vendredi 31 août 2012

Allez Ségolène Royal: au boulot!

Il y a quelques semaines, en suivant la méthode de Jegoun et Lolobobo pour rédiger un billet au hasard, j'avais finalement trouvé l'inspiration pour vous parler de la présence de Ségolène Royal au 24ème Congrès de l'Internationale Socialiste, dont elle est la vice-présidente depuis 2009.

Et bien elle vient d'être reconduite à ce poste.

l'Internationale Socialiste rassemble 160 partis socialistes, travaillistes et sociaux-démocrates du monde entier.

A celles et ceux qui la disent Ségolène Royal convalescente après sa défaite aux Législatives, je réponds que, pour une convalescente, elle a l'air de bien se porter quand même.

Certains interprètent sa présence au Congrès de l'IS comme un prétexte tout trouvé pour fuir l’Université d’Été du PS qui s'est tenue au même moment.

On s'en fout.

Elle aurait bien été obligée d'y aller en Afrique de toutes façons. En temps que vice-présidente, ça l'aurait foutu mal qu'elle ne s'y rend pas.

Bref.

Programme chargé donc pour celle qui s'est encore une fois excusée au nom de la France pour l'immonde discours de Dakar qui colle aux basques de la politique française comme un chewing-gum à nos tongs.

Thème de cette année: "Pour un nouvel internationalisme et une nouvelle culture de solidarité".
I. Programme du Congrès
Ouverture par M. Jacob Zuma, Président de la République d'Afrique du Sud
1er thème : pour une économie avec des emplois, la croissance et la protection sociale : la réponse social-démocratique à la crise financière
2ème thème : la lutte pour les droits et libertés: renforcer la démocratie représentative et gagner des nouvelles démocraties dans le monde
3ème thème : pour un chemin commun vers la paix, la durabilité et la coopération : le besoin de garantir le multilatéralisme
4ème thème : pour un nouvel internationalisme et une nouvelle culture de solidarité parmi les peuples et entre les nations
II. Des rencontres à Johannesburg, Pretoria et au Cap
Rencontre avec: 
  • Mme Graça Machel, épouse de Nelson Mandela, Ancienne Ministre de l'éducation du Mozambique, militante des droits de l'homme (la rencontre avec M. Nelson Mandela se décidera sur place si son état de son santé, très fragile, le lui permet). 
  • M. Ndaba Mandela, directeur de Africa raising foundation et petit-fils de Nelson Mandela.  
  • Zachie Achmat, fondateur de l'organisation treatment action campaign pour la lutte contre le Sida. Aujourd'hui engagé dans la lutte sociale dans les townships à la tête de l'ONG Social justice coalition.  
  • Dr Mamphela Ramphele : une des héroïnes de la lutte contre l'apartheid, compagne de Steve Biko et co-fondatrice avec lui du mouvement "Black Consciousness". Devenue la première présidente africaine de l'Université du Cap, puis vice-présidente de la banque mondiale.  
  • Mme Ferial Haffajee, rédactrice en chef du City Press, 3ème hebdomadaire d'Afrique du Sud  
  • Mme Mandy Rossouw, correspondante internationale à City Press  
  • M. William Gumede, universitaire, essayiste, chercheur, journaliste  
  • Mme Elizabeth Sidiropoulos, directrice du South African institute of international affairs.
III. Des visites
  • Visite de Robben Island où furent notamment internés trois futurs présidents sud-africains (Nelson Mandela, Kgalema Motlanthe et Jacob Zuma) 
  • Visite de la maison Nelson Mandela, à proximité du musée Hector Pieterson - Visite du Musée/mémorial Hector Pieterson à Soweto, sur les lieux du massacre de juin 1976. Accueil par le conservateur, M. Khwezi Gule 
  • Visite du nouveau Soweto Theatre (2012), première institution culturelle majeure du township 
  • Visite de l'ONG Philisa Abafazi et du township de Lavender Hill 
  • Visite de la pointe du Cap (Cape point) 
  • Ainsi que la visite naturel du Pilanesberg ainsi que la visite du Cap d'abonné espérance 
  • Rencontre avec le chef d'entreprise de BioFlame (valorisation de la biomasse) pour un projet d’implantation à Niort, en Région Poitou-Charentes  
IV. Des activités de coopération culturelle France-Afrique duSud
A l'occasion de ce déplacement, dans le cadre de La Saison de la France en Afrique du Sud mis en oeuvre et coordonnée par l'Institut Français, Ségolène Royal a été sollicitée par l'Ambassade de France pour valoriser cette coopération artistique et culturelle entre les deux pays, à Johannesburg : 
  • Visite de l’exposition française "maîtres du XXème siècle, le corps-image", à la Standard Bank Gallery 
  • Visite du montage de l'exposition black music au muséum Africa 
  • Rencontre avec MM. Bongani Tembe (Afrique du Sud) et Laurent Clavel (France), commissaires généraux des saisons France-Afrique du Sud, sur le site du festival Joy of jazz. 
  • Festival Standard Bank Joy of Jazz, partenaire de la saison de la France en Afrique du Sud
  • Accueil par Mme Mandie Van der Spuy, directrice des partenariats à la Standard Bank, mécène de la saison de la France en Afrique du Sud 
  • Rencontre avec les musiciens à l'occasion de leurs concerts : Erik Truffaz, Manu Katché, Manu Dibango, Mory Kanté
Allez Ségolène Royal: au boulot! 

