lundi 30 juin 2014

Youpi! On n'a plus d'ABCD de l'Egalité, mais on a des mallettes!

J'ai crié au loup en apprenant la fin des ABCD de l'Egalité.
Didier Goux m'a dit qu'ils reviendraient.
... Mais sous une autre forme très édulcorée: les ABCD sortent par la grande porte et reviennent par la fenêtre dans une "mallette pédagogique".

Après la boîte à outils de François, la mallette de Najat et Benoît.

Résumons.

A l'automne 2013, étaient lancés en grande pompe les ABCD de l'Egalité:
L'objectif était d’agir dès l’école primaire pour lutter contre la formation des inégalités dès le plus jeune âge, en agissant sur les représentations des élèves et les pratiques des acteurs de l’éducation. Il offrait aux enseignants des outils et des ressources pour aider à la prise de conscience des préjugés, dans et hors la classe, afin de transmettre une culture de l’égalité entre les sexes.
Ils ont été mis en place dans 600 classes de 10 académies et une généralisation était prévue pour la rentrée 2014 après évaluation des premiers résultats.

Ils ont permis
  • la formation des formateurs et des formatrices : inspecteurs et inspectrices de l’Éducation nationale (IEN), conseillers et conseillères pédagogiques de circonscription (CPC)
  • la sensibilisation des enseignants et des enseignantes du premier degré dans le cadre du plan de formation de proximité (1/2 journée) 
  • l' accompagnement tout au long du déploiement selon des modalités définies au sein de chaque circonscription du premier degré,
  • l'expérimentation et l' accompagnement des enseignants et des enseignantes dans les classes par les IEN/CPC.
Pour accompagner les enseignants dans leur tâche, un site internet conçu par le CNDP en lien avec le ministère de l’Éducation nationale (DGESCO) et le ministère du Droit des femmes (DGCS-SDFE), ainsi qu’une animation nationale ont été mis en place. Le site internet avait une triple ambition :
  1. valoriser et diffuser les références et les documents existants,
  2. faciliter la production et le partage de nouvelles ressources pour les classes par les équipes pédagogiques et les élèves,
  3. encourager le travail collaboratif et renforcer les échanges autour des pratiques professionnelles en faveur de l’égalité filles-garçons.  
Pendant toute l'année scolaire 2013-2014, des réfractaires ignares menés par Farida Belghoul ont vociféré des aberrations tout droit sorties de leur imagination tordue: "Au secours! On va apprendre à nos enfants à se masturber dès la maternelle et on va transformer ma fille en garçon et mon garçon en fille". Sans parler de la pseudo menace de la pseudo théorie du genre brandie à tour de bras par ces mêmes ignorants.

Depuis ce matin, Najat Vallaud-Belkacem et Benoît Hamon rament à contre-courant tant qu'ils peuvent pour convaincre les fervents défenseurs des ABCD de l'Egalité, dont je suis, que leur nouveau plan d'action n'est pas une reculade. 
Voyons voir.
Alors que les ABCD n'étaient qu'une expérimentation auprès de 600 enseignants volontaires, désormais:
"ils seront 30 000 en formation initiale et potentiellement 330 000 enseignants du 1er degré à avoir accès aux outils indispensables pour apprendre aux écoliers qu’ils sont égaux, que garçons et filles doivent se respecter et qu’il n’y a pas une formation, un diplôme, un métier qui soit réservé à un sexe plutôt qu’à un autre". (source)
Mais... Alors qu'on s'attendait à ce que les résultats de cette expérimentation aient des retombées immédiates sur la rentrée 2014, on apprend que les programmes sont en cours de refonte, et qu'on n'en aura pas connaissance avant 2016 pour l'élémentaire.
C'est une manière assez habile de laisser un an à la polémique pour retomber... Si elle retombe. Mais rien n'est moins sûr. Et pour rassurer les parents et impliquer les familles qui craignent que leurs enfants ne deviennent des masturbateurs précoces ou des individus asexués, il est prévu d'inscrire la question de l'égalité filles-garçons dans les projets d'établissements. 
Mais là où le bât blesse (encore), c'est que finalement, il ne reste plus grand chose des ABCD puisque le plan d'action prévoit seulement la mise à disposition d'une mallette dont chaque enseignant pourra faire ce que bon lui semble, selon sa propre appréciation. Il n'y a plus grand chose d'obligatoire là-dedans. 
Ce que je crains, c'est que dans les écoles où la Journée de Retrait de l'Education (JRE) initiée par cette trépanée de Farida Belghoul a été un franc succès, les enseignants ne se risquent pas à mettre quoi que ce soit en place qui froisserait les parents ou défriserait Môman.
Par conséquent, ce qui risque d'arriver, c'est que ces mallettes pédagogiques ne soient ouvertes que dans les écoles où ça ne créera pas de polémique. On aura donc une École à deux vitesses: celle où les parents sont ouverts d'esprit et permettent aux enseignants de mettre en place les modules, et celle où Farida Belghoul et consorts auront pignon sur rue et où les enseignants remiseront au placard la fameuse mallette.

