articule autour de 10 questions, 10 préjugés qui ont la peau dure, sur ces femmes qui choisissent d'embrasser la carrière politique, comme les hommes avant elles.

A l'heure où Jean Glavany ironise sur la longueur de la jupe d’Élisabeth Guigou qui brigue elle aussi la Présidence de l'Assemblée Nationale, cette étude tombe à pic.

Je conseille donc à Monsieur Glavany, un peu de lecture. Et pourquoi pas de se tester lui-même sur ces 10 clichés.
  1. "Elles font de la politique autrement"
  2. "Elles sont plus douces, plus empathiques, plus pragmatiques"
  3. "Elles sont meilleures sur les questions de proximité"
  4. "Elles n'aiment pas les rapports de force"
  5. "Elles ne sont pas avides de pouvoir"
  6. "Elles ne s'écoutent pas parler"
  7. "Elles s'autocensurent"
  8. "Elles sont là pour faire joli"
  9. "Elles n'investissent pas les appareils des partis"
  10. "La nouvelle génération va tout changer"
Et puis soudain, en bas de la page 102, je vois ça:
Faire de la politique
Ni une, ni deux, je sais combien ces tests sont débiles... mais cela fera une bonne conclusion à ce billet, je me rends sur le site Elle.fr
Bon déjà, je suis déçue, le titre du test n'est pas tout à fait le même: "Pourriez-vous vous lancer en politique?"
Il y a quand même une grande différence entre faire de la politique et se lancer en politique, mais passons.
Je réponds donc à mes 12 questions, et voici mon résultat:
Dîtes donc, vous vous entraînez en cachette, non ?
A voir vos réponses, vous êtes soit déjà engagée en politique, soit prête à vous lancer très prochainement. Hyper énergique, vous ne tenez pas en place, surtout quand il s’agit de défendre vos idées et vos idéaux. Pas timide, vous n’hésitez pas à foncer dans le lard de ceux qui ne sont pas d’accord avec vous. Et dès qu’il est question de politique, tout le reste passe au second plan !
C'est pas faux hein...
En même temps, vu les questions posées, difficile d'arriver à une autre conclusion.
Alors quoi?

Vais-je me lancer en politique?
Oui peut-être.

Vais-je faire de la politique?
J'en fais déjà.
Parfois c'est de la politique de comptoir mais j'assume.
Parfois c'est sur le terrain.
Parfois c'est aussi sur ce blog.

Alors je vais continuer. A mon niveau.
Mais ça ne m'empêchera pas de continuer à raconter des âneries ou à parler d'autre chose.

Et qui sait, peut-être qu'un jour je rentrerai dans le rang des femmes qui ne s'intéressent qu'à des "trucs de meufs": la mode, les bébés, le maquillage, le shopping...

Euh... non... je crois qu'ça va pas être possible en fait.

Oui, les préjugés ont la peau dure...

4 commentaires:

  1. Parfois, le problème est que certains gros réacs de tout bord pensent que les femmes ne peuvent pas être aussi voire plus intelligentes qu'eux, mais comme ils sont limités, ceci explique cela...

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    1. Si c'était seulement une question d'intelligence, il serait alors facile de prouver le contraire. Je pense plutôt qu'il s'agit d'un obstacle culturel et historique qui empêche certains hommes de partager le pouvoir avec les femmes qu'ils jugent inaptes à cet exercice pour toutes les raisons évoquées ici.

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  2. Bon d'accord mais tout ça ne répond pas à une question essentielle : Quelle est la longueur de la jupe de Jean Glavany ? la rédaction de Elle est infoutue de poser les bonnes questions...

    OK , je sort

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    1. Puisqu'il part à la pêche aux moules on peut supposer que son futal est court, qu'il est en minijupe ou en short.

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