Et sinon, au Congrès de l'Internationale UMPiste, ils ont élu qui?

Vivement la VRAIE rentrée littéraire!

Parce que là, c'est juste pas possible...


Sans parler de celui qui doit sortir en octobre:
Valérie Trierweiler, le cœur du pouvoir...

jeudi 30 août 2012

Ma vie en SPAMS

Spam
Nicolas nous met régulièrement en garde contre les spams qu'il reçoit. Il a raison, on n'est jamais trop prudent. Et j'imagine que si on en reçoit autant, c'est bien parce que certain-e-s mal informé-e-s répondent régulièrement aux spams.

Chez Gmail, le filtre fonctionne pas trop mal. Il n'empêche que j'y jette quand même souvent un oeil. je suis abonnée à 8-10 listes de diffusion (recherches sur le genre et le féminisme, fac, Leftblogs, abonnements presse en ligne...etc.) et il arrive souvent que l'un de ces mails échouent dans la benne a spams.

Et je suis toujours effarée du nombre de conneries que je reçois.

Il paraît que sur le site Signal Spam, chapeauté par la CNIL, on peut copier-coller l'intégralité des messages qu'on reçoit pour les signaler.
Parce que même si j'ai un filtre, j'en reçois quand même entre 5 et 20 par jour... Et ça me gave. Alors consciencieusement, j'ai balancé mes spams sur Signal Spams. Il faut croire que je n'ai que ça à faire. Sauf que là, il semblerait que j'ai dépassé mon quota de signalement parce que ça ne fonctionne plus...
Bref.

Pourtant, si je me fie à l'idée selon laquelle notre boîte mail reflète ce que nous sommes, ma vie en spams ressemblerait à ça:

Je souffrirais de surcharge. Mais pas que pondérale. Il semblerait donc que je sois carrément obèse et que je ne m'y prenne pas comme il faut puisque le bon vieux Docteur Cohen me contacte plusieurs fois par semaine pour m'aider à perdre du poids.

Je serais aussi un laideron. Mais d'une laideur qui dépasse l'entendement puisque je suis régulièrement sollicitée pour participer à des stages d'esthétique ou pour acheter des produits de beauté. Ben oui: la trentaine bedonnante et plein de bourrelets, il serait temps que je me prenne en main pour quelques injections de botox et un régime.

Cette fucking horloge biologique semble très rapide chez moi si j'en crois tout ce que je reçois.

En même temps, je nourris l'espoir que ces envois cessent puisque Gmail me rappelle régulièrement à l'ordre (pour pas dire tous les jours) en me signalant que mon compte est menacé de FER-ME-TU-RE.

Parfois même orthographiée: D-É-S-A-B-O-N-N-E-M-E-N-T:


Donc si vous recevez ce mail, veuillez immédiatement vous f-fais identifié pour ne pas q-que vous ayez de problème lors de votre prochaine c-onnexion.
Un bègue dyslexique qui m'envoie ça... Tout est normal. Crédibilité maximale.

Mais je m'en fous, parce que je vais bientôt être pétée de tunes!

Car en l'espace de quelques jours, j'ai été avertie:
  • que j'avais hérité de 6 lingots d'or,
  • qu'un aristocrate travaillant dans une mine de diamants en Afrique venait décéder,
  • qu'il avait tout légué à sa nièce mais que comme sa nièce n'avait pas de compte en banque, tout allait être transféré sur le mien et qu'on se répartirait la tune ensuite autour d'un mojito à Ouagadougou
  • qu'un conseiller personnel en "Audits et Comptes d'une Banque de bonne réputation" allait s'occuper de mes finances et faciliter le transfert d'argent par Western Union, je n'aurais rien à faire qu'à lui communiquer mon numéro de compte en banque.
C'est beau internet, ça te facilite tout.

Et alors du coup, comme je serai méga riche, je pourrai m'offrir des cures d'amaigrissement et de relooking, dignes des émissions les plus merdiques d'M6, d'NRJ12 et TMC.

Et comme entre temps, j'aurai gagné 5 iPhone et 12 iPad, je pourrai relater ces expériences en direct live sur Twitter et en multicomptes s'il vous plaît (ben oui, faut bien ça pour utiliser tout le matos).

Elle est pas belle la vie?

Il y a quelques Laurent Joffrin voulait "réguler les mails parce qu'on n'y dit des choses pas vraies".

Je ne vois pas du tout de quoi il parle.

mercredi 29 août 2012

Au secours! Des "salles de shoot"!

salle de shoot
Selon l'UMP, des "salles de shoot" à la légalisation des drogues, il n'y a qu'un pas. Mais oui bien sûr.

Et puisque je ne me suis jamais droguée, je vais en profiter pour essayer. Car si celles-ci sont expérimentées comme le souhaite Jean-Marie Le Guen, elles deviendront sans aucun doute des Shoot Shops comme le prédit l'UMP.

Des Shoot Shops à la mode du Coffee Shop hollandais.