Ce nouveau plan d'action, pour être efficace, aurait dû consister en une généralisation automatique des ABCD de l'Egalité en les intégrant directement aux programmes dès 2014.
Et j'ai encore l'impression que la communication gouvernementale a, une nouvelle fois, sévèrement bugué:
  1. Annonce de la suppression des ABCD il y a au moins 3 semaines.
  2. Silence radio pendant 3 semaines.
  3. Présentation du plan d'action pour l'égalité entre les filles et les garçons à l'école le 30 juin
  4. Mise en ligne de la "mallette pédagogique" le 2 septembre 2014
  5. Refonte des programmes pour la rentrée 2016
Alors?
Alors je ne crois pas qu'on soit en pleine reculade mais je crois qu'on rétrograde. Et j'espère sincèrement qu'on rétrograde avant d'accélérer.

Et quand je vois Christine Boutin trépigner, je me dis qu'il y a encore de l'espoir.

Mais quand je vois Henri Guaino se réjouir, j'ai des doutes.

Du coup, j'en arrive à me dire qu'on est encore dans l'à-peu-près et que:

Peut mieux faire

Lectures en plus:
Et une pétition pour bien finir la journée:
... Qui est passée de 2000 à plus de 8000 signatures en 24 heures.
C'est dire si la communication gouvernementale ne convainc pas.

dimanche 29 juin 2014

La mort douce? Je suis pour!

Notre ami Wikipédia nous dit:
"À l'origine, l'euthanasie (grec ancien: ευθανασία: ευ, "bonne", θανατη, "mort") désigne le fait d'avoir une mort douce, que cette mort soit naturelle ou provoquée.
Dans une acception plus contemporaine et plus restreinte, l'euthanasie est décrite comme une pratique (action ou omission) visant à provoquer -particulièrement par un médecin ou sous son contrôle - le décès d'un individu atteint d'une maladie incurable qui lui inflige des souffrances morales et/ou physiques intolérables. Sa pratique relevant à la fois des domaines philosophiques, éthiques et légaux, son contenu exact et son acceptation sont générateurs de puissantes controverses et débats d'idées."
Depuis plusieurs semaines, entre Vincent Lambert, le docteur Bonnemaison et le craquage linguistique de Bernard Kouchner, l'euthanasie, soit-disant sujet tabou, est revenu sur le devant de la scène médiatique.
 
L'euthanasie active et le suicide assisté sont interdits en France. Mais ce n'est pas le cas partout en Europe.


L'euthanasie passive, c'est le renoncement à l'acharnement thérapeutique (renoncement aux traitements médicamenteux, l'interruption de l'alimentation ou de l'hydratation artificielle ou l'administration d'opiacées ou de sédatifs à haute dose, pouvant plonger le malade dans le coma et provoquer la mort au bout de quelques jours).
L'euthanasie active suppose le geste d'un tiers qui administre à un malade une substance létale dans le but de provoquer la mort immédiatement.
Le suicide assisté, c'est quand un tiers fournit au malade une substance mortelle, que ce dernier s'administre lui-même.

En 2002, la loi Leonetti, mettait en place le "droit au laisser mourir" qui autorise un médecin, après avis collégial et autorisation des proches ou du patient, à appliquer un traitement anti-douleur «qui peut avoir pour effet secondaire d’abréger sa vie», mais non de provoquer la mort.

Les frontières entre ces différents moyens d'abréger les souffrances avec effet plus ou moins rapide qui entraîne la mort, sont minces, ambigües et l’interprétation de la loi prête souvent à confusion.

Aujourd'hui, le débat est donc relancé. Et il est légitime, quoi qu'en dise Christine Boutin qui pense qu'en défendant l'euthanasie, on est carrément sataniste. Nous sommes donc 89% de Français à être complètement cinglés. Peut-être même que nous sommes possédés et que nous devrions faire appel à un prêtre exorciste pour nous sortir ces idées morbides du crâne.


Moi aussi chère Christine, je crois dans la vie.
Mais si un jour, par malheur, je n'étais plus qu'un légume, en état végétatif et dont la seule trace de vie dans mon pauvre corps meurtri n'était qu'un simple filet de bave à la commissure des lèvres, et bien il se peut que j'aurais envie d'en finir.
Et j'aimerais avoir le choix vois-tu.
J'aimerais avoir le choix de mourir dans la dignité.
Plus qu'un choix, j'aimerais en avoir le droit.

Par ailleurs, puisqu'on sait que c'est la religion et les dogmes catholiques qui dictent la conduite et le mode de vie de Christine Boutin, libre à elle de penser autrement.

Défendre le droit à mourir dans la dignité, ce n'est pas rendre l'euthanasie obligatoire pour tous les mourants. C'est un peu comme, pendant le débat sur le mariage pour tous, quand certains réacs craignaient que celui-ci devienne la norme universelle qui signerait l'acte de mort de notre civilisation. Un raccourci débile.

