dimanche 22 février 2015

Entrez ici Germaine, Geneviève, Jean et Pierre... Bienvenue au Panthéon.

Panthéon Geneviève de Gaulle Pierre Brossolette Germaine Tillion Jean Zay
J'apprends à l'instant que François Hollande a décidé de faire entrer au Panthéon Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Pierre Brossolette et Jean Zay.
Chapeau Monsieur le Président, j'approuve.
4 entrées, 2 hommes, 2 femmes, bien joué.
Je ne pouvais pas rester indifférente à cette initiative car, pour des raisons personnelles, j'y suis particulièrement sensible.

Tout d'abord, Pierre Brossolette.
Quand j'étais en 3ème, j'ai participé au Concours National de la Résistance et de la Déportation. Le thème de cette année-là était de choisir une figure de la Résistance et d'en retracer le parcours et l'action pendant la Seconde Guerre mondiale. Plusieurs noms nous avaient été proposés histoire de nous orienter dans notre travail. Mais tous étaient alors des arbres cachant la forêt. Pierre Brossolette ne figurait pas dans la liste. Je ne sais plus très bien comment m'est venue l'idée de bosser sur lui. Inutile de te dire que je ne me suis pas servie d'Internet à cette époque. Me voilà donc partie à la Bibliothèque du Centre Beaubourg à Paris, à l'époque où elle était encore tapissée d'une moquette verte kaki et où un immense portrait en métal de Georges Pompidou trônait en haut des escalators. J'ai fait tourner la photocopieuse de la BPI et je suis rentrée chez moi chargée comme une mule. J'ai bossé un mois ou deux et quelques semaines plus tard, je remportais le Premier Prix du Département dans la catégorie "travail individuel". Mes premiers pas en Histoire. Je quittais la Préfecture de l'Essonne, à nouveau chargée comme une mule, avec des bouquins plein les bras et un aller-retour au Mont Mouchet avec d'autres lauréats.
Merci Pierre Brossolette.

Germaine Tillion ensuite.
Quand j'ai commencé mes études supérieures en Histoire, le premier bouquin que j'ai lu sur la déportation était celui de Germaine Tillion, Ravensbrück. Révélation. J'ai immédiatement enchaîné sur Si c'est un homme de Primo Levi, puis La mort est mon métier de Robert Merle. Une espèce de boulimie morbide s'est emparée de moi et j'ai enchaîné livres et films sur le sujet. Germaine Tillion ne m'a plus quittée depuis puisque j'ai été amenée à lire et relire encore son bouquin en Licence, en Maîtrise et en DEA. J'ai remis ça en Doctorat car Germaine Tillion est également l'auteure de plusieurs travaux sur l'Algérie, que j'aborde dans ma thèse.
Merci Germaine Tillion.

Puis Geneviève de Gaulle-Anthonioz.
Toujours à la fac, j'ai bossé en Maîtrise sur les Etudiantes à Paris pendant la Deuxième Guerre mondiale. 237 pages dans lesquelles j'abordais la vie quotidienne, les études, la Résistance et la Collaboration. C'est quand j'ai consulté le fonds d'archives du réseau Défense de la France aux Archives Nationales que j'ai croisé le nom de plusieurs femmes qui étaient alors étudiantes à Paris pendant l'Occupation et qui appartenaient au mouvement Défense de la France: Jacqueline Fleury, Jacqueline Pardon, Hélène Viannay... et Geneviève de Gaulle-Anthonioz.
Après avoir trouvé leurs coordonnées, je les ai toutes contactées pour recueillir leurs témoignages. Toutes sauf une : Geneviève de Gaulle-Anthonioz. Elle était en fin de vie, elle allait mourir quelques mois après ma soutenance. Pour bien des raisons, elle a tout à fait sa place au Panthéon.
Merci Geneviève de Gaulle-Anthonioz.

Jean Zay enfin.
J'ai toujours su qui était Jean Zay. Pour la simple et bonne raison que mon école élémentaire dans le petit village où j'ai grandi (Mardié, dans le Loiret) était une école Jean Zay. Mon grand-père qui était alors adjoint au maire du village avait pris l'habitude de ma raconter la guerre et je me souviens d'un après-midi où il m'a dit qui était Jean Zay et "pourquoi c'était un grand homme". La bouche pleine de mon goûter favori "pain-beurre-chocolat", il m'a parlé de Jean Zay et je me souviens lui avoir demandé "Et toi? Tu faisais quoi pendant la guerre?"
En tous cas, merci Jean Zay pour ces belles années dans cette école.

Et bienvenue à tous les 4 au Panthéon.

Coup de mou

Jegoun a publié deux billets coup sur coup pour parler des blogs politiques. Il dit que la plupart d'entre eux sont en mort cérébrale 2.0.
C'est pas faux. Je ne sais pas si le mien est un blog politique, mais il est en sommeil, c'est le moins qu'on puisse dire.
Il est évidemment plus simple de bloguer quand on est dans l'opposition. Taper sur Sarko et Le Pen, c'est facile et ça ne mange pas de pain.

