samedi 31 mars 2012

Quand Nicolas Sarkozy invente les ZAP : Zones d'Abandon Présidentiel

Nicolas Sarkozy est un menteur. Je l'ai déjà dit mais je le répète.
Celui qui se vante d'avoir œuvré en faveur des quartiers populaires à la mémoire courte. 
Car il n'a fait que les abandonner pendant 5 ans... Et depuis longtemps. Bien avant qu'il soit président de la République.
Pour mémoire, Nicolas Sarkozy, c'est celui qui affirmait quand il était Ministre de l'Intérieur, que les jeunes de banlieue étaient de la racaille, de la gangrène, qu'il fallait éradiquer au Kärsher.
Nicolas Sarkozy, c'est celui qui refuse de voir la vérité en face: hausse de la pauvreté, hausse du chômage, aggravation des discriminations, accroissement des inégalités et de l’échec scolaire.
Celui qui nie les immenses difficultés, quand il déclare : "Y a-t-il eu une explosion dans les banlieues depuis 5 ans?", ignorant notamment les graves événements qui se sont déroulés à Villiers-le-Bel en 2007 et à Grenoble à l’été 2010.
En 2007, dans son projet présidentiel, il affirmait : "Je consacrerai beaucoup d’argent aux banlieues, dans l’éducation, la formation, la rénovation urbaine, les services publics, les transports, l’activité économique. Je n’accepte pas qu’on se soit résigné à laisser se développer tant de ghettos scolaires et urbains".
  • Alors que depuis 2008, le budget de la politique de la ville a été divisé par deux.
  • Alors que le réseaux associatif est à l'agonie. Après avoir chuté pendant 4 ans, la dotation de l'Agence nationale pour la cohésion sociale et l'égalité des chances (Acsé) va encore fondre de 10% sur la période 2011-2013. 
  • L'investisseur le plus important dans les quartiers n'est pas la France... Mais le Qatar.
  • Le Plan Marshall des banlieues tant de fois annoncé, tant de fois défendu, et finalement tellement attendu. Le budget pour la rénovation des quartiers a été scalpé, sabré, amputé de 93 % sur 5 ans.
Résultat, les quartiers, les banlieues sont devenues des Zones d'Abandon Présidentiel: des ZAP dans lesquelles:

vendredi 30 mars 2012

Des liens dans les commentaires

liens
Ce message n'a pas vraiment vocation a être RT massivement ou à buzzer, c'est plus un pense-bête perso parce que j'ai jamais réussi à activer un lien dans les commentaires que je laisse chez les uns et chez les unes.

Du coup, je note la balise ici bien au chaud, histoire de l'avoir toujours sous le coude:

<a href="LIEN"> MOTS </a>

Et je remercie au passage Gaël qui m'a refilé la formule.

Sexe, neurones et boisson: ce qu'il faut savoir avant de voter

3 études élaborées depuis janvier ont buzzé sur la toile.
L’idée, c'est de croiser les résultats de ces 3 enquêtes pour répondre à cette p*****n de question qui peut en tarauder beaucoup – je pense aux indécis-e-s qui ne savent pas pour qui voter... A savoir :

Vaut-il mieux voter à gauche ou à droite ?

Côté sexe
Plus on vote aux extrêmes ou au centre, moins on est satisfait sexuellement.
Quant aux champions de la satisfaction au plumard, ce sont les électeurs de François Hollande.


jeudi 29 mars 2012

#UMPFN : on y est !

Et je vais en remettre une couche aujourd'hui.
Car entre temps, le Wall Street Journal a publié un édito intitulé "Nicolas Le Pen" (13 mars 2012) et Le Nouvel Obs publiait hier un article ayant pour titre "Nicolas Le Pen est de retour".



Bref, un début d'année plus qu'à droite qui a vu en vrac :
Le voilà aujourd'hui qui parle de "vagues incontrôlées de l’immigration" et de "musulmans d'apparence"
Un discours qui n'est pas sans rappeler celui de Marine Le Pen qui questionnait il y a peu : "Combien de Mohamed Merah dans les bateaux, les avions, qui chaque jour arrivent en France remplis d'immigrés?", "Combien de Mohamed Merah parmi les enfants de ces immigrés non assimilés ?"

Nicolas Sarkozy ironise.
Comme il sait si bien le faire.
S'étonnant dans ses meetings qu'on lui reproche de "chasser sur les terres du FN". "Ah bon? Le FN aurait-il des terres ? Ou une chasse gardée?"
Et bien oui Nicolas Sarkozy, la terre du FN, sa chasse gardée, c'est la stigmatisation des immigrés. C'est :
  • l'amalgame entre immigrés et communautarisme
  • l'amalgame entre immigration et extrémisme
  • l'amalgame entre immigration et terrorisme
  • l'amalgame entre couleur de peau, confession religieuse et origines
C'est tout ça. Et ça pue. Et là, je rejoins Nicolas Sarkozy - une fois n'est pas coutume - elle sent mauvais cette polémique.
Elle sent mauvais parce qu'elle ravive le spectre d'un racisme latent en France, d'un racisme refoulé, d'un racisme décomplexé... 
D'un racisme ordinaire.
Celui qui ouvre la porte au délit de faciès, le délit de sale gueule en somme.
Celui qui offre un boulevard aux recruteurs qui refusent les candidatures de demandeurs d'emploi "issus de l'immigration"?
Et ça veut dire quoi au juste "issu de l'immigration" ?
Ça désigne qui ?
Les enfants et les petits-enfants de celles et ceux que la France a fait venir par milliers pour faire tourner le moulin des Trente Glorieuses?
Les enfants et les petits-enfants qui sont né-e-s en France ?
Celles et ceux qui ont la peau un peu trop foncée pour prétendre faire partie intégrante de ce pays à la sacro-sainte tradition "judéo-chrétienne" ?
Pendant combien de temps vont-ils encore être "issus de l'immigration" ?