Et de même que dans mon portefeuille, j'ai une carte qui dit que je suis donneuse d'organes, on devrait pouvoir avoir le même type de document qui permette à qui de droit de mettre un terme à nos souffrances si nous ne sommes plus qu'une coquille vide.


Enfin, j'espère que François Hollande aura le cran d'aborder la question comme il le promettait dans son 21ème engagement. J'espère que lui et son gouvernement sont prêts à affronter les obscurantistes moisis qui ont pignon sur rue et qui ne manqueront pas de s'organiser en syndicats ou en associations du genre "La vie pour tous" ou "ma vie avant tout"...


Bref. On n'en a pas fini avec les questions dites "sociétales", mais, après ce qu'on a traversé avec les débats sur le mariage pour tous, je me dis que ça peut difficilement être pire.

Lectures en plus:
Euthanasie active, passive, suicide assisté...Les mots du débat 

samedi 28 juin 2014

Egalité, laïcité, fierté?

Aujourd’hui, c'est la Marche des Fiertés. Certains réfractaires (notez que je n'ai pas dit "réacs") diront que c'est complètement débile et que les hétéros ne défilent pas pour revendiquer leur fierté d'être hétéro.
On pourra se dire que c'est un peu comme le 8 mars, journée internationale des droits des femmes, les 364 autres étant ceux des hommes.
On pourra donc en conclure qu'il n'y a pas de mal à ce qu'une fois par an, les lesbiennes, les gays, les bi et les trans manifestent leur droit à la différence et à l'égalité. 

Bref, chacun y ira de son petit argument pro ou anti marche des fiertés.

On attend d'ailleurs avec impatience les analyses pertinentes de Christine Boutin sur la question.

Hier, Le Refuge annonçait la mort de Peter, un jeune homosexuel dont le corps a été retrouvé par un randonneur en contrebas d'un pont. Toutes les hypothèses convergent vers un suicide. Et pour cause, en septembre dernier, Peter écrivait:
"Mes parents deviennent de plus en plus hard dans leurs prières latines contre le diable. De toute façon, plus rien ne m'étonne après qu'ils aient fait appel à un prêtre exorciste pour me faire changer de bord."
Ce n'est pas la première fois qu'un homosexuel se suicide parce qu'il est rejeté de toutes parts par ses proches. Ce n'est pas la première fois, et certainement pas la dernière non plus. Hélas. Particulièrement depuis 2 ou 3 ans où la parole homophobe et / ou conservatrice s'est lâchée. Ou comme dirait mon camarade Byayaba, on assiste impuissants à une parole de "droite décomplexée et détendue du slip". Sauf que. Détendue du slip, OK, à condition qu'il soit hétéro le slibard.

Les pires prises de position ont pignon sur rue: Christine Boutin, Frigide Barjot, Marine Le Pen, Civitas, prières cathos de rue, Manif pour tous... Sans parler du cliché "un papa, une maman", qui peut tuer aussi bien des femmes, que des hommes, des hétéros ou des homos.

Dans ce contexte moisi qui n'en finit plus de se putréfier, j'ai retenu deux informations dans la nébuleuse médiatique de cette fin de mois de juin:
  • La pétition lancée par Marianne que je viens juste de signer même si je ne me fais aucune illusion sur son impact. J'adhère totalement au texte et je mets dans le même sac les musulmans extrémistes, les parents de Peter et les Juifs radicaux, pour ne parler que des 3 grandes religions monothéistes. Ces gens ne méritent rien d'autre que la taule quand ils se servent de leurs croyances pour élaborer une pseudo justice conservatrice dangereuse au nom de valeurs familiales ou sociétales moisies. La religion est et doit rester dans la sphère privée et elle ne doit pas entraver les libertés de celles et ceux qui la pratiquent ou de leurs proches. Je suis athée. Ce n'est pas une revendication. C'est un fait. De même que je ne m'attaque pas aux croyants de tout bord, il serait de bon ton qu'il y ait réciproque. Et je plains sincèrement les cathos ou musulmans qui pratiquent leur religion tranquilles pépères sans faire chier personne et qui sont continuellement assimilés à des extrémistes.
  • Égalité filles-garçons: le gouvernement abandonne les ABCD. On peut dire qu'ils ont le sens du timing au Gouvernement. Balancer ça aujourd'hui 28 juin, c'est magistral: "Sacrifier les 'ABCD', expérimentés depuis l'automne dans 275 écoles – sur 48 000 –, pour que les enseignants, pris pour cible par les lobbys traditionalistes, puissent endosser plus sereinement leur mission ? C'est le message que s'échine à faire passer le ministre de l'éducation, Benoît Hamon, sans réussir à gommer l'impression, quatre mois après l'abandon de la loi famille, que le gouvernement cède du terrain aux 'anti-genre'''. J'ai franchement du mal à avaler la pilule

 
Du coup, j'en arrive à me demander si la pétition de Marianne qui s'intitule "Laïcité, il est temps de se ressaisir", ne mériterait pas d'être déclinée en:
 
"Égalité femmes-hommes, il est temps de se ressaisir".