Et Camille Bedin qui signe ce communiqué de presse de l'UMP, digne d'un pamphlet sans fond, de faire inévitablement le rapprochement avec les déclarations de Cécile Dufflot sur le cannabis.

Je ne sais même pas par où commencer tant ce CP est affligeant.

Mais bon, je vais tenter de vous en extraire la substantifique moelle et je vous laisse aller chercher sur le web son contenu intégral. Je ne vais quand même pas copier-coller l'intégralité de ces âneries ici, faut pas déconner.
1. "Ouvrir des salles de consommation de drogues, ce n'est pas lutter contre le fléau de la drogue, c'est banaliser l'usage et c'est légaliser la consommation des drogues les plus dures et cela au frais des contribuables!"
Il a été prouvé depuis longtemps déjà que ces centres d’injection n’entraînaient pas une hausse de la toxicomanie dans les populations environnantes. Ces centres existent déjà en Suisse et ce, depuis plus de 20 ans. J'ose espérer que si ces "salles de shoot" (quels vilains mots) avaient entraîné une hausse de la toxicomanie dans leurs environs, elles auraient été fermée depuis belle lurette. Depuis, d'autres pays se sont inspirés de la Suisse: 21 salles en Allemagne (tiens! Ce modèle allemand si cher à notre ex-président!), les Pays-Bas, le Luxembourg, l’Espagne, la Norvège, l’Australie ou encore le Canada. En tout, plus de 80 centres sont déjà en place en Europe. Jusqu'à preuve du contraire, je ne crois pas que l'usage des drogues les plus dures soit légalisé dans ces pays, mais peut-être me goure-je. Et en tant que contribuable, je n'ai aucun problème à ce que mes impôts servent aussi à encadrer sainement les consommateurs de drogues dures, plutôt qu'à financer les employés de la voirie pour ramasser les seringues usagées, par exemple.
2. "Le rôle de l’État n'est pas d'en faciliter la consommation, mais de lutter sans faillir contre son usage et les trafics liés, qui font la fortune de criminels sur le dos de la santé de jeunes souvent désorientés!"
Il n'a jamais été question que l’État facilite la consommation de drogue mais qu'il l'encadre en évitant aux toxicomanes de multiplier les risques liés à la drogue, en s'en créant de nouveaux. Ils ont bien assez à faire à essayer d'en sortir, pas la peine qu'en plus ils se chopent des merdes liées à l'échanges de seringues où aux lieux crades dans lesquels ces shoots peuvent se faire.
3. "Légaliser les drogues, c'est encourager tous les trafics et donner un signal positif à l'ensemble des narcotrafiquants internationaux qui prospèrent au détriment de la santé publique!"
Nous y voilà! Le spectre de la légalisation des drogues. D'ici à ce que la France devienne la résidence d'été des Cartels sud-américains, il n'y a pas des kilomètres. Non  mais n'importe quoi! Qui a parlé de légalisation?

Ils ont fumé à l'UMP ou quoi? Ah non pardon, on ne fume pas à l'UMP.
4. "Le Président de la République et le gouvernement doivent clairement et rapidement infirmer et désavouer les propos de M. Le Guen au risque de rentrer dans un engrenage dangereux qui mène tout droit à la légalisation de toutes les drogues".
Tout est dit. Ne changeons rien. Laissons la situation pourrir là où elle en est. L'UMP est viscéralement attachée aux mesures qui sont déjà en place: prévention, accompagnement médico-social, sanction et répression des pratiques illégales. Mais en quoi, l'ouverture de ces centres est contradictoires avec ces mesures? Ne peut-on pas décemment envisager que les deux soient complémentaires? A-t-il été dit que les toxicomanes seraient livrés à eux-mêmes dans ces centres?

Est-ce que ce sera la fête du slip dans les salles de shoot sans aucun personnel de santé?

Il aurait été bon avant de rédiger ce communiqué de presse nauséabond que l'UMP se penche sur les travaux de l'Office Européen des drogues et toxicomanies et particulièrement son rapport de 2004 sur les salles de consommation de drogue (et non pas "salles de shoot"...) dont la conclusion est sans appel:
"Les salles de consommation de drogues fournissent un environnement sain pour une prise plus hygiénique et moins risqué de drogue (évitant ainsi les chocs anaphylactiques ou les overdoses). Nombre de personnes fréquentant ces salles reçoivent des conseils et bénéficient de services de santé à laquelle s'ajoute une consommation moins douloureuse et plus hygiénique. Pour bon nombre de consommateurs de drogue fortement marginalisés, fréquenter ces salles peut être un premier pas vers un système de soins plus approprié, voire même dans certains cas, vers la cure de désintoxication. Il y a aussi une réduction des comportements à risque. Une consommation plus saine réduit indiscutablement les comportements à risque à l'extérieur aussi. Les personnes qui fréquentent ces salles influencent également les usagers de drogue à l'extérieur. La plupart des urgences médicales peuvent être pratiquées sur place sans aucune hospitalisation. Ces salles contribuent à une réduction du taux de décès liés aux drogues dans les villes dans lesquelles elles sont implantées.
Il est prouvé que ces salles de consommation n'incitent pas à l'usage de drogues, de même qu'il n'est pas non plus prouvé qu'elles augmentent les taux de morbidité et de mortalité. Ces salles ne servent pas qu'à la consommation de drogues mais elles rendent aussi d'autres services, particulièrement des services médicaux et dans certains cas, elles aident au sevrage".
Je viens de me farcir les 97 pages du rapport en Anglais. Il eût été souhaitable que Madame Camille Bedin, Secrétaire nationale de l’UMP à l’égalité des chances et auteure de ce communiqué de presse, fît de même.