C'est à toutes ces questions que Nicolas Sarkozy doit répondre s'il veut sortir des terres du FN... 
Mais comme il n'a pas de programme, la tâche s'annonce ardue.

Jacques Séguéla et la "salope"

Ce matin, sur Néo, Jacques Séguéla a traité Audrey Pulvar de "salope". 
Pas en face à face non.
Dans son dos.
Courageusement.
Et avec classe.
Sans doute en réaction à un face à face pour le coup.
Un face à face musclé qui avait opposé Audrey Pulvar et Jacques Séguéla dans l'émission On n'est pas couché le 1er octobre 2011.
Celle-ci avait démontré avec brio, par A + B que Jacques Séguéla vivait "dans une bulle" et qu'il faisait preuve d'indécence en déclarant dans son livre que les Français n'étaient pas en phase avec leur époque.
Que s'ils étaient en phase avec leur époque, ils "aimeraient" Nicolas Sarkozy.

Jacques Séguéla, celui-là même qui a été décoré de la Légion d'Honneur en 2008.

Celui-là même qui a déclaré :
  • Comment peut-on reprocher à un président d'avoir une Rolex? Tout le monde a une Rolex. Si à 50 ans on n'a pas une Rolex, on a quand même raté sa vie! (France 2 - Télématin - 13/02/09)
  • En Chine, qui est le cinquième pays au monde dans le bonheur, le salaire moyen d'un Chinois est 10 % du SMIC et ils sont heureux (BFM TV - 03/01/11)
  • Le Net est la plus grande saloperie qu'aient jamais inventée les hommes! C'est Dieu vivant! Car le Net permet à tous les hommes de communiquer avec les autres hommes. En quelques secondes, le Net peut détruire une réputation! (France 2 - On n'est pas couché - 10/10/09)
  • Que des Chinois qui gagnent dix fois moins que nous trouvent le plaisir du travail, aient envie de bouger, ça devrait nous donner envie de grandir. C'est ça qui nous manque. (BFM TV - 03/01/11)
  • La communication d’aujourd’hui sort des tripes, pas des neurones. (Canal + - 7 février 2006)
Alors, en guise de conclusion, 3 citations :
  • Audrey Pulvar à Jacques Séguéla : "Mais putain ! Dans quel monde vous vivez?"(On n'est pas couché - 01/10/11)
  • Pierre Desproges à propos de Jacques Séguéla : "Jacques Séguéla est-il un con? La question reste posée. Et la question restant posée, il ne nous reste plus qu’à poser la réponse. Jacques Séguéla est-il un con ? De deux choses l’une : ou bien Jacques Séguéla est un con, et ça m’étonnerait tout de même un peu, ou bien Jacques Séguéla n’est pas un con, et ça m’étonnerait quand même beaucoup.(Réquisitoire contre Jacques Séguéla / Tôt Ou tard CD 2 - Éditions du SEUIL)
  • Alain Rey, auteur du Dictionnaire historique de la langue française. Salope : mot qui désigne d’abord une femme sale, ou toute personne très malpropre (1690). Femme dévergondée (1775). Prostituée (1808). Injure pour les femmes (1877). Terme intensif de mépris adressé à une femme ou à un homme (salaud, masculin de salope, XXe siècle)
Alors finalement, le mot "salope" dans la bouche d'un communicant qui soutient Nicolas Sarkozy, c'est lamentable. C'est même l'incarnation de la méprisance. Et même d'une certaine forme de méprisance sexiste par-dessus le marché.
Comment peut-on reprocher à un président d'avoir une Rolex? Tout le monde a une Rolex. Si à 50 ans on n'a pas une Rolex, on a quand même raté sa vie!

mercredi 28 mars 2012

Toi aussi : joue avec Nicolas Sarkozy

Ta mission si tu l'acceptes : endosser le costume et les talonnettes d'un président en campagne. Différents tableaux t'attendent:
  • plusieurs grandes villes de France,
  • des plateaux de télévision,
  • mais aussi l’Élysée. Car tu es à la fois président et candidat.
Mais plusieurs obstacles jalonneront ton parcours. Et fais bien attention car tes ennemis sont polymorphes.

Les musulmans d'apparence
Tu devras faire attention aux musulmans d'apparence. Ils arrivent souvent par vagues.
Pour vérifier, il faudra te servir de ta loupe qui se trouve dans ton inventaire, accessible par un double clic à l'extrême droite de ta souris tout en maintenant enfoncée la touche "Fn".