Dure semaine pour la culture

Eli Wallach, Léon Mercadet et Bobby Womack... Voilà ce que j'ai retenu de la nécrologie de la semaine.
Dure semaine pour la culture.

Eli Wallach est et restera toujours pour moi le truand du Bon, la Brute et le Truand, un film que j'ai du voir au bas mot une bonne douzaine de fois. D'abord pour Clint Eastwood il faut bien l'avouer, ensuite pour Lee Van Cleef, puis pour lui. Un rôle sur mesure, un grand film, un grand acteur.



Léon Mercadet, je l'ai découvert assez récemment dans La Matinale de Canal +, avant que l'émission ne passe à la trappe au nom d'un réaménagement plus que discutable de la grille des programmes de la chaîne cryptée. J'ai aimé ses chroniques, son humour et son franc parler. Un puits de science au parcours atypique, voilà ce que je ressentais quand je l'écoutais. Et un goût très aiguisé pour les T-shirts, atypiques eux aussi. Comme le titrent très bien les Inrocks: Léon Mercadet, actuel pour toujours.


Léon Mercadet furieux après la Une de Libération par puremedias

Quant à Bobby Womack, j'avais 19 ans quand je l'ai découvert avec le film Jackie Brown de Quentin Tarantino. Une voix remarquable. Guitariste, chanteur, il a collaboré avec d'autres grands artistes qui trouvent eux aussi une place de choix dans ma discothèque: Marvin Gaye, Janis Joplin, Sly Stone, ou Aretha Franklin. Toujours à la pointe, Bobby Womack avait aussi eu l'idée de génie de travailler avec Damon Albarn en 2012. La classe.

mercredi 25 juin 2014

Oh my God! La radio des blogueurs, c'est maintenant!

Ces derniers temps, mon inspiration étant proche de zéro ici (mais pas ), je remercie Lolobobo d'avoir relancé la radio de l'été des des blogueurs à laquelle je participe avec plaisir pour la 3ème fois. Ce qui me donne l'occasion de publier un billet sans trop me fouler.
Et cette année, après moult hésitation entre Michael Jackson, The Rudimentals, The Black Keys ou Iron Maiden,  j'ai finalement choisi Boy George.
D'abord parce que j'étais une grande fan de Culture Club à la grande époque, ensuite parce que j'ai appris que le groupe allait sans doute se reformer mais surtout parce que le dernier album de Boy George en mode solo est une tuerie. Cela n'engage que moi évidemment.
En plus, ça me permet de linker Gildan qui glande plus rien sur son blog depuis le 5 juin 2014. pire que moi.
J'ai choisi la chanson My God. Amis du jeu de mot de mauvais goût, lâchez-vous dans les commentaires.


Non seulement j'aime bien cette chanson, mais en plus je trouve que Boy George signe ici un retour plus que réussi. Quand à ce vibrato, il n'est pas sans me rappeler celui d'Horace Andy dont je suis également fan, dans un tout autre genre.

Si tu veux participer à cette radio de l'été, va voir chez Lolobobo comment ça marche.

Et j'invite solennellement Hielena, Cycee, Trublyonne et Gildan à participer.


mercredi 18 juin 2014

Réforme des rythmes scolaires: et Nicolas Dupont-Aignan sortit un référendum de son chapeau

Je ne fiche plus grand chose sur ce blog depuis plusieurs jours. Mes activités d'élue me prennent beaucoup de temps, mais je ne m'en plains pas. C'est passionnant. C'est très prenant et même si notre maire affiche des scores électoraux aux municipales qui pourraient nous sabrer le moral, il n'en est rien.

Au contraire en fait.

Entre la Fête des associations dimanche, le Comité Consultatif sur la Vie Scolaire de lundi dernier et la préparation du Conseil Municipal de vendredi prochain, je ne sais plus où donner de la tête. Donc j'imagine que Monsieur le Maire ne m'en voudra pas si je n'assiste pas à la sauterie champêtre en mode garden party de vendredi après-midi.

J'ai un drôle de sentiment vis-à-vis de Nicolas Dupont-Aignan depuis plusieurs semaines. J'ai l'impression que comme il en est à son 4ème mandat et que ce sera le dernier, il est en train  de lâcher les ballons. Il manifeste de plus en plus souvent en certain mépris vis-à-vis des Yerrois qui n'en finissent plus de m'envoyer des mails pour savoir ce que je pense de telle ou telle décision:
Dans une ville où notre liste n'a récolté que 11% des suffrages, je ne m'attendais pas à être à ce point sollicitée par des Yerrois inquiets, ou surpris par les décisions municipales. Les deux dernières en date ne sont pas piquées des hannetons:


Alors que Nicolas Dupont-Aignan avait soit-disant placé la jeunesse et la petite enfance au cœur de son programme électoral, j'avoue que toutes les décisions qu'il sort de son chapeau depuis qu'il a été élu me laissent sans voix.
Lundi soir, après le CCVS, j'ai été interpellée par plusieurs parents stupéfaits devant autant d'obstination et face un maire totalement sourd à leurs demandes. Ils ne comprenaient pas. Ils m'ont demandé des explications que j'ai bien entendu été incapable de leur fournir puisque je ne suis élue que depuis 2 mois et que je suis dans l'opposition.
Ce à quoi l'une d'entre elle a répondu:
"Vous êtes dans l'opposition? Ah ben si j'avais su, j'aurais pas voté pour lui".
Toujours est-il que les mesures que je viens de citer, si elles ne me surprennent guère venant de Nicolas Dupont-Aignan, la communication qui les entoure, elle, me surprend. Car ici à Yerres, le maire a toujours eu la réputation d'être un bon communicant à l'écoute de ses concitoyens (réputation que je ne partage pas tu t'en doutes). Mais les parents que j'ai écoutés lundi soir étaient unanimes: les soit-disant concertations que la mairie a organisées autour de la réforme des rythmes scolaires n'ont servi strictement à rien puisqu'ils ont eu la même réaction que moi en entendant la proposition de référendum pour le début de l'année 2015: la stupéfaction.

Affaire à suivre.

samedi 14 juin 2014

Récupération politique ou engagement citoyen ?

Être dans l’opposition à Yerres n’est pas une sinécure. J’imagine que tous les élus d’opposition de France diront la même chose mais dans une ville où le maire vient d’être réélu avec plus de 77% des voix, c’est encore moins simple. 
Depuis plusieurs semaines, le Val d’Yerres, communauté d’agglomération (CAVY) dont Yerres fait partie, est agité par des rumeurs de démantèlement du Conservatoire de musique et de danse. La CAVY est présidée par Nicolas Dupont-Aignan. Du coup, mon camarade d’opposition Alain est également dans l’opposition communautaire. Bref. 

Le Conservatoire du Val d’Yerres existe depuis plus de 30 ans et c’est une véritable institution locale. Tous les gens du coin connaissent au moins une personne qui l’a fréquenté ou qui le fréquente encore. A l’heure actuelle, pas moins de 1300 élèves y sont inscrits et 80 professeurs y enseignent. Depuis plusieurs semaines, Ardamuse, l’association des musiciens et danseurs du conservatoire, est en ébullition parce que toutes sortes d’informations, parfois contradictoires, lui parviennent : fermeture, démantèlement, restructuration, suppressions de postes, réductions des cours…etc. Bref, rien de très réjouissant. 

Lorsque l’association Ardamuse a lancé une pétition au début du mois dernier pour sauver le Conservatoire, je l’ai immédiatement signée. Je devais être la 40ème signataire. Aujourd’hui, ils ont récolté plus de 2000 signatures. Cet après-midi, ils ont manifesté devant le CEC de Yerres, comme ils l’ont déjà fait la semaine dernière à plusieurs reprises. Ils ont raison. Je les soutiens à 100%. Lors des premières manifestations, j’ai refusé d’y aller parce que je craignais qu’on se demande ce que je fichais là alors que je ne suis ni élève du conservatoire, ni professeur. Je me suis donc tenue à l’écart. Cet après-midi, je n’y suis pas allée  non plus, et pour les mêmes raisons.

Et bien m’en a pris si j’en crois les rumeurs… 

Sur notre site Vox de Gauche, nous leur avons ouvertement apporté notre soutien, en tant qu’élus. Et depuis lors, il se murmure ici ou là que nous procédons à une lamentable récupération politique de bas-étage. Je le regrette. Car, des élus qui ne se mobilisent pas laissent croire qu’ils se contrefoutent des problèmes soulevés par leurs concitoyens. A l’inverse, quand ils se mobilisent, on les taxe de récupération politique. Alors, que faire pour apporter notre soutien à Ardamuse sans qu’on nous accuse d’intentions bassement politiciennes ? 

Aucune idée. Et ça me prend sérieusement la tête

Depuis que cette mobilisation a commencé, j’ai reçu une quinzaine de mails de Yerrois qui cherchaient des réponses à leurs questions au sujet du Conservatoire. J’ai fait tout ce que j’ai pu pour les renseigner au mieux. Mais ici à Yerres, obtenir des infos précises sur la vie de la cité, c’est complexe. Pour preuve, je suis toujours dans l’attente d’une réponse au mail que j’ai adressé le 20 mai dernier au Cabinet du Maire. 3 semaines. Et toujours rien. 
Il y a deux jours, j’ai suivi le mouvement des usagers du Conservatoire et j’ai envoyé un mail au directeur général des services de la CAVY pour obtenir les documents relatifs au budget. Il a donc été arrosé d’une bonne dizaine de mails qui réclamaient tous la même chose. 4 heures plus tard, on avait une réponse claire, nette et précise. 
A Yerres, c’est une autre chanson. Un seul mail en 6 semaines et ils ne sont pas capables de me répondre malgré 4 relances. Je devrais peut-être demander à 10 ou 15 personnes d’envoyer le même mail que moi, peut-être que ça marcherait. 