Cela lui aurait évité de raconter n'importe quoi.

On me signale à l'oreillette que mon camarade Cyril prépare lui aussi un billet sur ce sujet... N'hésitez pas à vous rencarder avant boire les paroles de Camille Bedin.

mardi 28 août 2012

Non-cumul des mandats. Remember & WTF?

non-cumul
Bon, ça commence à bien faire.

Faudrait voir soit à fermer sa gueule, soit à respecter ce que les militants PS ont plébiscité en 2010.

Et parmi les mesures les plus ardemment défendues: 
La plus stricte limitation du cumul des mandats avec "l’interdiction du cumul d’un mandat de parlementaire et d’un exécutif local".
Lire (et signer... ou pas) l'appel le militants socialistes pour le respect des engagements en matière de non-cumul des mandats.
C'est quand même incroyable et ubuesque. On vote un truc, on l'adopte, on fait des promesses de campagne et maintenant, face aux envolées lyriques de certains pachydermes du Parti, on se retrouve à signer un appel pour faire respecter le truc qu'on a voté.

Allôôô??? C'est quoi ce bordel?

Alors évidemment, certain-e-s s'en foutent pas mal. Considérant qu'il y a plus important comme promesse de campagne.

C'est sûr qu'une Assemblée Nationale ou un Sénat rempli à ras bord de cumulard-e-s, ça ne va pas changer notre vie. Au quotidien, on s'en contrefout c'est clair.

Alors que la baisse du prix de l'essence, le nucléaire, le chômage, le traité européen, la crise, cette putain de crise, c'est bien plus important pour nous, commun des mortels. Ce sont de vrais problèmes qu'il est urgent de régler.

Évidemment. Et loin de moi l'idée de faire du non-cumul des mandats une affaire d’État.

Mais alors pourquoi diantre (dédicace stylistique à MAJiCWoofy) perdre notre temps à rappeler à ces braves baron-ne-s du Parti ce qui a:
  1. Été voté par les militants?
  2. Promis par François Hollande pendant sa campagne?
Cocher la bonne réponse:
  1. Parce que certain-e-s se contrefoutent de leurs militants
  2. Parce qu'ils-elles ne veulent pas faire une croix sur leurs privilèges
  3. Parce qu'ils-elles défendent une soi-disant incapacité à défendre les enjeux locaux en étant seulement "député-e" et pas "député-e maire"
  4. Parce qu'ils-elles ont des comptes à régler avec d'autres pachydermes du Parti
Dans le cas de François Rebsamen, je pense qu'on peut cocher les 4 réponses.

lundi 27 août 2012

Quand BFM confond Roms et Gens du voyage

Ce midi, on ne parle que de ça. Un énième camp de Roms a été démantelé ce matin à Evry. Jusqu'à aujourd'hui, je n'ai publié aucun billet sur cette douloureuse question qui doit allier fermeté et humanité pour reprendre les propos de Jean-Marc Ayrault.

Je n'ai rien publié parce que d'autres s'en sont chargés et je n'aurais pas fait mieux.

Pour la simple et bonne raison que je suis partagée entre:
  • la révolte de laisser des gens vivre dans des conditions insalubres
  • la révolte de voir démanteler leurs camps alors même qu'aucune solution alternative n'existe en nombre suffisant
  • la conscience que de tels camps ne peuvent plus demeurer aux portes des villes ou en bordure de pérph'
  • la conscience que des réseaux mafieux sévissent dans plusieurs de ces camps

Mais ce qui me révolte aussi, c'est l'amalgame qui peut être fait parfois entre Roms et Gens du voyage.

Qu'il s'agisse de maladresse ou de méconnaissance, je le comprends et je ne prétends pas -loin de là- avoir la science infuse sur cette question.

Mais quand c'est BFMTV qui se goure, ça m'énerve.

Ainsi, vers 13h aujourd'hui, et non-stop depuis puisque telle est l'information "en continu", on a pu voir ça sur nos écrans:

Roms Gens du Voyage

















 Je me vois mal faire un cours d'histoire ici, et je ne dis pas que les Roms et les Gens du Voyage n'ont aucun point commun. Sauf qu'aujourd'hui en 2012, on ne peut plus il me semble, quand on prétend être "la 1ère chaîne d'informations de France", se planter de la sorte.

Car jusqu'à preuve du contraire, c'est bien un camp de Roms qui a été démantelé et non un camp de Gens du Voyage comme on peut le lire en boucle depuis ce midi sur votre canal 15 de la TNT.

Leur point commun : ils sont tous, à l'origine, un peuple nomade dont les ancêtres ont quitté le nord-ouest de l'Inde entre les VIIIe et XIe siècles et se sont dispersés à travers l'Europe et le reste du monde.