Les syndycos
Tu devras te méfier des syndycos. Ce sont de petites créatures qui évoluent toujours en groupe. Elles peuvent surgir de nulle part mais fais attention : un syndycos peut en cacher des dizaines d'autres.
Pour combattre les syndycos, tu trouveras également dans ton inventaire des CRS, des gaz lacrymogènes et des matraques.
Pour les actionner, appuie sur la même touche"Fn" et effectue un moulinet avec ta souris, toujours vers la droite.

Mais ce ne sont pas tes seuls ennemis.

Les couillons
Tu devras aussi affronter affronter des couillons. Les couillons, ce sont des créatures qui se déplacent avec un gros chargement sur leur dos : caméras, micros, dictaphones, appareils-photo... Tu ne pourras pas les louper, il se déplacent en groupe et les flashes de leurs appareils crépitent et font du bruit.

Les gauchos
Tu devras aussi combattre les gauchos. Mais prudence, ils sont encore plus nombreux que les syndycos. Ils évoluent aux quatre coins du pays. Ils sont très optimistes, et ça t'agace prodigieusement. Tu devras, pour les combattre, atteindre le dernier tableau. Celui qui s'appelle "6 mai 2012". C'est très difficile car tu es donné perdant d'avance. Pour y parvenir, il faudra que tu appuies sans cesse sur la touche "Fn", tout en sautant en l'air, en faisant des pas chassés et en activant les dialogues pour parler le plus possible.

Pour riposter contre tous tes ennemis quels qu'ils soient
Tu pourras activer les insultes qui se trouvent également dans ton inventaire.
Trois te sont proposées. De la plus violente à la plus faible.
Pauv'con, couillon et nul. Mais attention : tu ne dois pas en abuser, au risque de te faire de nouveaux ennemis.

Rassure-toi, tu n'as pas que des ennemis. Tu as aussi des allié-e-s.

Le clan Bettencourt
Impossible de savoir réellement combien ils sont. Mais comme ils sont très riches, ils peuvent te donner un peu d'argent pour financer ta campagne par exemple, ou pour t'acheter de nouvelles armes de campagne.

Tes hommes de main
Ils s'appellent Jean-François Copé, Henri Guaino et Claude Guéant. Ils te suivent partout. Fais donc bien attention quand tu agites tes bras, tes pieds et tes gaz lacrymogènes, de ne pas leur mettre un coup au passage. Tu perdrais des points.
Claude Guéant te sera très utile aussi pour détecter les musulmans d'apparence.
Quant à Henri Guaino, si tu le titilles un peu, il pourra sans doute de procurer de nouvelles insultes à utiliser contre tes ennemis.
Jean-François Copé, lui, pourra te faire entrer en contact avec d'autres personnages puissants qui pourraient t'être très utiles.
Mais attention, si tu fais appel à Jean-François Copé ou au clan Bettencourt, tu dois être sûr de venir à bout du 6e tableau. Car sinon, si tu perds, tu ne pourras plus jamais rejouer.

Tes alliés notoires
Ils sont nombreux mais pas souvent futés. Gérard, Christian, Véronique, Enrico, Jean ou encore Mickaël. Fais particulièrement attention au dernier, c'est un boulet. Et comme tes 3 hommes de main, ils te suivent partout. Tu pourras aussi activer le Gérard pour bousculer les autres car il est fort, grand et gros.

Ton parcours
Il est semé d'embuches tu l'auras compris.
Mais certains objets, si tu les attrapes, peuvent de faire gagner des points : des rolex (pour ta collec), des talonnettes (pour être un peu plus grand) ou encore des matraques (pour que tu puisses avoir à ta disposition un peu plus de CRS).
Mais tu le découvriras par toi-même.

Allez, on ne va pas tout te dire
car sinon ce serait trop facile...

mardi 27 mars 2012

Bref, j'ai écouté #RadioHollande

 
Lundi 27 mars 2012, la blogosphère et Twitter ne parlent que de ça : le lancement de la webradio de François Hollande à 18h.
18h : je suis au taquet sur mon PC pour écouter Pierre Lescure, Guy Carcassonne, Mehdi Mebarki, Ségolène Royal, Ambre Cerny, Constance Rivière, Fred Musa, Samuel Jequier...etc.



Au programme : 
  • Ariane Vernet en duplex de Bondy
  • Guy Carcassonne, l'un des plus grands constitutionnalistes
  • Meilleurs extraits des meilleurs discours de François Hollande
  • Ségolène Royal en libre antenne avec les auditeurs-trices
  •  La rubrique Twitt'n Blog
  • Et du son... Du bon son
Ça envoie du lourd dans mes oreilles. 


Guy Carcassonne rappelle que le quinquennat de Nicolas Sarkozy a été marqué par la complète disparition du 1er ministre qui n'a quasiment pas existé, le tout au profit d'un président omnipotent.

Il rappelle que personne n'a les capacités pour assurer ainsi une telle omnipotence.

Il en conclut que Nicolas Sarkozy est un président qui bafoue la Constitution en ne respectant pas la répartition des responsabilités.

Les annonces législatives de Nicolas Sarkozy après les tueries de Montauban et Toulouse ne sont que des effets d'annonces : "Un problème, une loi : c'est un réflexe pavlovien".

La proposition 53 sur l'indépendance de la justice est décortiquée en long, en large et en travers par Constance Rivière.