Toujours est-il que ça ne répond pas à ma question : comment se mobiliser, quand on est élue de l’opposition, pour une cause qui nous est chère sans être taxée de récupération politique ? 

Si vous avez la réponse, je suis preneuse.

photo: association Ardamuse

jeudi 12 juin 2014

Toubon, défenseur des droits? Laisse-moi rire!

François Hollande a ressorti la pelle et la balayette pour poursuivre son ménage de printemps. Qu'il en profite, l'été, c'est dans 9 jours. Ça tombe bien, moi, ma pelle est toujours de sortie pour distribuer quelques coups par ci par là. Ça défoule. Et comme je ne fais plus de tennis depuis belle lurette, ça me permet d'entretenir le revers coupé qui a fait ma légende.

Plusieurs conseillers ont giclé, d'autres ont été nommés, notamment une certaine Madame Boone, que je ne connais pas, mais qui ne manquera pas de se faire connaître j'en suis sûre.

Outre ces changements dans la "garde rapprochée" comme on dit, on apprend que François Hollande envisagerait de nommer Jacques Toubon en remplacement de Dominique Baudis, au poste de Défenseur des Droits. J'utilise le conditionnel car je nourris l'espoir qu'il revienne sur cette décision et / ou qu'elle soit rejetée par les commissions parlementaires.

Je ne suis pas contre Jacques Toubon parce qu'il est de droite, ce serait trop facile. Je n'ai rien contre le fait que François Hollande pratique "l'ouverture" en nommant à des postes à responsabilités des gus de droite, mais s'il pouvait choisir parmi les moins pires, ce serait bienvenu.

Le Défenseur des Droits... Un titre un peu pompeux, une institution qu'on peut contester. Mais elle est là, elle existe et elle se présente comme "une autorité constitutionnelle indépendante. Unique en son genre, elle est chargée de veiller à la protection de vos droits et de vos libertés et de promouvoir l’égalité". 

Du coup, quand je lis ça, j'en arrive à me demander comment un type comme Jacques Toubon qui a voté contre l'abolition de la peine de mort et contre la dépénalisation de l'homosexualité peut être légitime à ce poste.

Si vous avez la réponse, je suis preneuse.

Source de l'illustration: Un dessin par jour

Pourquoi la Coupe du Monde me soule déjà

Billet d'humeur. Niveau zéro de l'argumentaire. J'assume.
Ce soir, c'est le début de la coupe du monde. Brésil - Croatie. Cette coupe du monde, comme la précédente en Afrique du Sud, ne m'enthousiasme pas du tout. Mais alors pas du tout.
Je n'ai rien contre notre équipe, même si je dois admettre que nombre de ses joueurs m'exaspèrent au plus haut point. Mais bon.
Non. ce qui me chagrine, c'est que c'est le bordel au Brésil. Le bordel social: manifs, grèves, pauvreté. 

Des millions de Brésiliens n'ont pas un rond et vivent sous le seuil de pauvreté. On me rétorquera que Lula a considérablement redressé le pays, que le football est "une religion" là-bas, et patati et patata.

On aura entendu Michel Platini exhorter les Brésiliens d'attendre la fin de la fête du foot pour foutre le bordel et manifester leur mécontentement. 

Donc j'ai du mal. Je vais avoir du mal. Parce que, crois-le ou non, tous les deux ans: coupe du monde et coupe d'Europe, je regarde le foot. Comme les 3/4 des gens qui s'en contrefoutent le reste du temps, je suis un mouton et je squatte ma TV tous les deux ans pendant un mois.
Mais là, j'ai du mal. J'ai du mal à admettre qu'un pays avec autant de problèmes à régler ait pu dépenser autant de pognon pour une sauterie footballistique dont les retombées économiques sur la population vont être proches de zéro.
J'ai du mal à entendre et à voir tous les reportages sur place. Et j'ai du mal à croire que cette soit-disant "religion" du foot va réussir à faire oublier aux Brésiliens qui vivent dans la merde tous leurs problèmes sociaux.
Et j'ai ressenti exactement la même chose pour la précédente coupe du monde en Afrique du Sud.

Mais réjouissons-nous, la prochaine sera en Russie et la suivante au Qatar. 

Si mon blog existe toujours, il y a fort à parier que je reprendrai le clavier pour copier-coller plus ou moins la même chose.
Et pourtant. Comme je suis un mouton, je vais suivre. Et il y a des chances pour que comme tout le monde, j'encourage les bleus une bière dans une main, une part de pizza dans l'autre. 

Pendant la première demi-heure de match, je repenserai à ce que je viens d'écrire. Et pendant les 60 minutes restantes, je beuglerai contre cet incapable de Patrice Evra et j'exulterai à chaque but de Karim Benzema.

Ou pas.





mardi 10 juin 2014

Il y a 70 ans à Oradour-sur-Glane

Aujourd'hui, Manuel Valls se rend à Oradour-sur-Glane.
Il y a deux mois, j'y étais invitée par le Centre de la Mémoire pour une conférence au cours de laquelle je suis intervenue. Dans l'après-midi juste avant, j'ai visité le village martyr. C'était la deuxième fois que j'y venais. La première fois, c'était il y a une douzaine d'années.
Doucement mais sûrement, les vestiges du massacre s'érodent, les aménagements pour maintenir les bâtiments debout se multiplient afin de garder une trace visible le plus longtemps possible.