Ainsi, l'expression "Gens du voyage" est un terme administratif adopté au début des années 1970 et elle désigne une population vivant en général en "abri mobile terrestre". Selon les régions d'Europe d'où ils sont arrivés, pour certains au XVe siècle, ces personnes sont dénommées "tsiganes", manouches, gitans, romanichels, bohémiens, mais aussi roms.
Ils exercent souvent des métiers saisonniers comme forains ou marchands ambulants. En 2010, les Gens du Voyage étaient officiellement environ 400 000, à 95% de nationalité française. Ils n'ont pas de "domicile fixe" mais sont rattachés à une commune et doivent disposer de titres de circulation délivrés dans un carnet ou un livret. C'est principalement à leur attention qu'a été votée la loi Besson en 1990, améliorée en 2000 et imposant aux communes de plus de 5 000 habitants de mettre à leur disposition des terrains pour les accueillir.
Les Roms quant à eux sont pour la plupart de nationalité roumaine ou bulgare.
La Roumanie et la Bulgarie font partie de l'UE depuis le 1er janvier 2007. En vertu d'un régime transitoire prévu pour les nouveaux entrants dans l'UE, leurs ressortissants peuvent entrer en France et y séjourner 3 mois sans avoir à justifier d'une activité.
"Mais au-delà des 3 mois, ils doivent avoir un emploi, suivre des études ou justifier de ressources suffisantes ainsi que d'une couverture maladie, conformément aux dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Ils peuvent néanmoins être expulsés avant trois mois en cas de "trouble à l'ordre public" ou "charge déraisonnable" sur la sécurité sociale. [...] S'ils n'ont pas les titres requis, ils risquent d'être expulsés, via une "obligation de quitter le territoire français" ("OQTF"), qui leur donne un mois pour quitter le territoire à compter de sa notification, ou d'un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière. Ils ont aussi la possibilité de bénéficier de "l'aide au retour humanitaire", d'un montant de 300 euros + 100 euros par enfant. [...] (En 2010), leur nombre en France est estimé à 15000 personnes" (article de Sud Ouest)
Je précise, si toutefois ce n'était pas clair, que ce billet n'a pas pour but de stigmatiser les uns ou les autres, ni de revendiquer davantage de droits aux uns ou aux autres.

Seulement, j'aimerais bien que les "grands médias" français ne contribuent pas, par leurs erreurs sémantiques, à alimenter l'amalgame ou le mépris.

dimanche 26 août 2012

Multiculturelle... ou pas... Réponse à @RosaLsparta et @Sarkofrance

multiculturalisme
Pfffiou, Rosaelle a le don pour me poser des questions auxquelles je ne pense jamais. Et Juan se prête au jeu lui aussi.

Suis-je multiculturelle?
En voilà une question qu'elle est bonne.

Sans trop raconter ma vie, je suis issue de la France profonde. Aucune péjoration là-dedans, vous allez comprendre. Il y a quelques années, je me suis lancée dans ma généalogie. A une époque où internet n'existait pas ou peu, autrement dit il y a un bail.
A l'ancienne donc, je me suis lancée dans la reconstitution de mon ascendance en écrivant tour à tour aux mairies des lieux de naissance de mes grands-parents, arrière grands-parents, arrière arrière arrière...etc.

Côté maternel, j'ai réussi à remonter jusqu'à la toute fin du XVIIIème siècle, puis j'ai lâché l'affaire car les administrations municipales me demandaient ensuite de prouver que j'étais bien descendante de la personne sur laquelle je me renseignais, ce qui serait revenu à leur envoyer tout mes papiers... Bref.

Côté maternel donc, tout se passe ici: entre la Sarthe et l'Indre-et-Loire jusqu'à la naissance de ma mère.

Côté paternel, c'est plus obscur. Sur une vague rumeur familiale basée sur la libre-pensée, il paraitrait que bon nombre de mes aïeux n'aient pas déclaré la naissance de leurs enfants aux autorités religieuses... et faut d'infos, je ne suis remontée qu'à la toute fin du XIXème siècle, autrement dit 5-6 générations pas plus.

Côté paternel donc, tout se passe ici: entre l'Eure-et-Loir et le Loir-et-Cher.

Moralité, je suis un mix du Centre et des Pays de la Loire.
France profonde depuis des générations et tradition endogame aussi.

Difficile de dire ce que j'ai gardé de tout ça, mais en vrac, le brainstorming de mes souvenirs:
  • Les rillettes
  • La Place du Martroi à Orléans
  • La Place Plumereau à Tours
  • Le Sainte-Maure
  • Le Vouvray
  • Les champs, la nature et les grains de blé qui font chewing gum dans la bouche
  • La Venelle de l’Église à Mardié
  • Les vignobles Brédif
  • "La Pâtée à Canards": une sombre recette familiale à base de frisée, pomme de terre et ail. Sombre mais délicieuse.
Bref, beaucoup de bouffe en somme.

Côté influence: athéisme solide, droite petite-bourgeoise, sens de la famille. Mais une certaine rupture s'est mise en place depuis une génération avec gauchisation des  droitistes les plus convaincus de la famille. Je me plais à dire que c'est un peu moi qui aie contribué à cette "conversion".