Samuel Jequier confirme que l'UMP siphonne l'électorat du FN et qu'elle a dramatisé "à outrance" le 1er tour.

Au bout de 20 minutes d'antenne, l'émission est déjà en 2ème TT.

Une heure plus tard, elle est n°1 en TT monde.

Entre temps, elle a balancé les Talking Heads.
Du lourd dans mes oreilles.
Ça nous change de la playlist de Nicolas Sarkozy!

Entre temps, on a eu le droit à la chronique Twitt'n Blog qui recense le meilleur et le pire de la blogosphère et de Twitter.
Côté meilleur : Sarkofrance, intox2007 et Gérard Filoche.
Côté pire : 2 tweets de Jean-Pierre Raffarin. Dont un qui semble avoir disparu de sa TL (?) et dans lequel il disait que les 2/3 de ses étudiants avouaient vouloir voter pour Nicolas Sarkozy mais que la plupart d'entre eux sont étrangers. Jean-Pierre Raffarin favorable au vote des étrangers?

Et enfin, dernière partie de l'émission : Ségolène Royal répond aux questions des auditeurs-trices. Et je n'en citerai qu'un seul (Daniel, de Paris): "Camarade Royal, bonjour!" qui lui demande d'expliquer les positions de François Hollande sur le quotient familial.
Ségolène Royal, efficace, répond très clairement à la question, rappelant que non : contrairement à ce que prétend l'UMP, François Hollande ne supprimera pas le quotient familial. A bon entendeur !
 
Bref. J'ai écouté RadioHollande.
Et j'ai kiffé

Quand les apparences sont trompeuses... #musulmandapparence

"Je rappelle que deux de nos soldats étaient… comment dire… musulmans, en tout cas d’apparence puisque l’un était catholique, mais d’apparence, comme l’on dit de la diversité visible."
Nicolas Sarkozy qui a l'apparence d'un homme de bon sens, n'en est en fait pas un.
Il faut se méfier des apparences disait ma grand-mère : "tu sais, l'habit ne fait pas le moine". 
Et bien aujourd'hui, sous la soutane du moine se cache un homme qui a l'apparence d'un président, d'un candidat, d'un Français.
Mais les apparences sont souvent trompeuses car en fait il s'agit d'un homme qui n'a plus la carrure d'un président, qui ne se comporte ni comme un président ni comme un candidat digne de ce nom, et qui est d'origine catholique... Euh pardon, d'origine hongroise et de confession catholique.

Apparemment, être en roue libre, ça ne lui convient pas trop à Nicolas Sarkozy...
Autant ses discours, qui sont en apparence sans surprise, plaisent apparemment à ses militant-e-s et ne sortent pas trop des sentiers battus.
Autant, répondre spontanément à des question ne lui convient pas trop, apparemment en tous cas, puisqu'il se laisse alors aller à des dérapages verbaux qui n'ont rien à envier à celles et ceux qui ne se fient qu'aux apparences pour juger autrui.

Point Godwin
Comme disait Jean Anouillh dans Le Rendez-Vous de Senlis en 1941 : "Les apparences suffisent largement à faire un monde"... Ouais surtout en 1941! Tu m'étonnes!
Hier, Cycee n'était pas fière d'avoir atteint le point Godwin en seulement quelques lignes... Certes... Mais comment l'éviter tant la comparaison paraît évidente?
Comment ne pas penser aux déclarations les plus sordides des années 1930-1945 basées sur des soit-disant études anthropométriques permettant de "détecter" un-e juif-ve dès le 1er coup d’œil?

Changer d'apparence pour sauver les apparences?
Est-ce à cela que vont être réduit-e-s tous-tes celles et ceux qui ont peur de la stigmatisation?
Renier qui on est pour se fondre dans le décor d'un monde qui ne tolère les différences d'apparence que dans les beaux discours ?

Nicolas Sarkozy est désespérant.
Désespérant dans ses paroles.
Désespérant dans ses actes.

Et pas qu'en apparence.

Parce que quand on gratte un peu et qu'on dépasse les apparences, il est toujours :
Désespérant dans ses paroles.
Désespérant dans ses actes.

"Rien n'est si dangereux qu'un imbécile qui a les apparences d'un homme intelligent"
(Edouard Herriot, Notes et maximes inédits, 1961)

lundi 26 mars 2012

Chassez le naturel il revient au galop. Nicolas Sarkozy, président d'apparence raciste

Invité du matin = Chagrin

Bon et bien je n'aurai pas eu à chercher bien longtemps le sujet de mon prochain billet, Nicolas Sarkozy m'a mâché le boulot.
Ce matin, invité sur France Info, il s'est exprimé sur les tueries de Toulouse et Montauban.



Quand soudain, j'entends ça :
"Les amalgames n’ont aucun sens. Je rappelle que deux de nos soldats étaient… comment dire… musulmans, en tout cas d’apparence puisque l’un était catholique, mais d’apparence, comme l’on dit de la diversité visible. Et ça serait particulièrement odieux cet amalgame parce que deux Français musulmans ont été assassinés, parce que soldats, par Merah.»

Voilà. Voilà.

Conseil pour plus tard à Nicolas Sarkozy : ne chassez pas le naturel, il revient toujours au galop. 