Défendre la Loi Macron, c'est... comment dire... Plus complexe.
Donc je suis une fainéante, et j'assume.
Mais pas que. Enfin ça dépend pour quoi.

On a tous nos raisons pour moins bloguer. La mienne, la principale, c'est que je suis en campagne. Porte à porte tous les soirs, comité de campagne tous les lundis soirs, réunions une fois par semaine, distribution de tracts sur les marchés, dans les quartiers, dans les boîtes aux lettres.
Moralité, quand je rentre le soir, je ne blogue pas, je ne blogue plus.
Et c'est très frustrant, parce que j'aurais des tonnes de trucs à dire.
Mais comme le souligne Jegoun, au moment où j'ai envie d'écrire, tout a déjà été dit, en 140 caractères, à la télé, à la radio, ou dans les blogs des copains.
Du coup, je ne glande plus rien.

Va falloir que je me ressaisisse.

dimanche 1 février 2015

En campagne pour @Essonne2015

Et voilà. C'est reparti pour un tour. Me voilà candidate pour les Départementales dans mon canton qui regroupe Yerres et une grande partie de la ville où j'ai grandi : Brunoy.
J'y vais de bon cœur et je suis fière de défendre le bilan de la majorité sortante au Conseil Général de l'Essonne. C'est un sacré bon bilan. Tellement bon que l'opposition de droite annonce dans tous les journaux et médias 2.0 qu'elle va ventiler et réajuster le budget si elle remporte les élections alors qu'aucun de ses élus n'a été capable de proposer un contre-budget ni une seule proposition chiffrée crédible ces dernières années.
Les déclarations de candidatures arrivent les unes après les autres.
Ici pour le canton de Yerres, ça se présente comme ça:
  • Pour la Gauche rassemblée PS / EELV : mon pote Olivier et moi
  • Pour la team Dupont (-Aignan) : Olivier Clodong et Martine Sureau
  • Pour la team UMP-UDI : Irvin Bida et Valérie Ragot
  • Pour la team FN qui pique : Nancy Demette et André Donzeau
  • Pour la gauche extrême : pas de nouvelles à l'heure où j'écris ces quelques lignes
La team Dupont est partie en campagne il y a environ 15-20 jours. J'ai bien rigolé quand j'ai vu leurs trombines sur leur premier tract de campagne. Comme d'hab, Nicolas Dupont-Aignan, qui n'est pas candidat, est en plein milieu des 4 autres, bien au milieu et même en un peu plus grand, histoire que les gens comprennent bien que non non non il est pas candidat mais qu'il tire les ficelles des 4 autres. Il est un peu leur caution tu vois. Genre, je vous coache, vous agissez. Ça en dit long sur la confiance qu'il leur accorde. Bref.
Du côté de la droite dite traditionnelle UMP-UDI, leur page Facebook est encore en chantier. Mais Valérie Ragot est une proche de Georges Tron, le pied quoi.

Ah oui! Parce que je t'ai pas dit, je garde le meilleur pour la fin. Ici en Esssonne, on a du lourd à droite: Xavier Dugoin, Georges Tron, Jean-Pierre Bechter et Serge Dassault.

Et bien du me croiras ou pas, tous lorgnent la Présidence du Conseil Général s'ils sont élus. Ça promet hein.

Georges Tron ne semble pas s'embarrasser d'avoir été renvoyé aux assises pour viols puisqu'il s'est déclaré candidat tranquille Emile. Jean-Pierre Bechter et Serge Dassault se sont mis ensemble pour Corbeil alors qu'ils sont toujours mis en examen pour achat de voix, entre autres. La blague c'est que Serge Dassault n'est pas titulaire mais suppléant. Il serait juste là pour apporter son soutien à Jipé. Sauf que tout le monde sait qu'il lorgne lui aussi sur la Présidence du CG. M'est avis que s'ils sont élus, je vois bien Jipé démissionner et ouvrir un boulevard à Sergio.
Quant à Xav', c'est un repris de justice comme tout le monde le sait.

Rien que pour ça, il serait de bon ton que la gauche l'emporte. Parce que franchement, si on se tape un de ces quatre là à la Présidence, ce serait quand même un peu la honte.

Bien sûr, ils sont tous présumés innocents jusqu'à preuve du contraire, mais les chefs d'accusation sont... comment dire...

Et puis, il faut bien que je l'avoue, je suis un peu fan de Jérôme Guedj, notre président sortant parce qu'il a été un sacré bon président. Et je ne te cache pas que l'idée de bosser un jour avec lui au Conseil Général de l'Essonne me met en joie.

Donc ne sois pas surpris si tu as l'impression que je ne glande rien ici sur ce blog, c'est parce que je suis en campagne. Mais si vraiment tu trouves le temps long, tu pourras toujours me retrouver ICI ou , ou encore .