Mon enfance a été rythmée par les mangas du Club Dorothée et je rassure aujourd'hui Ségolène Royal: non je n'ai pas été traumatisée par Ken le Survivant, j'ai réussi à faire la part des choses en évitant d'exploser le crâne et la cervelle des gens que je n'aimais pas quand j'avais 8-10 ans.

Malgré toute la banalité de ma jeunesse, j'ai un vrai problème avec les expressions "racines" et "de souche". Je me plais à imaginer que je suis aussi la descendante de migrants de l'époque moderne par exemple.
Je ne comprends pas ce que ça veut dire "être Français de souche", particulièrement lorsque je vois l'usage qui en est fait aujourd'hui par certains politiques, comme une espèce de revendication nationaliste qui me débecte.
N'étant ni nationaliste ni chauvine, j'imagine que je suis un peu patriote, mais pas au point de me sacrifier pour mon pays...
Je suis une Européenne convaincue et je crois au multiculturalisme et ce, en dépit d'un héritage familial profondément ancré en France depuis des générations.

Je n'ai pas trop fait avancé le Schmilblick de Rosaelle, mais tant pis.

samedi 25 août 2012

2 circulaires passées inaperçues

égalité des sexes
Je viens de me faire retoquer par un-e commentateur-trice qui trouve que je ne parle pas assez du gouvernement et que je ne suis pas assez objective.

Je m'en fous.
Je parle de ce que je veux ici.

Le gouvernement qui -pour certains- ne fout rien depuis 100 jours, vient quand même de faire passer deux circulaires passées inaperçues en matière d'égalité femmes-hommes.

Mais ça; tout le monde s'en fout, c'est moins important que la crise, la Grèce, la Syrie et tout le reste.

Circulaire du 23 août 2012 relative à la mise en œuvre de la politique interministérielle en faveur de l'égalité entre les femmes et les hommes
Le Premier ministre à Mesdames et Messieurs les ministres, Mesdames et Messieurs les ministres délégués,
Inscrite depuis longtemps dans notre corpus juridique comme dans nos engagements internationaux, l'égalité entre les femmes et les hommes peine à devenir une réalité de notre vie politique, administrative, sociale et économique. Elle doit désormais devenir une évidence, prise en compte par l'ensemble des acteurs publics et privés et traduite de manière concrète pour les citoyens.
Après la composition du premier gouvernement paritaire de notre pays, cette exigence d'exemplarité doit se traduire à tous les niveaux de décision et dans toutes les actions de l’État. L'ensemble des administrations et opérateurs qui relèvent de votre autorité ou sont placés sous votre tutelle ont en la matière un devoir d'impulsion et d'exemplarité.