Aujourd'hui, je parle du "délit au faciès" comme on dit poliment...
Ou comme on entend au quotidien "le délit de sale gueule".
Celui-là même qui alimente les clichés, les amalgames, le racisme ordinaire en somme.
Coïncidence : samedi dernier dans mon bon vieux RER D, j'entends une connasse femme dire à sa copine :"nan mais tu te rends compte, ce matin dans le wagon, j'étais la seule blanche" (n'oubliez pas l'accent "patate-chaude" et les sifflements des T et des S pour une retranscription plus vraie que nature de cet échange)
Voilà voilà.

Racisme ordinaire, racisme refoulé : 
- Peut-on savoir quelle est l'apparence d'un musulman?
- Peut-on savoir quelle est l'apparence d'un juif?
- Et celle des cathos, elle est comment l'apparence?

Comme pour se dédouaner de ce dérapage verbal, Nicolas Sarkozy fait référence à Marine Le Pen qui déclarait ce week-end : "Combien de Mohamed Merah dans les bateaux, les avions, qui chaque jour arrivent en France remplis d'immigrés? [...] Combien de Mohamed Merah parmi les enfants de ces immigrés non assimilés?"
Et il lui répond : "Dès qu'il y a quelque chose d'outrancier à dire, on peut compter sur Marine Le Pen".

Et bien qu'il se rassure : on peut aussi compter sur lui !

dimanche 25 mars 2012

Nicolas Sarkozy et "les gosses de banlieue" : mais c'est qu'ils parlent bien pour des...

Depuis avant-hier sur la toile, plusieurs sites relaient les propos (plus ou moins) OFF de Nicolas Sarkozy au sujet de l'échange assez vif (euphémisme) qu'il a eu avec Thibault Baka le 12 mars dernier au cours de l'émission Paroles de Candidat sur TF1.
En déplacement à Meaux quelques jours plus tard, Nicolas Sarlozy aurait déclaré au sujet de Thibault Baka "Il parlait très bien pour un ..." Sans finir sa phrase.

"Mais pour un quoi monsieur le Président? Pour un noir, un banlieusard, un fils d’immigré? Pourquoi ne pas finir votre phrase? Peur de "déraper" une nouvelle fois? Plusieurs journalistes présents lors de ce déplacement ont relevé vos mots, une caméra était d’ailleurs présente… Mais rien n’a été diffusé (étonnant).
Aujourd’hui, vous voulez construire une France forte, mais elle ne le sera jamais tant que le racisme ordinaire battra son plein. Nous sommes tous Français, libres en droits, égaux en devoir. Nous voulons continuer à vivre dans la fraternité pour faire avancer la France.
Je vous prierai donc à l’avenir d’éviter ces éléments de langage qui divisent les Français. Les mots ont des conséquences qui peuvent être graves. Très graves." (source)

Polémique naissante? Sans doute... Mais on n'en est plus à une près pour Nicolas Sarkozy qui parlait hier de "racaille" et qui parle aujourd'hui de "gosses de banlieue".
Que s'est-il donc passé ce 12 mars dernier sur TF1 entre Nicolas Sarkozy et Thibault Baka pour qu'il ait été à ce point stupéfait qu'un "gosse de banlieue" puisse s'exprimer aussi bien?

Flash-back

Nous sommes le lundi 12 mars 2012. Nicolas Sarkozy est l'invité de l'émission Paroles de Candidat sur TF1.
De mon côté, je suis au 59 avenue de Ségur, Paris 7e, au QG de campagne de François Hollande pour participer à ma première Riposte Party, la 12e pour le candidat que je soutiens.
L'émission est déjà commencé depuis 23 minutes quand Thibault Baka, 29 ans "de Villiers le Bel" prend la parole. Acteur associatif, il est aussi l'auteur du Bon Lieu, paru le 11 novembre 2011. 
Le Bon lieu, Irina, 2011.
1er round
Décharge électrique sur le plateau : l'échange entre Nicolas Sarkozy et Thibault Baka secoue les plus amorphes des (télé)spectateurs.
En 30 secondes, Thibault Baka dénonce la mauvaise image des banlieues, régulièrement relayée par les médias, et "surtout par vous Monsieur Sarkozy" : délinquance, assistanat, violence... j'en passe et des meilleures.
Thibault Baka accuse (à juste titre il faut bien le dire) Nicolas Sarkozy de ne pas faire confiance aux jeunes des banlieues. Au lieu d'encourager les entrepreneurs comme Thibault Baka, les gouvernement favorise les investissements les USA ou du Qatar dans ces quartiers. 
La réponse de Nicolas Sarkozy - qui va patauger un bon moment dans la semoule - ne convainc pas Thibault, et l'échange tourne rapidement en faveur de ce dernier qui met Nicolas Sarkozy au pied du mur de ses mensonges et de ses contradictions.
Nicolas Sarkozy amorce sa réponse en évoquent le plan de l'ANRU (Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine), "financé par les gens qui travaillent" (sous-entendu: contrairement à ces feignasses de banlieusard-e-s assisté-e-s), pour démontrer à Thibault qu'il n'y a pas que les USA et le Qatar qui investissent dans les banlieues.
Immédiatement, Thibault Baka coupe la parole à Nicolas Sarkozy. "Votre discours, je le connais, c'est du réchauffé. Il ne suffit pas de mettre un coup de peinture sur nos immeubles... Ma question porte sur l'emploi!"
Douce euphorie au 59 avenue de Ségur : Nicolas Sarkozy est en train de se faire malmener par un acteur associatif, entrepreneur, auteur, vivant en banlieue, et maîtrisant visiblement mieux que lui le sujet.
Nicolas Sarkozy lui rappelle que les internat d'excellence ont été créés "exclusivement pour les gosses de banlieues"... On notera au passage la grande classe de l'expression dans la bouche du (président) candidat :"on leur a donné une chance à ces gosses".