C'est assez difficile de décrire l'émotion et les sensations qu'on éprouve en sillonnant ce qui reste du village. Aujourd'hui, on parle de village, mais il y a 70 ans, Oradour-sur-Glane, c'était plus que ça. Disons plutôt une petite ville. Quand on parle d'Oradour aux gens, ils s'imaginent 4 ou 5 maisons, 2 ou 3 ruelles.
Mais c'est bien plus que ça. C'est la première chose que j'ai réalisée la première fois que j'y suis allée: c'est grand. et on n'en fait pas le tour en 5 minutes.


Dire qu'il règne un silence de mort dans le village serait un pléonasme. Et pourtant, on y croise des dizaine de visiteurs. Tous marmonnent, soupirent, s'arrêtent ici ou là, baissent le regard, c'est lourd, pesant. Tout est en place, enfin ce qu'il en reste: maisons aux murs écroulés, esses du boucher, machine à coudre de la couturière, traction avant du médecin, four à pain du boulanger, enseignes du garagiste... Le temps s'est arrêté, figé. Et le Centre de la Mémoire entretient quotidiennement les vestiges, luttant contre l'usure naturelle.
Le temps s'est arrêté le 10 juin 1944 lorsque le détachement du 1er bataillon du 4ème régiment de Panzergrenadier Der Führer appartenant à la Panzerdivision Das Reich de la Waffen-SS est passé par Oradour-sur-Glane, encerclant le village et massacrant 642 personnes, hommes, femmes, enfants, personnes âgées.


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On pourrait penser que la commémoration de ce massacre fait l'unanimité parmi les habitants du coin ou les descendants des victimes. Mais en discutant avec la responsable du Centre de la Mémoire, j'ai appris que parmi les soldats "allemands" de la division, il y avait aussi des "malgré-nous", ces soldats alsaciens et mosellans enrôlés "malgré-eux" dans l'armée allemande.
En 1953, le procès de Bordeaux s'ouvre et il a pour mission de désigner les responsables et les coupables du massacre.Le verdict tombe le 12 février 1953.
Parmi les accusés allemands:
  • le sergent Lenz est condamné à mort, 
  • un accusé qui a pu prouver son absence lors du massacre est acquitté
  • les autres sont condamnés à des peines variant de 10 à 12 ans de travaux forcés
  • les Alsaciens "malgré-nous" écopent de 5 à 12 ans de travaux forcés ou de 5 à 8 ans de prison
  • le seul Alsacien engagé volontaire dans la Waffen-SS est condamné à mort pour trahison.
Le procès est fini, les coupables sont punis. Et pourtant. Le verdict ne fait pas l'unanimité. Il déclenche de vives protestations en Alsace : les cloches sonnent le tocsin et l'association des maires du Haut-Rhin fait placarder le texte suivant dans toutes les communes du département : 
"Nous n'acceptons pas. Toute l'Alsace se déclare solidaire avec ses 13 enfants condamnés à tort à Bordeaux et avec les 130 000 incorporés de force. […] Elle restera avec eux dans la peine. L'Alsace française s'élève avec véhémence contre l'incompréhension dont ses fils sont les malheureuses victimes". 
Pendant les mois qui suivent, des députés, des ministres et même le Président du Conseil René Mayer s'écharpent autour d'une proposition de loi  visant à accorder l'amnistie pleine et entière à tous les enrôlés de force. Cette mobilisation déclenche un mouvement d'indignation générale dans le Limousin.
Anciens résistants et élus locaux rendent leurs Légion d'honneur et leurs Croix de guerre décernées à la commune ainsi que la plaque en bronze donnée au nom de la République par le général de Gaulle. L'Association nationale des Familles des Martyrs (ANFM) refuse le transfert des cendres des martyrs dans la crypte construite par l'État, elle interdit à tout représentant de l'État d'être présent aux cérémonies commémoratives. Enfin, une plaque apposée à l'entrée des ruines du village martyr mentionne le nom de tous les députés qui ont voté l'amnistie. Elle ne sera retirée que lors des élections présidentielles de 1965. Une autre plaque reprend le nom de tous les condamnés allemands et alsaciens. 

Petit à petit, la lutte des mémoires s'épuise. Mais elle reste encore très vive aujourd'hui. Voilà ce dont je me suis rendu compte en discutant avec la responsable du Centre de la Mémoire.

En septembre dernier, François Hollande et son homologue allemand Joachim Gauck se recueillaient ensemble à Oradour-sur-Glane, loin des polémiques mémorielles qui opposent encore aujourd'hui Alsaciens et Limousins.