  1. Je souhaite tout d'abord que l’État soit exemplaire en matière d'égalité professionnelle et notamment en ce qui concerne les nominations aux emplois dirigeants et supérieurs. Je vous demande donc de mettre en œuvre de manière volontariste les dispositions de l'article 56 de la loi n° 2012-347 du 12 mars 2012 et du décret n° 2012-601 du 30 avril 2012 relatif aux modalités de nominations équilibrées dans l'encadrement supérieur de la fonction publique, qui créent l'obligation d'une plus grande mixité dans les nominations aux principaux emplois de l'encadrement supérieur de l'Etat, des collectivités territoriales et des établissements hospitaliers et de santé. En vertu de ces textes et dans les conditions qu'ils précisent, les nominations dans les plus hauts emplois de l'Etat, des régions, des départements, des communes et des établissements publics de coopération intercommunale de plus de 80 000 habitants ainsi que des établissements hospitaliers, sociaux et médico-sociaux doivent concerner, au titre de l'année 2013, au moins 20 % de personnes de chaque sexe. Ce taux sera porté à 30 % au moins à compter de l'année 2015 et à 40 % au moins à compter de l'année 2018. S'agissant de l'Etat, je vous demande de veiller personnellement à l'équilibre des nominations aux emplois dirigeants et supérieurs. [...] Un suivi de ces nominations sera réalisé chaque semestre et un bilan annuel, présenté en conseil des ministres, réalisé à la fin de chaque année civile. Il sera rendu public sur le site du Gouvernement.
  2. Au sein du Gouvernement, la ministre des droits des femmes est chargée de conduire un programme d'action ambitieux pour faire significativement progresser l'égalité professionnelle, la parité, la protection des femmes contre toutes les formes de violence et la lutte contre les stéréotypes de genre. Je lui ai demandé de coordonner à cette fin la préparation d'un plan d'action interministériel pour 2013-2017, qui constituera la feuille de route du Gouvernement en la matière. La mise en œuvre de ce programme ne peut se faire sans une mobilisation de chacun d'entre vous, dans son domaine de compétence. Je souhaite votre implication personnelle sur ces questions et vous invite à faire preuve d'initiative et d'innovation. J'ai demandé à la ministre des droits des femmes de mettre en place, pour vous et vos équipes, des actions de sensibilisation et de formation, qui permettront de nourrir votre réflexion et contribueront à la prise de conscience par l'ensemble de l'équipe gouvernementale des conséquences directes et indirectes des stéréotypes qui existent dans notre société. [...] Les travaux du Gouvernement seront rythmés par les réunions du comité interministériel aux droits des femmes et à l'égalité entre les femmes et les hommes que je réunirai en octobre prochain, notamment pour arrêter le plan d'action 2013-2017. Dans cette perspective, je vous demande de désigner au sein de votre administration un « haut fonctionnaire en charge de l'égalité des droits », qui aura pour responsabilité de définir et de mettre en œuvre la politique de votre ministère en faveur de l'égalité entre les femmes et les hommes [...] Le haut fonctionnaire à l'égalité des droits coordonnera les travaux permettant de dresser l'état des lieux en matière d'égalité entre les femmes et les hommes dans l'ensemble des politiques relevant de votre ministère. [...] Le haut fonctionnaire en charge de l'égalité des droits assurera, avec le secrétariat général et les services chargés des ressources humaines du ministère, le suivi des nominations de femmes aux emplois supérieurs et proposera toutes mesures de nature à favoriser l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes ainsi que la conciliation entre vie professionnelle et vie personnelle des agents. [...] Je vous demande de désigner le haut fonctionnaire en charge de l'égalité des droits de votre ministère d'ici la fin du mois d'août et d'en d'informer la ministre des droits des femmes et le secrétariat général du Gouvernement. Afin de faciliter le travail interministériel sur les sujets d'égalité entre les femmes et les hommes, je vous demande par ailleurs de désigner au sein de votre cabinet un interlocuteur privilégié du ministère des droits des femmes.[...] Jean-Marc Ayrault 
Circulaire du 23 août 2012 relative à la prise en compte dans la préparation des textes législatifs et réglementaires de leur impact en termes d'égalité entre les femmes et les hommes
Le Premier ministre à Mesdames et Messieurs les ministres, Mesdames et Messieurs les ministres délégués
Le Président de la République et le Gouvernement se sont engagés à placer l'égalité entre les femmes et les hommes au cœur de toutes les politiques publiques.
Au sein du Gouvernement, la ministre des droits des femmes est spécifiquement chargée de promouvoir les mesures destinées à faire respecter les droits des femmes dans la société, à faire disparaître toute discrimination à leur égard et à accroître les garanties d'égalité dans les domaines politique, économique, professionnel, éducatif, social, sanitaire et culturel. Afin de donner toute leur effectivité à ces engagements, il importe cependant que chaque membre du Gouvernement prenne en compte, dans son champ de compétence, les enjeux d'égalité entre les femmes et les hommes.
Cela doit en particulier être le cas à l'occasion de la préparation des projets de textes législatifs ou réglementaires.
En ce qui concerne les projets de loi, la dimension des droits des femmes et de l'égalité entre les femmes et les hommes sera désormais systématiquement prise en compte dans les travaux d'évaluation préalable des dispositions que vous préparerez et l'étude d'impact qui accompagne ces textes en traitera, à chaque fois qu'il y aura lieu, selon une approche enrichie.
L'analyse conduite au stade de la préparation d'un projet de loi aura notamment pour objet :
  • de s'assurer que les dispositions envisagées ne portent pas atteinte aux droits des femmes, ni n'aggravent les inégalités entre les femmes et les hommes : il conviendra d'apprécier si ces dispositions ont pour effet, direct ou indirect, de favoriser un sexe au détriment d'un autre, si elles peuvent avoir des conséquences négatives ou aggraver une situation existante, par exemple en matière d'égalité professionnelle, d'accès aux droits ou d'effectivité des droits, d'articulation entre vie personnelle et vie professionnelle. Si tel était le cas, des mesures correctrices devraient être prévues ;
  • de s'interroger sur l'opportunité de prévoir des dispositions spécifiques de nature à mieux garantir les droits des femmes ou à réduire des inégalités existantes entre les femmes et les hommes.
[...] Les hauts fonctionnaires à l'égalité des droits et les hauts fonctionnaires chargés de la qualité de la réglementation désignés dans chaque ministère devront être pleinement mobilisés dans cette démarche de prise en compte systématique des enjeux d'égalité entre les femmes et les hommes au stade de l'évaluation préalable des projets de loi. La ministre des droits des femmes et ses services apporteront également, en tant que de besoin, leur appui et leur expertise. Ils bénéficieront à cet effet du soutien des administrations statistiques les plus concernées, qui seront réunies régulièrement à l'initiative de la ministre dans le cadre d'un groupe de travail ad hoc.
Les dispositions de la présente circulaire sont applicables aux projets de loi dont le travail d'évaluation préalable n'a pas encore été engagé et, dans la mesure où le calendrier fixé pour ces textes le permet, aux projets de loi qui seront examinés par le Parlement au début de la prochaine session ordinaire. Pour les projets de loi de finances et de loi de financement de la sécurité sociale, qui justifient une approche spécifique, les enjeux d'égalité entre les femmes et les hommes seront retracés dans les documents d'évaluation préalable, lorsque cela sera pertinent, à compter de la préparation des textes concernant l'exercice 2014.
Après le dépôt au Parlement, le ministère des droits des femmes publiera sur son site internet (http://femmes.gouv.fr/) les études d'impact des projets de loi présentant des enjeux significatifs en termes d'égalité entre les femmes et les hommes.
Je souhaite que vous preniez également en compte la question de l'égalité entre les femmes et les hommes à l'occasion de la préparation des textes réglementaires présentant des enjeux à cet égard. La ministre des droits des femmes identifiera, avec chaque ministre, les projets de textes et les champs de politiques publiques qui feront l'objet de cette démarche ciblée. Le ministère des droits des femmes sera associé à la préparation des textes correspondants.
Je dresserai un premier bilan de l'application de ce nouveau dispositif à l'automne 2013.[...] Jean-Marc Ayrault