2ème round

Thibault Baka rappelle à Nicolas Sarkozy qu'il a dit que si on n'aimait pas la France, on devait la quitter...
Applaudissements au 59 avenue Ségur, Thibault Baka vient d'envoyer Nicolas Sarkozy dans les cordes qui soutient mordicus qu'il n'a jamais dit ça.
Nicolas Sarkozy perd un peu ses nerfs et lui répond "Qu'est-ce que j'ai fais ? 30% de gosses de banlieue dans toutes les classes préparatoires [...] La société n'est pas responsable de tout [...] Il y a des gens formidables en banlieue".
Blablabla blablabla... Pas facile d'être crédible et de faire oublier la "racaille" et le "kärsher" de 2005.
L'échange dure 1/4 d'heure et... Nicolas Sarkozy n'a répondu à aucune des questions de Thibault Baka. Il a présenté son bilan (que tout le monde connaît) et il a manifesté un mépris certain pour ceux qu'il appelle (au moins trois fois en 1/4 d'heure) "les gosses de banlieues".

22h30

Je quitte le 59 avenue Ségur pour rentrer dans ma banlieue avant le dernier RER. Ragaillardie par cet échange qui me conforte dans mes positions. Autant qu'il m'inquiète sur les capacités du candidat Nicolas Sarkozy à réconcilier la "2ème France" de Thibault Baka avec l'autre: celle du candidat de l'UMP qui stigmatise la banlieue en la considérant comme un ramassis d'incapables, assistés, voyous, délinquants, dealers, racaille et "gosses de banlieue".

vendredi 23 mars 2012

Nicolas Sarkozy, lamentable et têtu sur le mariage homosexuel

N. Sarkozy, Têtu n°176, p. 98



A contre-courant de la mouvance actuelle (Toulouse, RAID, Merah, sécurité), je voudrais revenir sur l'interview de Nicolas Sarkozy accordée à Têtu à la fin du mois dernier.
Pas de chance pour Têtu, le numéro en question est sorti mercredi, le jour où l'assaut du RAID a été lancé contre Mohamed Merah.
"Priorité à l'info" oblige, les envolées lyriques de Nicolas Sarkozy sur les questions LGBT sont passées inaperçues. Tant mieux pour lui. Tant pis pour les autres.





Florilège :
"Les homosexuels sont des citoyens comme les autres"
Sauf qu'ils-elles n'ont pas les mêmes droits que les autres justement.

"Le pape est un homme assez ouvert"
Ami-e-s cathos, rassurez-vous, toujours pas de légalisation du mariage religieux gay à l'ordre du jour.

"En 2007, j'ai pensé qu'on pouvait faire un contrat d'union civile en mairie. après analyse, les juristes ont indiqué qu'il était anticonstitutionnel de réserve ce contrat d'union civile aux seuls homosexuels, qu'il devait aussi être ouvert aux hétérosexuels. Du coup, ce n'était plus le mariage des homosexuels entre guillemets, mais un substitut au mariage. [...] Une telle disposition aurait vidé le mariage de tout son sens".
PACS, contrat d'union civile, mariage... Mais surtout des guillemets un peu partout. Nicolas Sarkozy est nul en matière d'égalité hommes-femmes on le savait déjà, mais il est surtout nul et immobiliste en matière de droits LGBT.

"Reste le lieux où est signé le PACS: le greffe du tribunal, je reconnais que ce n'est pas très gai".
On appréciera le jeu de mot.

"Devant un notaire, c'est beaucoup mieux".

A la question, "Chistian Vanneste n'est pas isolé dans les rangs de l'UMP?"
La réponse laisse sans voix : "Qui d'autre?"
Brigitte Barèges, Jacques Myard par exemple.... mais si on cherche un peu, on en trouvera d'autres j'en suis sûre.
Bref. L'interview n'ira pas plus loin sur ce sujet. Nicolas Sarkozy ne semble pas assumer la présence avérée d'homophobes dans les rangs de l'UMP.

"Si on dit mariage, ça veut dire adoption"
Nicolas Sarkozy étant contre l'homoparentalité, c'est donc non.
Nicolas Sarkozy considérant que pour adopter, il faut forcément être mariés, ce sera encore non. Deux fois NON.

"De là à faire une loi pour dire qu'une famille, c'est un père et une mère ou deux pères ou deux mères, je ne le ferai pas".
CQFD. Ceci explique cela.