A lire aussi chez Matfanus: Le massacre de Maillé.

vendredi 6 juin 2014

Nicolas Dupont-Aignan, superstar du matraquage fiscal

Je n'ai pas écrit grand chose sur ce blog depuis la semaine dernière. Mais j'étais prise par d'autres préoccupations locales et je me suis consacrée au site de l'opposition socialiste à Yerres.
Restons donc dans le même domaine si tu veux bien.

Le 26 avril dernier, Nicolas Dupont-Aignan était l’invité de l’émission On n’est pas couché sur France 2. Les 5 premières minutes de son interview étaient consacrées la fiscalité de Yerres: vaste sujet dont nous avons déjà parlé sur Vox de Gauche, tant les mensonges et contre-vérités assénés depuis 1995 par la majorité municipale sont surréalistes. 


Fort de sa récente réélection, Nicolas Dupont-Aignan s’est, comme d’habitude, posé en sauveur de la ville, soi-disant ruinée par son prédécesseur de gauche. C’est sur cette légende urbaine qu'il s’est forgé une réputation de redresseur fiscal. Sauf que Nicolas Dupont-Aignan oublie de dire que ce n’est pas Marc Lucas (maire PS de 1989 à 1995) qui a ruiné la ville mais bien Michel Prats, maire RPR de 1982 à 1989, qui, par ses ambitions mégalomaniaques a fait construire le parc aquatique du Triton qui a fait plonger la ville dans une dette abyssale (tu noteras au passage le jeu de mots).

En 7 ans, de 1989 à 1995, Marc Lucas a tout tenté pour stabiliser les comptes de la ville : un effort considérable que les Yerrois ont jugé insuffisant en propulsant Nicolas Dupont-Aignan à la tête de la Mairie en 1995. Une victoire alors de justesse puisqu'il a été élu avec 51,85% des voix.

Une fois en poste, Nicolas Dupont-Aignan a mis en place un matraquage fiscal inouï pour que les Yerrois paient l’ardoise léguée à la ville par Michel Prats, alors issu du même parti que Nicolas Dupont-Aignan qui - rappelons-le - est passé du RPR à l'UMP tout en se rapprochant de Philippe de Villiers et du RPF de Charles Pasqua avant que Debout la République ne devienne un parti à part entière.

Dans l'émission de Laurent Ruquier, j'ai assisté médusée, à cet échange ubuesque entre Aymeric Caron et Nicolas Dupont-Aignan.

Aymeric Caron, revenant sur le score sans appel de Nicolas Dupont-Aignan aux élections municipales ajoute : 
"C’est d’autant plus surprenant que vos impôts locaux sont les plus élevés de France".
Et la réponse de Nicolas Dupont-Aignan vaut son pesant de pistaches:
"Figurez-vous que ce n’est pas totalement vrai parce que je ne les ai pas augmentés depuis 1996. 18 ans. Quand on est arrivés, on avait une ville ruinée, il a fallu la redresser. On a réduit les dépenses, on a augmenté les impôts et on en a fait une des villes les plus agréables à vivre je pense."
Cette déclaration est tellement surréaliste que je m'y suis reprise à trois fois avant de la retranscrire. Monsieur le Maire n'aurait donc pas augmenté les impôts depuis 18 ans, mais il les a quand même augmenté en 1995. Cela veut-il donc dire qu'on a atteint la première marche du podium en une seule fois entre 1995 et 1996?

Nicolas Dupont-Aignan prend-il les Yerrois pour des buses? 

Le problème à Yerres, c'est que les impôts sont tellement élevés que beaucoup se sauvent au bout de quelques années et que les gens vivant à Yerres depuis 1995 ne sont plus aussi nombreux pour soutenir les propos qu'il matraque à qui veut l'entendre depuis qu'il est arrivé aux affaires comme on dit.

En fait, l’augmentation décidée par Nicolas Dupont-Aignan en 1995 fut telle qu’elle s’est répercutée d’année en année, doucement mais sûrement, faisant aujourd’hui de Yerres, la ville la plus taxée de France.

Mais regardons les chiffres d'un peu plus près, tu connais ma passion pour le calcul.

En 2012, les impôts locaux à Yerres ont atteint un montant total de 33 278 533€ soit une augmentation totale de 51,38% en 10 ans.

Mais Nicolas Dupont-Aignan n'a pas augmenté les impôts depuis 1996.

Sur le graphique ci-dessous, on peut voir pour chaque année la part prélevée par la commune (en bleu foncé), le département et la région.

En 2002, la municipalité a empoché 15 699 218€ et en 2012: 21 055 939€.

Soit une augmentation de 34%.

Mais Nicolas Dupont-Aignan n'a pas augmenté les impôts depuis 1996.


Petit détail qui tue: la zone bleu ciel, c'est intercommunalité du Val d'Yerres (CAVY), présidée par Nicolas Dupont-Aignan et dont la dette  s'est envolée depuis 2007. Donc la CAVY s'est également servie dans le portefeuille des Yerrois.

Mais Nicolas Dupont-Aignan n'a pas augmenté les impôts depuis 1996.

Source des chiffres et du graphique: site de la ville de Yerres et Nos impôts