vendredi 24 août 2012

Petite sauterie entre ami-e-s... sarkozystes

Tandis que le PS se réunit actuellement à La Rochelle pour son Université d’Été, pendant ce temps-là à Nice, se tient une petite sauterie à la gloire de Nicolas Sarkozy, mais sans Nicolas Sarkozy.

Ces festivités sont organisées par l'Association des Amis de Nicolas Sarkozy.

A 150km de là, au Cap Nègre, ce dernier est en vacances mais n'a pas manqué d'inviter à déjeuner ses deux fidèles lieutenants que sont Jean-François Copé et Brice Hortefeux.

La surboum est placée sous le haut patronage de Brice Hortefeux et Christian Estrosi, respectivement Président et Secrétaire Général du fan club de l'Association, et se déroule dans les Arènes de Cimiez sur les hauteurs de Nice.

Presque tout le monde est de la fête, sauf François Fillon (c'est con, il y a quand même de fortes chances pour que ce soit lui qui succède à Jean-François Copé à la tête du parti mais bon), mais il est représenté par Valérie Pécresse, Eric Ciotti et Laurent Wauquiez (Ouf!), aux côtés desquels on retrouve Nathalie Kosciusko-Morizet, Bruno Le Maire et Xavier Bertrand, entre autres.

Pour se faire pardonner, François Fillon a chargé Christian Estrosi de lire un message de sa part. 

Demandez l'programme!

Vendredi après-midi:
  • réunion à huis clos des membres fondateurs de l'Association
  • photo de groupe devant le musée Matisse
  • conférence de presse de Brice Hortefeux et Christian Estrosi.
Samedi matin: séquence remember
10 minutes pour résumer 5 ans, on dirait qu'ils ont quand même pas mal galéré pour le Best Of.

Samedi après-midi:
  • 3 000 personnes sont attendues au rassemblement au cours duquel ça se bousculera à la tribune pour prendre la parole, en plus des speechs attendus de Christian Estrosi et Brice Hortefeux.
Malgré toute cette bonne ambiance, on entend quand même ici ou là parler de stratégie de campagne dans la course à la tête du parti:
"Tout ce petit monde est bien conscient que le label Sarkozy vaut de l'or et qu'on ne peut pas être élu à la tête de l'UMP sans faire assaut de sarkozysme, tant le cœur des militants bat encore [pour lui]" 
Pourtant Christian Estrosi rappelle les troupes à l'ordre en déclarant qu'"il est totalement exclu de faire de ce rassemblement une tribune personnelle" en vue du congrès de l'UMP.

En même temps, quand on sait que 53% des sympathisants UMP veulent que Nicolas Sarkozy "revienne dans la vie politique et soit candidat de la droite" à la Présidentielle de 2017, on ne s'étonne guère que Christian Estrosi veille au grain dans la bonne tenue de cette sauterie afin d'en éviter toute récupération politicienne...

NKM pourra alors se laisser à la nostalgie de celui qui "laisse un très grand vide", Jean-François Copé pourra tirer la couverture à lui en mettant en avant le "lien très singulier" qui l'unit à Nicolas Sarkozy.

Par contre, François Fillon a bien fait de ne pas se pointer car il pourra ainsi échapper au lynchage de ses ex petit-e-s camarades puisqu'il s'est bien gardé de faire preuve de nostalgie maladive en déclarant que le "fillonisme" constituait une "approche plus sereine et pragmatique".

Enfin, selon les chiffres avancés par Christian Estrosi, l'Association compte aujourd'hui 6 000 membres mais il jure -croix de bois croix de fer si je mens je vais en enfer- qu'il ne s'agit absolument pas de préparer en loucedé le retour sur la scène politique de Nicolas Sarkozy.
Ceci dit, il ne manque jamais une occasion de rappeler que:
"C'est le leader moral et naturel (...) je suis convaincu qu'il aura un jour vocation à fédérer l'ensemble des forces de la droite républicaine et du centre"
On me signale dans l'oreillette que cette petite sauterie entre ami-e-s est sponsorisée par Kleenex® et Ray Ban® permettant à chacun-e de verser sa petite larme tranquillement dissimulé-e derrière des lunettes de soleil.

Ils ont pensé à tout.

Quoi qu'il en soit, ils font bien ce qu'ils veulent, au fond ça ne me dérange pas.

Mais je ne peux pas m'empêcher de penser que cette Association et la sauterie qui va avec ont des relents de pathos assez pathétiques.

Se remémorer le Monarque déchu, rendre hommage au sarkozysme, nourrir un espoir non dissimulé de voir Nicolas Sarkozy revenir sur la scène politique, se souvenir du passé, vivre dans le passé.

Tout ceci est assez triste pour le renouveau de la scène politique.