Sur le statut du beau-parent.
"Je ne sais pas comment régler le problème aujourd'hui".
"Vous pouvez dire que j'ai reculé, oui. Ça ne me gêne pas. je n'ai pas trouvé la solution."
"Je pense qu'il faut laisser la situation en l'état, dans une zone un peu indécise, qu'on n'est pas obligé de légiférer sur tout, de voter des lois sur tout".
Voilà : immobilisme, incapacité, manque de courage, décalage avec la société.
Qui va enfin dire à Nicolas Sarkozy que s'il était pour le mariage homosexuel, ça règlerait tous ses soi-disant cas de conscience? Ses hésitations? Ses tergiversations législatives?

Et il conclut... Attention, sortez les cotillons :
"Je suis un homme qui aime le changement, qui aime la réforme, qui aime les idées nouvelles".

Enfin, je finirai là-dessus : le 20 mars, le site d'RMC publie une synthèse de cette même interview mais le chapeau est une citation de François Hollande qui promet le mariage homosexuel pour 2013. Déclaration qu'il a faite dans une interview parue dans le même numéro.

Aussitôt le site a été pilonné par des commentaires tous plus agressifs les uns que les autres, à de très rares exceptions près. Hasard du calendrier, il a fallu que ce numéro de Têtu sorte dans les kiosques au moment-même où l'assaut final était lancé contre le fou furieux de la tuerie de Toulouse.

Aussitôt, les commentaires ont crié à la récupération mélangeant sans complexe les deux actualités : la promesse de François Hollande et l'assaut du RAID.

Aussitôt on a vu fleurir des insultes personnelles contre le candidat du Parti Socialiste et contre les homosexuel-le-s.

Lamentable.

Hommage aux trolls

De quoi parler aujourd'hui ? Et bien de 3 tweets... 
Un billet sur 3 tweets ? Elle est fatiguée la proprio, elle se foule pas trop... 
Mais pas n'importe quels tweets hein... Ceux de nos ami-e-s les trolls.
Je suis habitée par un profond sentiment d'injustice via-à-vis des trolls.
Attention hein, pas ceux-là :
Le troll
  
Les trolls, c'est marrant et ça procure une diversité de sentiments et d'émotions qui mêlent :
- la surprise,
- l'incompréhension,
- le rire,
- le fou-rire,
- l'hilarité, 
- et enfin la pitié... 
Car oui, je ressens une certaine pitié pour les trolls. 
Je pense qu'un troll-thon dans la même veine que le #Sarkothon serait une belle initiative.
Je pense que les hashtags #TrollFriday et #TrollduJour sont indispensables pour la promotion de leurs propos, de leur esprit et de leur verve qui fait honneur à leur TL.


Je sens que vous trépignez d'impatience de découvrir ma sélection de trolls pour aujourd'hui. Il y en a 3. 
Dans l'ordre d'apparition (ah oui, parce que le principe-même du troll c'est d'apparaître sans prévenir, d'entrer sans frapper en somme) :
Le 1er troll est mystérieux. Pas très évident, le langage est confus, ou codé peut-être...
Troll chez moi
Le troll parle parfois un langage connu et compris de lui seul (ou éventuellement des Frères Bogdanoff) même s'il s'arrange toujours pour laisser quelques indices permettant de l'identifier et de comprendre le fond de ses pensées. Le troll est joueur.
Troll chez Manuel Valls












Ah oui, le troll tutoie souvent son interlocuteur-trice. Les réseaux sociaux c'est bien connu, favorisent le rapprochement et la familiarité. Le troll a su faire siens ces deux modes d’expression. L'intimité et la simplicité sont de grandes qualités que le troll entretient chaque jour.

Troll chez François Hollande
La dernière qualité principale des trolls, c'est leur "parler vrai" : pas de style ampoulé mais des phrases choc qui se passent commentaires. 

On ne peut que féliciter leurs auteurs pour ces maximes qui, je l'espère, entreront dans les annales.
Finalement, aujourd'hui, j'aurais pu vous parler d'un tas de choses. Que vous auriez sans doute juger plus intéressantes. 
Mais j'ai voulu réparer une injustice. Celle qui fait que les trolls ne reçoivent pas les hommages qu'ils méritent.

Les trolls, compagnons de route de chaque blogeur-se, de chaque twittos, fidèles par leurs paroles et leurs actes, qui vous suivent pas à pas et qui changent d'apparence au gré de vos tweets et de vos billets.

J'aurais pu vous parler d'autre chose mais je n'avais pas envie de plagier ce que d'autres avaient écrit. Car ce matin, ce n'étaient pas les sujets qui manquaient pour un nouveau billet.

 

- Le discours hyper rassurant et hyper rassembleur de François Hollande hier à Aurillac. Mais Jegoun s'en est chargé et j'aurais difficilement pu mieux faire. Même en me levant 30 minutes avant lui.

- La lamentable intervention de Nicolas Sarkozy qui multiplie les effets d'annonces immédiats pour punir pénalement quiconque ira consulter un site faisant l'apologie du terrorisme. Romain chez Variae l'a très bien fait.

- La nouvelle attaque ordurière de la droite tout droit(e) sortie de la si bourgeoise bouche de NKM qui traite les opposants de Nicolas Sarkozy de "Petites frappes" mais Arsinoé chez ZeRedac a pris la balle au bond et n'a pas perdu de temps pour répondre à Mââdââme Kosciusko-Morizet.

- Une rétrospective sur le grand n'importe quoi que fut la communication autour de l'arrestation-assaut-neutralisation-défenestration de Mohamed Merah... mais là c'est vraiment trop me demander. Claude Guéant en Dolby Surround et en boucle hier dans mon salon aura eu raison de ma motivation. D'autres s'en sont chargés comme Aristote chez ZeRedac.

jeudi 22 mars 2012

Jean-François Copé se fait chier

Il se fait tellement chier depuis son face-à-face avec François Hollande la semaine dernière, qu’il est prêt à tout pour être sous les projos.

Il se fait tellement chier depuis la tuerie de Toulouse et le siège par le RAID de l’appartement du fou furieux – siège qui n’en finit toujours pas, et ce depuis 30 heures maintenant – qu’il est prêt à tout pour occuper sa personne.

Quitte à sombrer dans l’indécent et l’indigne. 

En même temps, il ne sera pas tout seul dans les abysses de l’UMP, il aura Valérie Rosso-Debord pour camarade de jeu. 

Jean-François Copé vient d’accorder une interview au Figaro.
Dans laquelle il appelle François "à garder la dignité qui convient"… 

Quand l’hôpital se fout de la charité.

Dignité : Attitude empreinte de réserve, de gravité, inspirée par la noblesse des sentiments ou par le désir de respectabilité ; sentiment que quelqu'un a de sa valeur.

mercredi 21 mars 2012

Valérie Rosso-Debord ou les bas-fonds de l'UMP

Fidèle aux positions de Nicolas Sarkozy qui – à défaut d’avoir un programme digne de ce nom – cogne sur le Parti Socialiste, répétant à l’envi que voter PS, c’est ouvrir la porte au FN ; tantôt lorsqu’il essaie laborieusement de rendre hommage aux Harkis et aux rapatriés de la guerre d’Algérie, tantôt lorsqu’il aboie à Lyon pour se faire entendre : Valérie Rosso-Debord a repris le flambeau, ou peut-être devrais-je dire le facsio.
Elle accuse François Hollande et son groupe parlementaire de n’avoir rien fait pour œuvrer en faveur de la protection et de la sécurité des Français au cours des 5 dernières années.

En d’autres termes, c’est comme si ce débordement tragique de violence et de folie de Montauban à Toulouse était le fruit du PS… 

Aurait-elle oublié que c’est son propre parti qui est au pouvoir depuis 10 ans ?

On touche le fond

On va  toucher le fond. Chaque heure qui passe, le fond se rapproche. 
Le niveau des arguments, le niveau des amalgames, le niveau de récupération politique de la tuerie de Toulouse est affligeant. 
De jeux de mots en amalgames, on en arrive à des conclusions du type : un fou de Dieu d'"origine musulmane". 
Dans la même veine, on en arrive aussi aux mêmes conclusions pour les 3 paras qui sont d'"origine musulmane".
Quand finalement, on se reprend, il est trop tard et on se rend compte que l'un des trois était catholique. 

C'est lamentable en 2012 de faire des raccourcis culturels aussi minables.

Jusqu'à preuve du contraire la Musulmanie n'existe pas. Ces trois paras, patriotes, sous l'uniforme et au service de la France sont aussi français que vous et moi : Abel Chennouf, Mohamed Legouad et Iman Ibn Ziaten.

Mais finalement on s'en fout pas mal de savoir quelle était leur confession
  • Est-ce que ce besoin de précision est vraiment nécessaire en pareilles circonstances?

mardi 20 mars 2012

Lâcher de ballons sur la toile

La Une de Libé ce matin
Depuis hier matin et le drame sans nom qui s'est déroulé à Toulouse en écho à celui de Montauban, la toile s'emballe.
Interruption de la campagne présidentielle, explosion de témoignages de compassion et de solidarité.

Ou comment le virtuel transpire l'humanité, délie les langues et unit les internautes dans un même sentiment d'incompréhension et de désemparement.

Mais au-delà de cette déferlante de tweets et de billets tous plus sincères les uns que les autres, il en est un qui pose une vraie question : "Twitter rend-il fou?"

Car en plus des messages sincères qui déferlent depuis ce matin sur ma TL, il en est d'autres qui me laissent plus sceptique. 

A trop craindre la récupération politique de cette tuerie surréaliste, les twittos la provoquent eux-mêmes en trollant les tweets de celles et ceux qui soutienent tel-le ou tel-le candidat-e.

Ainsi, seul le Président (candidat) Nicolas Sarkozy aurait la légitimité de se rendre à Toulouse. Il n'y aurait aucune place pour les autres. 
  • Et que n'aurait-on pas dit s'ils-elles ne s'y étaient pas rendu-e-s ?
  • La solidarité et le recueillement doivent-ils, en pareil contexte, être le monopole de tel ou tel camp ?
  • Et qu'est-ce que la récupération politique finalement ?
  • N'est-ce pas simplement les hasards du calendrier qui font que ce dramatique massacre met en lumière les aberrations et les contradictions de la société dans laquelle nous vivons ?
Alors si la folie des hommes doit devenir un sujet de débat dans la Présidentielle, je reconnais - au risque de choquer - que je n'ai rien contre.